SAINT-PRIEST.— SALADIN
où l'auteur a constamment prêché la \ertu, ne sont malheureusement pas l'expression fidèle de sa conduite. Ses OEuvres complètes forment 12 vol. in-b°, 1818-20 , auxquels il faut ajouter la correspondance, 4 vol. in-8°, 1820.
SAINT-PRIEST (J.-Yves de), historien français, directeur des archives aux affaires étrangères et de l'académie politique créée dans ce ministère (1710); m. 1720. — Histoire des traités, depuis Henri IV jusqu'à la paix de Nimègue, 1720, 2 vol. in-f°.
SAINT-PRIEST (F.-Emm. Gctignard, comte de), ministre de Louis XVI ; Grenoble 1735-1821. Il embrassa la carrière militaire, fut ambassadeur à Lisbonne et à Constantinople (1768-83) et appelé au ministère de l'intérieur (1789), s'efforça de faire triompher le pouvoir royal. Il fut forcé d'émiyrer, et ne revint en France qu'à la Restauration. =:Son fils, Emmanuel, général ; Constantinople 1776-1814. Il prit du service dans l'armée de Condé, puis en Russie, et fit contre la France les campagnes de l'Empire. Blessé devant Reims, qu'il emporta d'assaut (1814), il m. peu après.
SAINT— RAMBERT (Gab. de), philosophe cartésien, ami de J.-B. Rousseau; n. Pontarlier, m. 17 20.
SA1NT-RÉAL (César Vichard, abbé db), historien, conlroversiste, historiographe "de Savoie; Chambéry 1639-1692. — Histoire de la conjuration des Espagnols contre Venise; Conjuration des Gracr/ues ; Usage de l'histoire; traduction des Lettres de Cicéron à Atticus.
SAINT-REM Y (P. Surirey de), général d'artillerie, érudit; Acqueville (Normandie) 1650-1716. <— Mémoire d'artillerie, 1745, 3 vol. in-4°.
SAINT-SAPHORIN (Arm.-F.-L. de Mettrai, de), diplomate, ambassadeur du Danemark; pays de Vaud 1738-1805.
S A1NT-SILVESTRE (Juste-L. du Fadre, marquis de), lieutenant-général; Paris 1627-1719.
SAINT-SIMON (L. Rouvroy, duc de), homme d'État, historien ; 1675-1755. Attaché au duc d'Orléans, qui le nomma membre du conseil de régence, il s'efforça de faire triompher le parti de la cour sur les parlements, et fut envoyé en Espagne pour y négocier le mariage de Louis XV avec l'infante (172l). A la mort du régent, il se relira dans ses terres et s'y occupa de la rédaction de ses Mémoires, qui donnent de précieux renseignements sur les règnes de Louis XIV et de Louis XV. Ils ont été publiés pour la première fois d'une manière complète 1829-34, 21 vol. in-8°. = C.-F. Vermandois de Rouvray, évéque d'Agde, parent du précédent, membre de l'Académie des inscriptions ; Paris 1727, m. sur l'échafaud 1794. II avait formé une précieuse bibliothèque qui fut acquise par Barthez et léguée par lui à l'école de médecine de Montpellier.
SAINT-SIMON (Maximilien-II. de) , botaniste , tacticien, littérateur : 1720-1799. — Histoire de la guerre des Alpes, in-f°; Histoire de la guerre des Butaves et des Romains, in-f".
SAINT-SIMON (Cl.-H., comte de), célèbre économiste et chef de secte ; Paris 1760-1825. Il suivit quelque temps la carrière militaire, fit la guerre d'Amérique (1779.); et, après de fausses spéculations financières (1790-1797 i qui avortèrent par la mauvaise foi de son associé, le comte de Rrdern, il commença à mettre à exécution son projet de réorganisation de la société, et jeta les fondements de cette école industrialiste qui occupe un rang si élevé parmi les créations modernes, l ue nouvelle organisation de la religion, de la famille et de la propriété, une grande généralisation des ressources communes, l'association des travailleurs, tels furent les principaux points de la doctrine de Saint-Simon, qui dépensa ses dernières ressources à ^^propagation de ses idées. Découragé du peu de succès qu'il avajt obtenu , il se tira un coup de pistolet ( 1823 )
qui lui emporta un œil. Cette tentative manqué» lui rendit toute son énergie, il forma une nouvelle école, et m. paisiblement entre les bras de ses dis- / ciples. Ces derniers furent dispersés par une sentence judiciaire lorsqu'ils voulurent appliquer les 1 doctrines du maître (1833). — ■Introduction aux} travaux scientifiques 'lu XIX9 siècle, 1808; IVoa- ', vcllc encyclopédie, 1810; De la réorganisation de ^ la société européenne, 1814; l'Industrie, 1817 ; ( l'Organisation; le Travail industriel; le Caté- { chisme des industriels ; le Nouveau christianisme. 4 SA1NT-LRSIN (Ma. de), médec. ; Chartres 1763 f
SAINT-VINCENT (Grég. de), jésuite, célébra géomètre; Bruges 1584-1607. Il fut précepteur de mathématiques de Jon Juau d'Autriche. — Thèses; De cometis ; Theoreinata matheinaticœ scientiœ ita~ licie ; Opus geometricum quadraturoz circuli et sectionum coni ; Opus geometricum ad mesolabum per rationum proprietates.
SAINT-VINCENT (R. de), conseiller au parlement de Paris, l'un des chefs de l'opposition parlementaire sous Louis XVI. Il joua un rôle assez important dans l'affaire du collier, et contribua à la convocation des États-Généraux. Il émigra cependant et m. en Allemagne 1796.
SAINT-VINCENT (J. Jervis, lord), amiral et homme d'État anglais; Meaford 1734-1823. Il entra au parlement (1790), où il figura dans l'opposition, s'empara de la Martinique (1793), remporta sur les Espagnols la victoire du cap Saint-Vincent (1797) , et devint premier lord de l'Amirauté.
SAIS AN, sultan d'Iconium, fils et successeur de Kilidj-Arslan (1107). Il fut dépouillé de ses Etats par l'empereur Alexis Comnène et par les émirs. Son frère Masoud le fit étrangler 1118, pour s'emparer du pouvoir.
SAISSY (J.-Ant.), médecin-chirurgien ; n. près de Grasse, m. 1822. La Compagnie royale d'Afrique le nomma médecin et chirurgien-major de ses comptoirs sur les côtes barbaresques.
SAITER ou SE1TER (Dan.), peintre, élève do C. Loth ; Vienne (Autriche) 1674-1705. Ilconcourut à l'embellissement du palais Quiriual sous Innocent X. — > Notrc-Dime de Douleur (galerie de la cour, Turin) ; coupole (Grand-Hôpital, ibid.).
SAIX (Ant. du), Saxanut, aumônier du duc de Savoie, ambassadeur auprès de François Ier, littérateur ; Bourg 1515-1579.
SALA (Ange), médecin, chimiste-hermétique; o Vicence, m. 1039. — Opéra medico-chimica, in-4*
SALA (N.)» compositeur italieu, élève de Léo? 1710-1800. — Regole del contrappunto pratico, in-f°*
SALA (Vitale), peintre d'histoire, élève de Mezzola ; Italie 1803-1835.
SALADIN ( Malek-an-Nasz-Salah-Eddyn, dit) l'un des plus grands princes de l'islamisme, lRr su.tan ayoubite d' Egypte et de Syrie, d'une familla au service des princes de Mésopotamie et d'Alep Tekrit-sur-Tigre 1137-1193. Il fut vizir d'Adhed- Ledinillah, mit fin au califat d'Egypte (1171), profita de la mort de Noureddin pour s'emparer de la régence de Syrie et du pouvoir souverain en É^ypte (1175). Attaqué par les chrétiens, il les délit en plusieurs rencontres, s'empara de Jérusalem (1187), et se maintint contre les croisés commandés par Richard-Cœur-de Lion et Philippe- Auguste. Il laissa un frère, Malek-Adel, et 17 fils. Son empire fut divisé en 8 ou 9 États.
SALADIN II, sultan ayoubite d'Alep, arrièrepctii-nl> du précédent; 1229-1261. Il tenta en vain de reconquérir l'Egypte, et fut assassiné par des chefs tartares.
SALADIN (J.-Ba.-M.) , homme politique; m. Paris v. 1810. Avocat à Amiens lors de la Révolution, il fut successivement membre de la Législative et de la Convention. Il prit parti pour les girondins, échappa à la proscription; et, après le 9 thermidor, poursuivit avec acharnement les lerro»
SALATiS. —