SCIPION
Colbitz (Prusse) 1687-1744. — Historia medicinœ.
SCHULZE (Benj.), orientaliste, missionnaire luthérien dans l'Inde ; n. Sonnenbourg (Danemark), m. 1760. — Le Maître de langues orientales et occidentales, 1738, in-8°.
SCHULZE (J.), philosophe allemand, partisan des doctrines de Kant ; Mulbausen ( Prusse ) 1739- 1805. ■ — Examen de la critique de la raison pure ,
SCHULZE (Ern.-Conrad-Fréd.) , poète ; Celle (Hanovre) 1789-1817.
SCHULZE (Gottlob-Ern.), philosophe ; Heldrungen (Prusse,1 1761-1833. — De ideis Platonis ; jEnèsidème , ouvrage dans lequel l'auteur attaque les docirines de Kant et de Reinhold, 1792.
SCHUPPEN (P. van), graveur, élève de Nanteuil ; Anvers 1623-1707. Il fut appelé à Paris par Colbert. — Vierge à la chaise ( Raphaël ) ; Sainte Famille (Crayer) ; portraits de Mazarin (Mignard), de Louis XIV (Lebrun), de Van der Meulen (Largillière). — Son fils Jacques, peintre, élève de Largillière, directeur de l'Académie impériale des Beaux-Arts de Vienne; Paris 1669, Vienne 1751. —Portrait d'Eugène de Savoie ( Mus. d'Amsterdam).
SCHURER (Ja.-L.), physicien ; Strasbourg 1734-
SCUURMANN (Anne-Ma. de), femme célèbre par ses vastes connaissances; Cologne 1607-1678. Elle se distingua dans les arts et les sciences, et embrassa le piétisme sur la fin de sa vie. — Opuscula kebrœa, grœca, etc., in-8°.
SCHURTZFLE1SCH (Conrad-Sam.), philologue, érudit; Corbach (comté de Waldeck) 1644-1708. = Son frère 'H. -Léonard, érudit ; m. 1723.
SCHUSÏER (Gottwald), médec; Iéna 1701-1785.
SCHUTZ (Chr.-Gottfried), philologue, littérateur ; Dedersiaedt (Prusse) 1747-1832. — Il fonda avec Wieland le Journal général de littérature ; éditions de Cicéron, Leipzig, 1814-20, 20 vol. in-12; d'Eschyle, Halle, 1809-21, 5 vol.; d'Arisiophane, 1821 ; De parlicu/is latinis.
SCHWAB (J.-Christ.), littérateur, géomètre, philosophe f Ilsfeld ( Wurtemberg) 1743-1821. Il combattit un des premiers la philosophie de Kant, et découvrit une nouvelle théorie des parallèles.
SCHW\M»iER (J.-G.), érudit; Stadelkirchen (Autriche) 1716-1791. — Scriptores rerum hungaricarum •itères ac genuini, 3 vol. in-l°.
SCHWARTS ou SWARTS (J.), peintre; n . Groninguo 1480.
SCHWVRTZ ( Christ. ) , peintre; Ingolstadt (Bavière) 1550-159 4.
SCIIWARTZ (Berthold), religieux bénédictin du 14e siècle ; n. Fribourg (Brisgau). Il a été, mais bien à tort, regardé comme l'inventeur do la poudre.
SCIIWARTZ fChr.-Théoph.), philologue, érudit ; Leisnig ( Saxe ) 1675-1751. — On lui doit 6 curieuses dissertations De re librariu veterum.
SCHWARZEXBERG (C.-P., prince de), général autrichien; Vienne 1771-1819. Il négocia le mariage de Napoléon et de Marie-Louise U809), commanda un corps d'Autrichiens auxiliaires lors de la campagne de Russie; et, nommé ensuite général des troupes alliées, marcha sur Paris et entra dans cette ville par suite d'une capitulation (1814).
SCII WARZKOPF (Joach. de), érudit ; Lauenbourg 1776-1806.
SCHWEBEL (N.), philologue ; Nuremberg 17 13- 1773.— Édition de la Stratégie d'Onosander, 1762, in-f».
SCHWEDER (Cl>rist.-Hermann), jurisconsulte; Colberg (Poméranie) 1678-1741.— Theatrum historicum, 2 vol. in-f°. = Son frère Gabriel, jurisconsulte ; Coslin 1648-1735. 11 est le premier qui ait professé à Tubingue le droit public d'Allemagne.
SCHWEMAUR ou SWEDIAUR (F.-X.), médecin, naturalisé Français; S lever (Autriche) 1748- 1821. — Vraitè complet des maladies syphilitiques,
SCHWEIDEL (G.-Jo.), bibliographe; Nuremberg 1690-1752. — Notitia librorum veterum rariorum, in-4° : Thésaurus bibliothecalis, 4 vol. iu-4°.
SCH WEICHjEUSER (J.), helléniste, orientaliste, professeur de grec à la Faculté de Strasbourg, dont il fut doyen ; Strasbourg 1742-1830. — Éditions d'Appien, 1782-85, 3 vol. in-8° ; de Suidas, 1789 ; de Polybe, 1789-95, 9 vol. in-8° ; d'Athé' née, 1801-07, 14 vol. in-8° ; d'Hérodote, 1810, 8 vol. in-8°.
SCHWENCKFELD (Gasp. de), sectaire ; château d'Ossing (Prusse) 1490 1561. D'abord partisan de Luther, il se sépara du réformateur, et fonda en Silésie une secte qui n'admettait pas la révélation.
SCHWERIIV (Christ., comte de), général prussien ; Poméranie 1684-1757. Mis à la tète de l'armée prussienne par Frédéric II (1740), il vainquit les Autrichiens à Mollwitz (1741), amena ainsi l'oc-i cupation de la Silésie, et se distingua ensuite en Bohême (1744) et dans la guerre de Sept-Ans (1756). Il fut tué devant Prague.
SCHWILGUÊ (C.-J.-A.), médecin; Schelestadt (Alsace) 1774-1808.
SClAMEROx\I (Ph. Fdrini, dit le), peintre florentin du 16e siècle, élève du Passignano.=rSon iils François, élève du Passignano et de Rosselli ; Florence l6i)4-1646. Il exécuta quelques travaux avec San-Giovanni.
SCIARRA (Marc), célèbre chef de bandits. Il ravagea long-temps l'Italie (1592), et fut employé contre les Uscoques par les Vénitiens, qui finirent par le faire assassiner.
SCIAVONI (A.), peintre italien; 1522-1582. — Saint Hubert (Mus. d'Amsterdam).
SCILLA (Augustin), peintre, élève de Sacchi, président de l'Académie de peinture de Rome, naturaliste, archéologue; Messine 1039-1700. — Saint Hilarion mourant (Sainte-Ursule, Messine). — Son fils Xavier, peintre, numismate. — Brève notizie di monde puntificie.
SCUVA (Domin.), physicien, littérateur, chancelier de l'université de Palerme ; Païenne 1765- 1837. — Eléments de physique; la Topoqrajia di Pulermo ; Prospctto delta sturia lit ter aria di Sici~ lia, 3 vol. in-8°.
SCIOPPILS (Gasp. Schopp, en latin), dit Canis Grammaticus , à cause de ses discussions continuelles avec les savants de l'époque, érudit, grammairien , philologue, controversiste ; Neumarkt (Palatinat ) 1576-1649. «— Êfenienia philosophiœ moralis stoicœ ; Grammatica plnlosuphica , De urte Criiica ; Verisimilium libri IV ; De stratagamatibus Soc. Jesu.
SCIPIOXS (les), illustre famille romaine de la maison des Cornélius. Les membres les plus célèbres sont: Lucius Cornélius Scipio, consul 259 av. J.-C, censeur (258) ; il conquit la Sardaigne sur les Carthaginois. L'inscription de son tombeau, découvert en 1780, est l'un des plus anciens monuments de la langue latine. ~ Cneius Cornélius Scipio Asina, consul 260 et 254 av. J.-C. Il se distingua en Sicile contre les Carthaginois, auxquels il enleva Panorme.— Publius Cornélius Scipio, fils du conquérant de la Sardaigne, consul (218), perdit la même annnée la bataille du Tésin contre Annibal, et, envoyé en Espagne en qualité de proconsul, périt ea combattant Asdrubal 2l2. = Son frère Cn. Corn. Scipio Calvcs, consul, puis proconsul en Espagne, ainsi que Publius ; perdit la vie près d'Aniiorgis 2l2.=z Publius Cornélius Scipio Africanus Major, dit Scipion l'Africain, fils de Publius; 230-184 av. J.-C. Il sauva la vie à son père au combat du Tésin, et, nommé préteur en Espngne (211), quoiqu'il n'eût que 24 ans, s'empara de Carthagène (210),, gagna la bataille de Bélule (209), et reconquit tout» cette contrée. H força ensuite Annibal de quitter l'Italie en transportant le théâtre de la guerre ea Afrique ; remporta la célèbre victoire de Zunia ,
SCÎPION. — SCUDÊRT.
qui mit fin à la guerre (202) ; fut combla d'honneurs , nommé consul (l9i) et prince du sénat. U accompagna ( 190 ) son père Luelus en Asie. A son retour, accusé de s'être laissé corrompre par Antiochus, et mai vu du peuple, qu'il méprisait, il eut à subir des accusations réitérées qu'il éluda deux fois par d'adroites et éloquentes allusions aux services qu'il avait rendus à la république. Condamné cependant à l'exil, il se relira à Liternum, où il mourut, suivant quelques auteurs. Une tendre amitié l'unissait au poète Ennius. =: Lucius Cornélius Scipio, dit l'Asiatique , frère du précédent. Il fut nommé préteur 19 it av. J.-C., puis consul; battit Antiochus à Magnésie (191), et força ce prince à traiter avec les Romains. Accusé de concussion, ainsi que son frère, il fut privé de ses biens et jeté en prison; il fut rendu à la liberté grâce à Tiberius Gracchus. Il m. dans l'obscurité. — Publias Cornélius Scipio Nasica, fils de Scipio Calvus, jurisconsulte; n. 219 av. J.-C; nommé préteur, puis propréteur ( 193), et envoyé en Espagne, il vainquit les Lusitaniens, et, créé consul ( 192 ), remporta une victoire décisive sur les Boiens. Publius Cornélius Scipio Nasica Coïiculum , fils du précédent. Il se distingua à Pydna, rut nommé consul (155) et défit les Dalmates. Il fut père de P. Corn. Scipio Nasica Serapion, qui, dans son consulat, fit tuer Tiberius Gracchus et trois cents de ses partisans en place publique, 133 av. J.-C. zzz Publius «Cornélius Scipio tE.iilianus Africanus Numantianus , dit le second Africain, tils de Paul-Émile et adopté par un fils du grand Polybe ; n. 129 av. J.-C. Il eut pour maître Polybe; se distingua dès sa jeunesse en Afrique comme auxiliaire de Massinissa ; et, de retour à Home, fut nommé édile 151 av. J.-C., et consul (146). Chargé de terminer la 3e guerre punique, il passa en Afrique, s'empara de Cartilage, qu'il rasa (146) après trois ans de siège. Il attaqua Numance avec le même succès (134), et revint recevoir à Rome une double ovation. Son attachement à la cause des patriciens le força cependant de se retirer à Caiète avec son ami Lœlius; il ne revint à Rome qu'en 129, lors de la révolution tentée par C. Gracchus, et fut trouvé m. dans son lit , comme il allait être revêtu par le sénat du pouvoir dictatorial.
SCIPION. Voy. MÉTELLDS.
SCOLARI <;Ph.)3 connu aussi sous le nom de Pippo-Spano , célèbre capitaine italien; Uzzano (Toscane) 1369-1426. Employé par Sigismond , roi de Hongrie, il délivra ce prince des mains de Ch nies d'Anjou; battit les Turcs, et fut nommé gouverneur général de Hongrie.
SCOOREL (J.), peintre, élève de Corneliz; Schoorel (Hollande) 1493-1560. On cite parmi ses élèves Antoine Moro.
SCO PAS , célèbre sculpteur et architecte grec, naquit à Paros peu d'années après Phidias, v. 460 av. J.-C. Il fraya la route à Lysippe et à Praxitèle. On le regarde comme un des plus habiles artistes de l'antiquité. — On lui attribue, sans preuve, Niobê et ses enfants (galerie de Florence).
SCOPOLI (J.-Ant.), naturaliste, chimiste; château de Cavalese ( Tyrol ) 1723-1787. — Flora Carniolica; Deliciœ florœ et faunce insubricœ , 3 vol. în-8° ; Principia mineraloyiœ.
SCOPPA ( l'abbé Ant.'), littérateur; Messine 1762-1817. — Les vrais principes de la versification (en fiançais), 3 vol. in-8°.
SCORZA t Sinibaldo), peintre de paysage; Voltaggio (duché de Gênes) 1589-1631. — Annonciation (église des PP. Conventuels, Vollaggio).
SCOT (Jeaû). Voy. Duns.
SCOT (J.), Scotus Erigena , surnommé Erigène, philosophe scolastique , savant théologien, moine irlandais. Il fut appelé en France par Charles-le- Chauve, puis en Angleterre par Alfred-le-Grand ; m. Oxford 886, — De prœdestinatione ; De divi* tione naturœ,
SCOT ( M. ) , Scotus , savant écossais ; comté de Frise 1210-1291. Il étudia toutes les sciences connues de son temps, et passa pour m:\gicien. — PI'!/' siocjnomia ; Mensa philosophica.
SCOTT ( Dan. ) , théologien, helléniste; n. Londres , m. 1759. — Appendix ad Thesaurum lingues grcecœ ab //. Stephano constructum, Londres, 1745- 46, 2 vol. in-f.
SCOTT (Sam.), peintre de marine; n. Angleterre, m. 177 2.
SCOTT ( J. ), poète, économiste ; Londres 1730-
SCOTT (Walter), célèbre romancier et poète écossais; Edimbourg 1771-1832. Nommé greffier des sessions à Edimbourg (1806), il s'absorba dans la vie littéraire, et étudia profondément le moyenâge , qu'il a su retracer poétiquement dans une suite de romans historiques, dont les plus connus sont: Ivanhoe, Waverley, les Puritains d'Ecosse, la Fiancée de Lammermoor, Quentin Durward , la jolie Fille de Penh, la Prison d' Edimbourg, Roi-Roy , etc. Nous regrettons de ne pouvoir citer avec les mêmes éloges toutes les œuvres sorties de la plume de l'auteur écossais ; ses derniers ouvrages sont froids, ses poésies sèches et monotones, et ses productions historiques, l'Histoire d' Écosse , etc. t sont faibles, et l'on sait quelles justes et vives réclamations a soulevées dans toute l'Europe V Histoire de Napoléon, qui a été réfutée de nos jours par un des compatriotes de l'illustre romancier. Les romans de Walter Scott ont été maintes fois publiés; la traduction française la plus populaire est celle de Defauconpret.
SCOTT! (Ju.-Clém.), jésuite, puis adversaire de la Société de Jésus; Plaisance 1602-1669. — Ou lui attribue la Monarchia solipsorum , 16 i5, in- 12.
SCOTT! (Marcel-Eusèbe), ecclésiastique, homme politique, membre de la commission législative de la République parthénopéenne ; Naples 1742, exécuté en 1800. — Catechismo nautico ; Délia, monarchia uniuersale de papi.
SCOTTI (Côme-Galéaz), littérateur, auteur dramatique, poète; Merate (Milanais) 1759-1821.
SCOTTO ( Alb. ), chef des gibelins de Plaisance (12J0), capitaine de cette ville ; m. exilé à Crème. z=. Son fils François commanda à Plaisance de 1335 à 1336.
SCRETA ( H.), médecin allemand du 17e siècle , exerçait à Schafhouse v. 1680. •— De febre castrensi medica. Marquais prétendit faussement que Rroussais avait puisé dans cet ouvrage sa théorie de l'inflammatiou gastro-intestinale dans les fièvres.
SCRIBANI (C. ), jésuite, l'un des douze apôtres envoyés en Flandre pour y travailler à l'établissement de la Société, controversiste , historien; Bruxelles 1561-1629.
SCR1BONIAMJS ( Furius Camillus), consul romain (32). Il commanda un corps d'armée en Dalmalie, se fit proclamer empereur à l'avènement de Claude, et m. assassiné 42.
SCRIBONÏUS LARGLS, médecin romain du 1er siècle de J.-C. — De composilione medicamentorum, Strasbourg, 1786, in-8°.
SCRIVANO, pacha de Caramanie. Il se ligua avec les pachas de Sivas et d'Erzeroum contre Mahomet III (161)0) et régua jusqu'à sa mort sur tout le pays situé entre la Perse et les rivages de la Natolie.
SCRIVER1US ( P. Schrwer , en latin ), éiudit , philologue, poète latin, historien; Harlem 1576- 1660. — Antiquitatum batavicarum tabularium, in- 4° ; Chronique de Hollande , Zélande, etc.; in-4° ; Opéra anecdota,
SCCDÉRI (G. de), poète, romancier, auteur dramatique, membre de l'Acad. française ; Havre 1601- 1667. Il a été ridiculisé par Boileau. = Sa femme eut quelque célébrité dans le genre épistolaire. = Sa sœur Madeleine, femme poète, romancier, litlératcur Havre 1607-1701. On n'a guère retenu
1415 SCULTET.-
que le nom de ses romans où elle a travesti en céladons les héros de l'antiquité. — délie ; Ariamèiie, eu le grand Cyrus ; Conversations de morale.
SCULTET (J.), chirurgien, élève de Fabrice d'Acquapendente et d'Adrien Spiegel ; Ulm 1595-1645. — Armentarium chirurqieum bipartitum, in-f°.
SCULTETUS ( Bart .Schultz ou), mathématicien ; Gœrlitz 1540-1014. Il fut employé par Grégoire XIII à la réforme du calendrier.
SCUPOLI (le P. Lau.), théatin , écrivain ascétique ; Otrante 1530-1010. — Combat spirituel.
SCYLAX, géographe grec. On ignore l'époque à laquelle il a vécu. — Périple de la mer intérieure , dans les Geograpkici minores d'Hudson.
SCYLITZÈS (J.), historien grec du IIe siècle. — lia continué V Histoire de Thèophane (811-1081). Son ouvrage fait partie de la Coltection byzantine.
SCYMNCS, géographe, poète grec, vivait H la cour de Nicomède, roi de Bilhynie, dans le Ier siècle av. J.-G. — Périégèse, en vers ïambiques, dans les Geographici minores d'Hudson , et édité à part par M. Letronne, 1841.
SEARCH (Ed.), philosophe anglais, de l'école de Priestley ; n. 18e siècle. — Light of nature pursued, 5 vol. in-8° ; Freewill , jore-knowledge and fate, in-8°.
SEBA ( Alb. ) , pharmacien d'Amsterdam , voyageur aux Indes et en Amérique, naturaliste, célèbre oar ses collections d'histoire naturelle ; Eetzel (Ost-Frise) 1005-1730. — Rerum naturalium thesauri accurata descriptio et iconibus artijiciosissimis expressio , 4 vol. in-f°. Les planches ont été réimprimées à Paris, 1827, in-f°.
SÉBASTIEN (saint), martyr; n. Narbonne, m. 387%
SÉBASTIEN, petit-fils du consul gaulois Jovin , fut nommé empereur par son frère Jovin (412-413), et mis à mort 413.
SÉBASTIEN, roi de Portugal, fils posthume de l'infant Jean ; Lisbonne I55i 1578. Il succéda à Jean III ( 1557), et, ayant conduit une armée en Afrique contre Muley-abd-el-Melik, périt, à ce qu'on croit, dans la bataille d'Alcazar-Qaivir. Son oncle, le cardinal Henri, lui succéda. Plusieurs taux Sébastien se montrèrent dans la suite.
SÉBASTIEN DEL PIOMBO (Frà Sebastiano Lugiano , dit), célèbre peintre, élève de J. Bellin et du Giorgione; Venise li85-1557. Il embrassa la vie religieuse et exécuta divers tableaux avec Michel- Ange. — C'est à ce dernier qu'on doit le dessin de la Résurrection de Lazare, commandée par Clément VII à Sébastien. Son surnom de Frà del Piombo lui vient de la charge de scelleur des brefs qu'il exerçait à la chancellerie papale. — Un seigneur de Florence, la Visitation, portrait de Baccio Bandinelli (Mus. royal ) ; Martyre de sainte Agathe (palais Pitti, Florence); Sainte-Famille, portraits d'Alex. Farnèse, d'un cardinal, d'un jeune homme, d'Anne de Boulen (Mus. degli Studj, Naples); Circoncision ( palais Manfrin , Venise ) ; Christ portant sa croix, Christ descendant aux limbes ( Mus. dcl Rey, MadridJ; portraits de Julie de Gonzague, d'iîippolyte de Médicis , Résurrection de Lazare (National-Galiery , Londres] ; Dame espagnole (galerie d'Hampton-Court).
SEBBA, roi d'Essex , successeur de Suithelm II (603). Il régna conjointement avec Sigher, embrassa la vie monastique (693), et laissa le trône à ses fils Sigehard et Swenfred.
SEBEK -TEGHIN , fondateur de l'empire des Turcs ghaznévides. Il remplaça Alp-Teghin comme gouverneur de Gaznah (975 ), se rendit indépendant, conquit l'Hindoustan et le Turkestan , et m. 997. Il eut pour fils Mahmuud-le-Ghaznévide , qui prit le premier le titre de sultan.
SEBONDE. Voy. SABLNDE.
SÉCHELLES ( J. Morf.au de), administrateur; Paris 16J0-176Q. Il fut imndunt du Uuiuaut (1729),
SEGAUD. 1416
puis de l'armée de Bohême ( 1741), et contrôleurgénéral des finances (1754-50).
SECKENDORF(Gu.-L. de), historien, chancelier de l'université de Halle ; Herzogen-Aurach (Franco nie) 1020-1092. — De lutheranismo ; Compcndium histvriui ecclesiasticœ. ~ Son neveu , Fréd. Hénon, comte de Seckendôrf, feld-maréchal, diplomate ; Rœnigsberg 1673-1703. Il servit successivement la Prusse, la Pologne, l'empereur Charles VI , et, nommé par ce dernier ambassadeur à Berlin, détacha Frédéric-Guillaume de l'alliance avec l'Angleterre. Il remplaça ensuite le prince Eugène, éprouva quelques échecs contre les Turcs, se mit au service de Charles VII , pour lequel il reconquit la Bavière f 174't) , et conclut avec l'Autriche le traité de Fïissen (1745). r= Léon , baron de Seckendôrf, de la même famille, poète; n. 1773, tué à Lbersberg 1809.
SECOND (J.), Joannes secundus, poète latin, secrétaire de l'archevêque de Tolède ; La Haye 1511- 1530. — Carmina, 1821, 2 vol. in-8°, parmi lesquels on distingue les Baisers, traduits par Tissot.
SECONDAT (J.-B., baron de , agronome, publicisie, fils de Montesquieu; Marthillac (Guienne) t 1716-1796.
SECONDO (Jo.-Ma.), littérateur; Lucera ( près de Naples) 1715-1798.
SECOUSSE (Den. F.), avocat au parlement, érudit, historien, membre de l'Acad. des inscriptions; Paris 1091-1754. Il fat chargé par d'Aguesseau de continuer les Ordonnances des rois de la 3e race, et publia 7 vol. de cette importante collection.
SEDAINE (M.-J.) , auteur dramatique, poète, membre de l'Acad. française et secrétaire de l'Acad. d'architecture; Paris 1719-1797. On le regarde comme le créateur de l'opérà-comique. — Le Philosophe sans le sauoir , la Gageure imprévue , comédies; Aline, reine de Golconde ; Guillaume Tell, Richard Caur-de-Lion , etc.
SEDANO (J.-Jo. Lopez de), littérateur, numismate, érudit ; Alcala-de-ilenarés 1729-1801. — Parnaso espanol, 9 vol. in-8°.
SÉDÉC1AS, fils de Josias et dernier roi de Jnda, détrôné par Nabuchodonosor , ni. en exil en Chaldée. Il fut placé sur le trône en remplacement de Joachiin, 597 av. J.-C, par Nabuchodonosor, contre lequel il voulut se révolter; mais, assiégé par ce prince (587 ), il résista deux ans dans Jérusalem, fut enfui pris, aveuglé, et relégué dans la Chaldée, où il m. peu de temps après.
SE DELAIE Y ER ( Jér.-.la. ) , peintre, graveur, élève de Keukel, ami de Fuessli ; Augsbourg 1704- 1701. — On a de lui de beaux portraits.
SÉD1LLOT ( J.-J.-Emm. ), orientaliste, astronome; Montmorency 1777-1832. — Traduction du traité d'Abou-llassan-Hali sur la construction des instruments astronomiques.
SEDLEY (C), poète et auteur dramatique de la cour de Charles II; comté de Kent 1639-1720.
SEDULIL'S (Caius Cœlius) , poète latin et prêtre chrétien du 5e siècle. — Paschale carmen , in-4°.
SEELEN (J.-H. de), philologue, érudit ; Brème 1687-1762.
SEE MILLER (Séb.), orientaliste, philologue, bibliographe ; Veldin (Bavière) 1752-1798.
SEETZER ( Ulric-Jasper ), voyageur hollandais du 19e siècle ; n. Oostfrise. Il parcourut la Syrie et l'Arabie de 1802 à 1811. On conjecture CvlX périt a Mokka.
SEFl( Chah ), roi de Perse, de la dynastie des Sofis ( 1028-1642), successeur d'Abbas-le-Grand. Sa cruauté l'a fait surnommer par les historiens européens le Néron de la Perse. Abbas II lui succédai
SEGARELLE (Gér.), chef d'une secte d'aposloliques à Parme, sa patrie; prêcha une nouvelle doctrine religieuse, et fut brûlé 1300.
SEGALD (Gu. de), jésuite, prédicateur, C0»«
SEGER. -