‹ Biographie portative universelleChapitre 546 sur 702 · SIDNEY · texte numérisé non relu

SIDNEY

4° ; Zoologie générale , 9 vol. ; Abrégé des transactions philosophiques, 18 vol. in-4°.

SHAW (Siebbing), érudit ; Stene ( comté rie Stafford) 1762-1802. Il fut chargé de terminer l'éduoation du célèbre Francis Burdelt. — Histoire du comté de Stafford, 2 vol. (non terminée).

SHEKBEARE (J.), écrivain politique; Biddeforcl (comté de Devon ) 1709- 1788- — Lettres sur lu nution anglaise, 2 vol. in-8°.

SIIEEMAKERS , sculpteur anglais du 18e siècle. — Tombeau de Shakespeare (Wesi minster).

SIIEFF1ELD. Voy. Buckinghamshire.

SilEFFlELD ( J.-BAKF.R-iloLHOVD, comte de ), économiste, homme d'État; Penn (comté de Buckingham) I7:i5-18a l . Nommé membre du Parlement (17<S0), il défendit vigoureusement les catholiques, et combattit la traite des nègres.

SHELBURNE (Gu.Pktty, marquis de Laxsdown, comte de), homme d'État anglais; 1737-1805. Nommé membre du conseil privé' et premier lord commissaire du commerce et des colonies, il fut secrétaire d'État sous Chatam, à la mort duquel il devint chef de l'opposition ; rentra aux affaires avec Fox (1782), et conclut la paix de Versailles. Placé une seconde fois a la réte de l'opposition , il porta Pitt au ministère.

S 11 ELLE Y (Percy-Bvsshe), poète et auteur dramatique anglais , ami de Byron et gendre de Godwin ; 1792-18-22. — Béatrix Cunci , Promet fiée déchaîné , tragédies ; Hellas, la Reine Mab, poèmes.

SHENSTONE ( Gu. ), poète anglais; Hales-Owen (comté de Shrop) 171i-1763. — The Judgment of Hercules, poème; la Maîtresse d'école; élégies; ballades; Essais sur les hommes.

SHERARD (Gu.), botaniste ; n. Oxford 1759. Il ramena d'Allemagne (1721) le célèbre Dillenius, et concourut avec Boerhaave à ['édition ïln Bôtanicon parisienne de Vaillant. ~ Son frère Jacques, botaniste; m. 1728. Il protégea Catesby et i-illenius.

SHERIDAN ( Bich. Brinsley ) , célèbre auteur dramatique, orateur, publiciste, homme d'État; Dublin 1751-1816. Il débuta de bonne heure dans la carrière littéraire; mais, appelé à la Chambre des communes (1780), il embrassa activement le rôle d'advers-aire du ministère, combattit lord North, et fit pendant vingt ans une guerre acharnée au gouvernement, qu'il écrasa de pamphlets. Il défendit la révolution française et fut un moment trésorier de la marine (1800). La vie privée de Sheridan ne saurait lui valoir les mêmes éloges ; livré au jeu et à la débauche, il ne sut pas conserver une fortune qu'il avait gagnée honoi abletnent , et mourut criblé de dettes. — School for Scandai, le Critique , les Rivaux , la Duègne, comédies. Ses oeuvres complètes ont été traduites par Benjamin Laroche, 1841. — Son père Thomas, professeur de déclamation, lexicographe; 1721-1788. — Orthoepical Uictionnary, in-4°. — Françoise , femme du précédent, littéral., auteur dramatique ; 1724-1766 .

SHERLOCK (Gu.), théologien; Londres 1641- 1707. — Traité de la Providence.

SHERLOCK (Th.), prédicateur, évêque de Londres , théologien, contro versistu ; Londres 1678- 1761. 11 écrivit contre Collins et Hoadly.

SHERWiN (J.-Keysej, peintre, graveur anglais; m. 1790.

SSîlELïi (Gu.), compositeur anglais; comté de Durham 1754-1828.

SHiRBURJV (Ed.), littérateur, traducteur; Londres 1618-1702.

SfUBLEY (Ant.), voyageur anglais; 1565-1631. Il visita les Antilles, la Perse et l'Europe, et fat nommé par Philippe IV amiral des mers du Levant et membre du conseil de Naples. — lia laissé les relations de ses voyages. = Il eut deux frères qui voyagèrent aussi en Orient.

StâIRLEY ( Ja.), poète dramatique, humaniste; Londres 1594-1658.

oJIORE (Jane), maîtresse d'Edouard IV, puis do

lord Hastings, était femme d'un orfèvre de Londres. Le duc de Glocester, Richard III, la fit condamner à une p nition infamante (1482) et la dépouilla do ses richesses.

SHOVEL (Cloudesley), amiral anglais; comté do Norfolk 1050, m. 1704.

SHLCK BURGH-EVELY1Y (G.-A.-Gu.), physicien anglais ; 1751-lXO't.

S1AUVE (El. -Ma.), littéral., érudit; St-Etienne ( Forez ) , m. 1812. — Antiquités du Poitou , 2 vol. in-8°.

SIBBALD (B.), médecin, naturaliste, érudit; comté de life 1643-1720. — Scotia illustruta, in-f#; Histoire des comtés de Fifo et de Kinross , in-f° ; — du comté de Linlithgow, in-f°.

SIRILET (M.), poète; Paris 1512-1589.

S1BOLYAH ( Aboo - Baschab - A mu ai ) , célèbre grammairien arabe; m. 796. ■— On lui doit une Grammaire et un 'Traité de poésie , conservé mss. à l'Escurial.

S1BÏIIORP ( J. ), botaniste, voyageur en Grèce et en Orient; Oxford 1758-1796. — Flora grœca ,

SIBYLLE, fille d'Amauri Ier, roi de Jérusalem. Elle fut successivement la femme de Guillaume Longue-E|jée , dont elle eut Baudoin V; puis de Guy de Lusignan , avec lequel elle monta sur le trône de Jérusalem (1186).

SICARD , prince de Bénévent, successeur de Sicon (833), périt assassiné par ses sujets 839. Badelgise Ier lui succéda.

SICARD, historien, évêque de Crémone; n. Italie, m. 1215. — Chronique universelle , publiée en partie dans la -collection de Muratori.

SICARD (Cl.), jésuite, missionnaire en Syrie; Aubagne (Provence) 1677-1726.

SICARD ( l'abbé Boch-Ambr. Cuccrron ), célèbre instituteur des' sourds-muets; Fousseret (Langue! oc) 1742-1822. Il remplaça l'abbé de L'Epée à l'école des sourds-muets (1790) ; et, arrêté comme royaliste , fut rendu à la liberté par les septembriseurs (1792). Il devint ensuite professeur de grammaire générale à l'Ecole normale et membre de l'Institut. — II a laissé des écrits relatifs à sa méthode d'enseignement.

SICHEM (Christ, van), dessinateur et graveur hollandais, l'un des élèves les plus distingués de Goltzius ; m. 1580. — Portraits de Calvin , de Charles-Quint, d'Elisabeth ; Icônes hceresiarcliarum, suite de portraits , in-4° ; Quatre éuangélistes ; Sainte Cécile; Judith tenant la tête d' llolopherne.

S1CIMUS BELLATUS (Caïus), Bomain, fut l'un des cinq premiers tribuns élus par le peuple 490 av. J.-C. après la retraite sur le mont Sacré.

SIC1NIUS, tribun du peuple après la mort de Sylla. Ayant cherché à restaurer le tribunat, il fut assassiné par Curion, 76 av. J.-C.

SICON 1er, prince de Bénévent, successeur de Grimoald (SL7), soumit les Napolitains à un tribut. Son fils Sicard lui succéda.

SSCOX II, prince de Salerne, successeur de Si» conolfe; mourut 860 empoisonné par son tuteur le comte Pierre.

SÏCÛNOLFE, prince de Salerne, fils de Sicon Ie» succéda à son frère Sicard (839) ; m. 851. Sicon II , son fils, lui succéda.

SIDDOIVS (mistriss Sarah), célèbre actrice anglaise, sœur du fameux Iiemble ; 1755-1831. On la surnomma la reine de la tragédie. Elle se distinguait surtout dans le rôle de lady Macbeth.

SIDI-MOHAMMED, empereur de Maroc de la dynastie d< s Chérifs, successeur de son père Muley- Abdallah ( 1757 J ; m. 1783.11 civilisa le Mar( c, enleva Mazagan aux Portugais (1769), et se montra hostile aux Anglais lors du siège de Gibraltar.

SIDNEY (H.), ambassadeur d'Edouard VI en France, gouverneur du pays de Galles, député d'Irlande; m. 1586. rr Son fils Philippe, homme d'État, poète, littérateur; Pensliurt (comté de

S1DNEY. —

SIGÉRTC.

Kent) 1554-1586. Il remplit avec succès diverses missions sous Elisabeth et fut sur le point de monter sur le trône de Pologne, les seigneurs de ce pays l'ayant élu roi; mais la reine d'Angleterre l'envoya en Flandre comme général de cavalerie. Il fut blessé mortellement à la bataille de Gravelines. — • L' Arcudic de la comtesse de Pemùroke ; Sonnets ; cliansons,

SIDNEY (Algerxon), homme d'État, 2e fils de Robert, comte de Leicester ; Londres 1617, exécuté l<>83. Républicain ardent et patriote plein de conviction, il embrassa la cause de la révolution dès les premières manifestations du parlement, et devint lieutenant-général sous Fairfax. Il refusa cependant de prendre part à la condamnation de Charles Ier , ne voulut pas servir sous le protectorat de Cromwell, et reparut un moment aux affaires, lors de la mort du fils du Protecteur, pour négocier la paix entre le Danemaick et la Suéde. La restauration (1660) l'éloigna de nouveau de la carrière politique, il subit un exil volontaire de 17 ans, et ne revint qu'en 1678 siéger il la Chambre des Communes, où il soutint le bill d'exclusion du duc d'York. Impliqué par suite dans le complot de Monmoulh (1683), il fut traduit devant le tribunal de Jefterys et condamné à mort. Il périt avec un grand courage. — Discours sur le gouvernement ,in-f°.

SIDOINE APOLLINAIRE, Caius Sollius Sidomus Apollinaris, poète latin ; n. Lyon, d'une illustre famille, 430, m. 488. Il fut en grande faveur sous Avitus, Majorien et Antliémius, remplit diverses ambassades, et devint préfet du prétoire, patrice et sénateur. Entré ensuite dans les ordres, il fut nommé évéque de Clermont. — 24 Poèmes; 9 livres de lettres, traduits par Grégoire et Collornbel, 1836, 3 vol. in-8°.

SIDOROFSKY ( J. Ivanowitsch) , littérateur, érudit; Russie 1748-1705.

S1EBENKEES (J.-Ph.), célèbre helléniste, érudit ; Nuremberg I7ô9-1700. — Sfrabonis rerum geographicamm libri XVII (1er vol.), in-8°.

S1EBOLU (C.-Gasp. de), chirurgien ; Nidelken (duché deJuliers) 1736- 1807. = Son fils G.-Citnisiophe, chirurgien; Wurtzbourg 1767-1798.

SIESTRZENCEWICZ (Stanislas), métropolitain des églises catholiques de Russie, érudit; Za- -bludowjdiocèse de WilnaJ 1734-1826:

S1ÉYÈS (Emm.-Jo. , publicistc, homme politilique; Fréjus 1748-18, \6. Il était grand-vicaire du diocc.se de Chartres lors de la convocation des Etats-Généraux ( 1789). Son Essai sur les privilèges, et surtout son célèbre pamphlet intitulé : Qu'estce que le tiers'! qu'il publia alors, le tirent élire à cette assemblée, où il ne larda pas à jouer un îole important. Ce fut lui qui proposa de sommer les deux autres ordres de se réunir au tiers pour la vérification des pouvoirs, et. sur leur refus, de passer outre, en se déclarant Assemblée nationale; mais, piqué de n'avoir pu faire adopter à l'Assemblée toutes ses idées sur la constitution, il ne tarda pas à se retirer à l'écart, et il ne parut que rarement à la tribune pendant les années 1700 et 1791. Réélu a la Convention (1702), il s'y rangea parmi les membres de la plaine, vota la mort de Louis XVI sans phrase, et resta dans l'obscurité jusqu'après le 9 thermidor. Il reparut alors sur la scèi.e, et se montra, sinon violent réacteur, du moins habile à profiter de la réaction, et fut nommé membre du Comité de salut public. Il ne put cependant encore faire adopter à ses collègues son projet de constitution, et la mauvaise humeur qu'il en ressentit retomba sur le Directoire. Il ne voulut pas en faire partie et refusa la place de ministre des relations extérieures qu'on lui offrait ; mais il accepta (l"!'7) l'ambassade de Prusse, et, l'année suivante, le Directoire éiant sur le penchant de sa ruine, il crut que le moment était venu de mettre son projet à exécution et se fit nommer directeur en rempla çeaieui de Rewbell, \\ ne fut pas plus tôt installé

au Luxembourg, qu'il se mit à intriguer pour amener le coup d'Etat qui devait enfin faire triompher ses idées. Ce coup d'État fut le 18 brumaire. On sait ce que Bonaparte prit des idées de Sieyès : celui-ci, au lieu de la place de grand-électeur qu'il avait rêvée, n'obtint que le titre de consul provisoire, qu'il échangea bientôt après contre celui de sénateur. Il est vrai que Napoléon le dédommagea de ses illusions déçues en lui laissant partager avec un de ses collègues l'argent qui restait dans la caisse du Directoire et en lui donnant une riche dotation. Exilé de France en 1816, il n'y rentra qu'après 1830. Il était membre de l'Institut.

SlFFRID DEMISNIE, chroniqueur saxon du Li« siècle. • — Chronique imprimée en partie daus la Collection de Pistorius.

SIGALON (X.), peintre ; Uzès 1790, Rome 1837. Il fut chargé par le gouvernement d'aller à Rome (1833) copier le Jugement dernier de Michel-Ange. Cette copie se voit à l'École des Beaux-Arts. — La Courtisane ( Mus. roy. ) ; Locuste ; Athalie faisant égorger Ls enfants du sang royal ; Vision de saint Jérôme ; le Calvaire.

SIGAUD DE LAFOND (J.-Re.), physicien, chirurgien ; Dijon 1740-1810. Il fit d'impoi'tantes découvertes dans l'art des accouchements. Ses nombreux ouvrages de physique sont oubliés aujourd'hui.

S1GEBERT.

ROIS DE FRANCE

SIGEBERT Ier, 3e fils de Clotaire Ier, auquel il succéda dans le royaume d'Austrasie ( 5G l) ; épousa Brunehnut, et, après une courte captivité chez les A bar es (568), eut à lutter contre Chilpéfio 1er, auquel il enleva une partie de ses Etats. Frédégonde le fit assassiner à Vitry 575. Childebert II lui succéda.

SIGEBERT II, 2e fils de Dagobert Ier, lui succéda dans le royaume d'Austrasie (638), laissa la direction du pouvoir à Adalgise et à Grimoald, et m. 656. Son fils Dagobert II lui succéda.

ROIS D'ANGLETERRE

SIGEBERT Ier, roi d'Essex, fils de Scabert, régna avec ses deux frères Sexred et Séward (616- 622). Ils périrent tous trois dans une bataille contre les Saxons occidentaux. Sigebert 11 leur succéda.

SIGEBERT II, cousin et successeur du précédent (623) ; m. (i55. Sigebert III lui succéda.

SIGEBERT III, dit le lion, petit-fils de Scabert et successeur de Sigebert II, propagea le christianisme dans ses États, et m. 6G0. Suithelm JI lui succéda.

SIGEBERT, roi d'Estanglie, succéda à son frère Erpwald après un interrègne de deux ans (620(. Il établit des écoles chrétiennes dans son royaume, et périt 635 dans une bataille contre Pend a, roi de Mercie. Il avait embrassé la vie monastique (632). Egrik lui succéda.

SIGEBERT, roi de Westsex, neveu et successeur de Cudred (754), fut déposé par ses sujets (755). Cynulphe lui succéda.

SIGEBERT DE GEMBLOUES, bénédictin brabançon, hébraisant. historien, hagiographe ; 1030- 1112. — Chronique latine (381-1112), 1513, in-4° ; Vie de tapit Thierry, de saint Maciou, etc.

SIGÉE (Louise), savante Espagnole dû 16e siècle. — Elle a laissé quelques écrits non imprimés; mais elle est surtout connue parce que Chorier fit paraître sous son nom Y Aloisia Sigea.

SIGEHARD, roi d'Essex, fils et successeur (693) de Sebba , régna conjointement avec son frère Swenfred ; m. 700. Offa leur succéda.

S1GÉRIC, roi des Visigoths , s'empara du trône par violence après l'assassinat d'Ataulphe (415) et fut massacré par ses soldats au bout de sept jours de rè|}ne. Vallia lui «"reéda.

SIGHER. — SILIUS.

SIGHER, roi d'Essex, fils de Sigebert II, succéda ((563) à Suithelm conjointement avec Sebba. Il régna peu de temps.

SIGISMOND (saint), roi de Bourgogne, fils et ] successeur de Gondebaud (516), quitta l'arianisme pour la foi catholique, et promulgua de nouveau la i loi Gombette. Ses sujets le détrônèrent et le livrèrent à Clodomir, qui le fit périr 524.

EMPEREUR D'ALLEMAGNE

, SIGISMOND , fils de Charles IV; 13GG-1437. Époux de Marie de Hongrie, fille du roi Louis, il succéda à son beau-père sur le trône de Hongrie (1380); s'empara de la Moldavie, delà Valachie

^ (1390) et de la Bosnie (1391); perdit contre les Ottomans la bataille de JNicopolis (1396), et fut

; forcé d'errer bois de ses Élats pendant plus d'une année. Il parvint cependant à recouvrer la Hongrie , et élu empereur (1410) concurremment avec Josse de Moravie, qui ni. (1411), il décida la tenue du concile de Constance ( 1414), pour lequel il donna un saut-conduit à Jean Huss , qu'il laissa cependant périr. Il causa ainsi la révolte des ïlussites et les soulèvements de la Bohème, dont il était devenu roi (1419) par la mort de son frère Venceslas. De grands troubles dans ce pays et une guerre infructueuse en Bosnie, soutenue contre les Turcs , auxquels il parvint cependant à enlever Belgrade, furent les derniers événements de son rèftiie. Albert d'Autriche, son gendre, lui succéda. Sigismond avait épousé en deuxièmes noces •Oarbe de Cilley, surnommée la Messaline de l'Allemagne.

ROIS DE POLOGNE

SIGISMOND 16P, dit le Grand , frère d'Alexandre Ier, lui succéda (1506). Ce fut un roi éclairé qui encouragea les lettres et les arts. Son règne fut troublé par des guerres continuelles avec les Russes, les Moldaves, les Tartares de la Crimée, et il s'efforça eu vain d'empêcher la propagation du protestantisme. Il réunit la Mazovie à la couronne et m. 1548. Sigismond II lui succéda.

SIGISMOND II, n. 1520, fils du précédent, lui succéda (I5i8). H s'empara d'une partie de la Livonie ( 1560/, eut à soutenir une guerre à ce sujet avec Gustave Vasa et Ivan IV (156U, battit les Russes et réunit la Lithuanie à la Pologne (1569). Sous ce roi la réforme fit de grands progrès. Il m. 1572 et eut pour successeur le duc d'Anjou, Henri III. En lui s'éteignit la race des Jagellons.

SIGISMOND III, neveu du précédent, fils du roi de Suède Jean III ; 1566-1637. Élu roi de Pologne (1587), il défit son compétiteur, l'archiduc d'Autriche, à la bataille de Pitschen, monta (1592) sur le trône de Suède, qu'il ne put conserver, et prit part aux troubles de la Russie (1607-1609). Malgré ses succès contre les Russes, il s'efforça en vain de soutenir son fils Ladislas, qu'il avait créé czar (1610). Les dernières années de son règne furent troublées par les victoires de Gustave - Adolphe et des Turcs sur les Polonais. Son fils aîné, Ladislas VII, lui snecéda. Le second, Jean-Casimir, monta plus tard sur le trône de Pologne.

SIGMARUYGE1V (saint Fidèle de), martyr; n. principauté de Hohenzollem 1577. Il entra chez les capucins de Fribourg (1612), et ayant été prêcher le catholicisme dans le pays des Grisons, y fut assassiné par des soldats, 1622.

SIGIXORELLI (L.) , peintre toscan , élève de P. délia Francesca ; n. v. 1440, m. 1521. Il fut appelé à Rome pour travailler à la chapelle Sixline. — Communion des apôtres (église de Jésus, Cortone) ; Voyage de Moïse avec Séphora , Promulgation de l'ancienne loi (chapelle Sixline) ; Naissance de la Vierge (Mus. roy.). = Son petit-fils, François, cultiva la peinture avec talent.

SîGiVORELLI ( Léo. ) , capitaine - gênerai de

l'artillerie de la république de Florence, littérateur; Pérouse 1490-1530.

SIGNORELLI (P.-Napoli), érudit, auteur dramatique ; Naples 1731-1815. — Elemcnti di critica

diplomatica , 4 vol. in-8°.

SIGONIUS (C. Sigonio, en latin), archéologue, érudit, philologue; Modène 1520-1584. — Ses ouvrages sur l'antiquité et l'histoire du moyen âge forment 6 vol. in-f° , Milan, 1732-1737.

SIGORGNE (P.), physicien, philosophe ; Rambercourt-les-Pots (Lorraine) 1719-1809. — Institutions newloniennes , 2 vol. in-8° ; — Icibnitziennes, in-4°.

S1GOVÈSE. chef gaulois, frère de Bellovèse, se fixa en Germanie avec une colonie de Volces Tectosages vers 590 av. J.-C.

SIGUENZA Y GONGORA (C. de), poète latin, mathématicien ; Mexico 1645-1700. — Ver indicum, Triumpkus parthenicus, poèmes épiques.

SïGURD 1er, roi de iNorwège, fils et successeur (1103) de Magnus III, régna d'abord arec ses deux frères Olaûs IV et Eysten Ier, jusqu'en 1122. Il fit une expédition en Terre-Sainte (1107) avec Baudoin Ier, contribua à la prise de Sidon, et m. 1130. TJ eut pour successeur Magnus IV.

SIGURD II , Slembidiakni, fils prétendu de Magnus III , enleva la couronne à Harald IV, qui se prétendait aussi fils de Magnus III (1136). Il périt assassiné 1155. Eysten II lui succéda.

SIGURD III, successeur (1161) de Haquin III, régna jusqu'en 1168. Magnus VI lui succéda.

SIGWART (G.-F.) , anatomMe, chirurgien; Gross-Bettlingen (Wurtemberg) 1711-1795.

SILAIVIOIV , sculpteur grec d'Athènes, vivait encore v. 346 av. J.-C. Il fut contemporain de Lysippe et d'Alexandre. — On admirait surtout ses statues de Sapho et de Platon.

SILANUS (Marcus Junîus), Romain de la famille plébéienne de Junia, propréteur en Espagne (543), délit les généraux carthaginois Hannon et Magoa (539), et amena Massinissa à faire alliance avec les Romains. — Son arrière-pelit-fils , Marcus Junius, fut consul (108 av. J.-C), et défait dans la Narbonnaise par les Cimbres.=f)ECiJius Juni es, fils du précédent, 2e mari de Servilie, sœur utérine de Caton, fut questeur, édile, préteur en Asie, consul 62 av. J.-C, puis proconsul en Illyrie. = Marcus Julius, consul 26 av. J.-C, épousa Julie, petite-fille d'Auguste. — Marcus Junius, orateur distingué, consul 18 ap. J.-C, fut forcé par son gendre, l'empereur Claude, de se donner la mort 25. r= Lucius Junius, fiancé à Octavie, fille de Claude, qu'Agrippine l'empêcha d'épouser, se donna la m. de désespoir 46 ap. J.-C

SILRERSCHLAG (J.-Isaïe) , érudit, physicien, architecte; Aschersleben 1721-1791. — Géogonie, 3 vol. in-4°; Traité d'hgdrotechnie, 2 vol. in-8°.

SILIION (J.)', phi|osophe, adversaire du scepticisme, conseiller d'État, membre de l'Académie française; n. Sos (Lot-et-Garonne1, m. IG66. — De la certitude des connaissances humaines, Paris, 1661, in-8°.

SILHOUETTE (Ét. de), littérateur, contrôleur des finances; Limoges 1709-1767. Il fut d'abord commissaire pour la fixation des limites en Acadio (1748) et commissaire royal auprès de(la Compagnie des Indes. A son entrée aux finances, il se signala par d'heureuses réformes et fit rentrer 72 millions dans le trésor ; mais ayant ensuite voulu établir de nouveaux impôts, il fut forcé de donner sa démission. Il avait occupé le ministère 8 mois. — Mémoires... sur les possessions d'Amérique, 4 vol. in-4°; Voyage de France, d'Espagne et d'Italie.

SILIUS, noble romain, inspira une violente passion à Messaline, qui l'épousa publiquement pendant une absence de Claude. Au retour de l'empereur, il dut se donner la m. 48 après J,-C. Messaline fut tuée le même jour.

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