SOISSONS. — SOLIMAN
Ligue, et «e rallia ensuite à IJenri IV. Sous la régence de Marie de Médicis, il se mêla à toutes les intrigues de la cour, et se disposait à se mettre à la tête d i parti protestant, lorsqu'il m. = Son fils Locis , 1604-1641, prit part à plusieurs complots contre Richelieu, finit par se liguer contre lui avec les ducs de Bouillon et de Guise et les Espagnols (1642), et remporta sur le maréchal de Chàtillon la victoire de la Marfée. Il fut tué d'un coup de pistolet à l'issue de la bataille. Avec lui finit la branche de Bourbon- Soissons.
SOISSOIVS (Eug.-Maur. nE Savoie, comte de), colonel général des Suisses, gouverneur de Champagne, lieutenant-général; Chambéry 1633-1673. = Sa femme Olympe Mancim, 2" nièce de Ma- «arin , fut amenée à Paris avec ses sœurs (1647). Nommée surintendante de la maison de la reine, elle s'efforça de remplacer la duchesse de La Vallière dans le cœur du roi par une favorite de son choix. Elle échoua, fut exilée, et se rendit en Flandre, puis à Madrid, où elle s'attacha à la reine d'Espagne, qu'elle empoisonna, à ce que prétend Saint-Simon. Elle mourut dans la misère à Bruxelles 1708. Le comte de Soissons eut de son mariage avec elle le célèbre prince Eugène.
SOJARO (Benj. Galli, dit il), peintre, élève du Corrége ; n. Crémone, m. 1575. — Christ au tombeau (Mus. roy.) ; Ascension de J.-C, fresque (église de St-Sigismond, près Crémone).
SOKMAN , guerrier turcoman au service de Mélik-Chah et de Toutousch , roi de Damas, était fils d'Ortok , qui avait possédé en fief la ville de Jérusalem. Chassé par les Égyptiens ( 1098 ), il fonda en Mésopotamie une souveraineté qui fut agrandie par ses successeurs les Ortokides.
SOKMANIer AL-COTHBY, roi d'Arménie, fondateur delà dynastie de Chah-Armen (1100), prit part à l'expédition des Persans contre les Francs de Syrie et m. 1112.
SOKMAN II, petit-fils du précédent, succéda à son oncle Ahmed et m. 118i.
SOLANDER (Dan.), naturaliste et voyageur, élève de Linuée ; Upsal 1736-1781. Il parcourut le nord de l'Europe et accompagna Cook dans son voyage autour du monde (1768-71). Il fut à son retour nommé sous-bibliothécaire du Musée Britannique et s'occupa de mettre en ordre la collection de plantes de Banks. Une île du Grand-Océan austral porte son nom.
SOLANO (F,), médecin espagnol ; Montilla (près Cordoue) 1685-1736. — Lapis lijdius Apollinis , in-f».
SOLANO (F.-M.), marquis del Socorro. Il se dis tingua dans les guerres de l'Espagne contre la France (1793-94-95), servit après la paix comme volo ntaire dans l'armée du Rhin sons Moreau, et dev int ensuite capitaine-général de 1'Andaiousie et gou verneur de Cadix. Soupçonné de trahison dans cette dernière viHe, il fut égorgé par le peuple, 1808,
SO LARI (And.), peintre, surnommé del Gobbo, élève de Gaudenzio Ferrari; n. Milan v. 1480. — - La Vierge et l'enfant Jesu<, Salomé portant la tête de saint Jean-Baptiste (Mus. royal).
SOLARI (Jo.-Grég.), poi te, traducteur, théolog. piariste ; Chiavari I7ii7-18l4.
SOLARIO (Ant.), dit Zingaro, peintre; Cività (Abruzzes) 1382-1455. — Vie de saint Bernard, fresque (cloître dt St-Severin, Naples) ; Vierge et l'enfant Jésus, Vierge au milieu des apôtres, Vierge glorieuse (Mus. degli Studj, ibid.), Descente de croix (St- Dominique-Majeur, ibid.)
SOLDANI (Ja.), poète, littérateur; Florence 1579-1641.
SOLDANI (Maximilien) , sculpteur, ciseleur, élève de Jo. Arrighi, de Cirro Ferri et d'Hercule Ferrato ; Florence 1658-1740.— Il exécuta avec un rare talent les objets relatifs au culte religieux, ainsi qu'un grand nombre de petites statues, bas-
reliefs et médailles. On a de lui deux superbes. mausolées à Florence.
SOH>ANI (Amb.), naturaliste, général de l'ordre des Cunualdules; Toscane 1736-1808. Il s'occupa aussi avec succès de géologie et de météorologie. — Test ace ographia et Zoophijtographia , 4 vol. in-f».
SOI.E (Ant.- Ma. dal), paysagiste, élève de PAlbane; Bologne 1597-1684. On le surnomma il Manchino de paesi (le Gaucher des paysages), à cause de son adresse à peindre de la main gauche. =: Son fils J.-Jo., peintre, graveur à l'eau-forte, élève d« Pasinelli, puis imitateur de Guide; Bologne 1654*
SOLEIMAN. Voy. Soliman. !
SOLEMAKER, peintre hollandais du 17e siècle, élève de Berghem. 3= Paysage (Mus. de La Haye)i Marché de bestiaux (Mus. roy., collection Stan» dish).
SOLENANDER (Reinier) , médecin ; Butrick (duché de Clèves) 1521-1596. v
SOLEUl (G.), peintre de l'école milanaise; n. Alexandrie au commencement du 16" siècle. > — ■ La Vierge (Alexandrie) ; Saint Laurent en adoration (Casai). = Son fils Raphaël-Ange cultiva aussi la peinture.
SOLGER (Adam-Rod.), pasteur luthérien, bibliographe ; n. Nuremberg, m. 1766. — Bibliotheca Solgeri, 3 vol. in-8°.
SOLGER ( C.-Gu.-Fréd.) , philosophe allemand de l'école de Schelling; m. 1819. — Entretiens sur le beau et l'art; OEuores posthumes , 1826, 2 vol. in-8°.
SOLI (Jo.-Ma.), architecte, peintre; Vignola 1745-1822. Fils d'un simple laboureur, il fut protégé par le comte de Malvasia, et créa par la suite à Modène une Académie des beaux-arts dont il devint directeur. — Palais Bellucci (Vignola); église de Carboniano; pont clu Panaro ; façade du» palais ducal (Modène) ; pont de Rimini.
SOLIÉ (J.-P. Soulier, dit), acteur, chanteur, compositeur; ISismes 1755-1812.
SOLIER (F.), jésuite, écrivain ascétique, historien; 1508-1638. — Histoire ecclésiastique du Japon, 12 vol. in-4°.
SOLIGNAC (P.-Jo. de la Pimpie, chevalier de)v littérateur, historien, secrétaire du roi Stanislas; Montpellier 1687-1773. — Histoire de la Pologne, 6 vol. in- 12.
SOLIMAN (Abou-Ayoub), 7e ca'ife ommiade de Damas, succéda à Walid Ier, son frère aîné (715} et m. 717. On lui attribue la construction du nilomètre de l'île de Rhaoudah. Omar II lui succéda.
SOLIMAN (Mostain-Billah), 12e émir de Cordoue (1009-1016) , enleva le trône à Mohammed-aU Mahdi et à Hescham II. 11 fut lui-même renversé par Ali-ben-Hamoud, gouverneur de Ceuta.
SOLIMAN , fils de Koutoulmich , chef de la dynastie des Seldjoucides de Konieh, qu'il fonda (1074). Vaincu à Alep par Toutouch, il se perça de son épée 1074, et eut pour successeur son fils aîné Kilidj-Arslan.
SOLIMAN II. Voy. Rokhn-Eddvn.
SOLIMAN, fils aîné d'Orkhan. Sous lui les Turc» effectuèrent leur premier passage en Europe (1338), où ils s'emparèrent de plusieurs villes. 11 m. d'une chute de cheval 1360.
SOLIMAN TÇHELEBÏ , fils de Bajazet Ier. 11 se fit proclamer sultan à Andrinople (1402) , pendant que son frère Mousa, contre lequel il eut à lutter, régnait en Asie. Il fut tué 1410 en se rendant à Constantinople, après une révolte de ses sujets.
SOLIMAN 1er, dit le Grand, fils et successear (1520) de Sélim Ier; 1494-1566. Ce prince, le plus célèbre des sultans ottomans, commença, dès la seconde année de son avènement au trône, la carrière qui devait l'illustrer: et, tout en luttant centre le* puissances de l'Europe, s'occupa de l'administration