SOULES. — SPALDING
nève (1793) ; L'Argentière (Ardèche) 1751-1813. 11 joua un certain rôle à la Révolution et fut l'un des premiers prêtres qui se marièrent. — Mémoires du règne de Louis XVI, 6 vol. in-8° ; Histoire des Etats-Généraux, 2 vol. in-8° ; Mémoires du maréchal de Richelieu, 7 vol. On lui doit en outre la publicalion des Mémoires de St-Simon, du duc d'Aiguillon, de Duclos, du duc de Choiseul, etc.
SOULES (F.), littérateur, traducteur , publiciste ; Boulogne-sur-Mer 1750-1809.
SOULIER (P.), controversiste ; n. diocèse de Viviers 1640.
SOUMILLE (Bern.-Lau.), ecclésiastique, mécanicien, littérateur; n. Carpentras, m. 1774.
SOUMOROKOV (Al. Petrowitch) , poète et auteur dramatique russe ; Moscou 1718-1778.
SOUItDIS (F. d'Escoubleau de), cardinal, parent de Gabrielle d'Estrées ; 1570-IG28. II fut archevêque de Bordeaux (1591), puis cardinal (1599), célébra le mariage de L«uis XIII et d'Anne d'AutTÎahe (1615), et tint le concile provincial de 1624. ~ Son frère Henri, archevêque de Bordeaux, fut intendant de l'artillerie et directeur-général des vivres au siège de La Rochelle (1629). Il prit part à l'expédition navale d'Italie (1633) et à la reprise des îles Sainte-Marguerite, présida l'assemblée ecclésiastique de 1634, et m. 1645.— Sa correspondance avec Richelieu a été publiéedans la Collection des documents édités par ordre du ministre de l'instruction publique.
SOURIGUIERES S \1\T-MARC (J.-M.), auteur dramatique; Bordeaux 1770-1837.
SOUTH (K.), théologien, controversiste ; Hakney (Middlesex) 1633-1716.
SOUTIICOTE (Jeanne), visionnaire; comté de Devon 1750-1814.
SOUTHERN (Th.), poète et auteur dramatique, ami de Dryden ; Dublin I6G0-1746.
SOUTHEY (R.), poète, littérateur anglais; Bristol 1774-1843. Après s'être fait remarquer par ses opinions républicaines, il se rendit l'objet du mépris public en vendant sa plume au gouvernement ; il devint poète lauréat en remplacement de Pye. — Jeanne d Arc, Thalaba le destructeur , Rodrigue, poèmes ; contes, odes, etc.
SOUTHMAN (P.), peintre, graveur, élève de Rubens; Harlem 1580-1646. — Portraits (Rubens) ; Jésus-Christ et St Pierre (Raphaël) ; la Cène (Léonard de Vinci).
SOUTHWELL (R.) , jésuite; n. Norfolk 1560, pendu à Tyburn 1595, comme complice d'une conspiration ourdie contre Elisabeth.
SOUTHWELL (Nalhaniel), jésuite, biographe; n. Norfolk, m. Rome 1676. — Édition de la 2>tbliotheca scriptorum Societotis Jesu, qui présente des altérations de faits et des omissions volontaires.
SOUVAROV (P.-Alexis Vasiliewitch, comte), célèbre général russe; Ukraine 1730-1800. Il débuta d'une manière brillante dans la guerre de Sept-Ans, commanda l'armée de Cracovie (1768), battit successivement les Polonais à Stralovitz (1768), les Turcs (1773), et les Tartares Nogaïs (1782). Cette dernière victoire lui valut les titres de général en chef et de gouverneur de ia Crimée. Il commença (1788) la guerre contre la Porte, et se couvrit d'une nouvelle gloire à Kinburn et à Otchakov. Les victoires de Fokchani, de Martinestié sur le Kimnik et la prise d'Ismaïl (1789) mirent le comble à sa réputation ; mais il se déshonora par la cruauté qu'il déploya à Praga (1794) après la défaite de Kosciusko à Kroupevitz. Dès cette époque il commença à décliner; et, malgré ïes victoires de Cassano (1799) et de Novi, qu'il remporta en Italie, où il commandait un corps de 30,000 Russes, il fut obligé, ayant perdu la plus grande partie de son armée, de battre en retraite après la célèbre victoire de Masséna à Zurich. Vaul Ie' i ayant mal accueilli à son retour à Saint-
Pétersbourg, il se retira mécontent, et mourut pea.
après complètement en disgrâce.
SOUVIGiMY (Gui de), oratorien, helléniste, philologue ; Blois 1598-1672. — Cyn Theodori Prodromi epigrammata, avec une traduction en vers latin». 1632, iri-4».
SUI VRE (Gilles de), marquis de Codrtanvacx,. maréchal de France ; 15 40-1624. Il suivit Henri IIB en Pologne, servit ce monarque avec fidélité, et s'attacha ensuite à Henri IV, qui le nomma gouverneur du dauphin. = Son petit-lils Jacques, che» valier de Malte, lieutenant-gén^r^l, grand-prieur de France; m. 1670. A sa mort, les biens des Souvré passèrent par alliance à la famille Louvois.
SOUZA (J. de), orientaliste, philologue; n. Damas (Syrie) v. 1730, m. J8I2. Il s'établit en Portugal, y prit l'habit de Saint-François, et professa l'arabe à Lisbonne dans la chaire du collège dft Jésus. — Grammaire arabe.
SOUZA-IJOTELHO (Jo.-Ma.), diplomate, littérateur ; Oporto 1758-1825. Il fui employé dantplusieurs missions diplomatiques en Suède (1791.)» en Danemark (1795) et en France (1802-1805).— On lui doit une magnifique édition des Lusiades, Paris, 1817, in-4°, et une traduction portugaise, deslettres portugaises. = Sa femme, littérateur, m. 1836. Elle avait épousé en premières noces le comte de Flahaut. — Adèle de Sénanges, Êmilie et Adolphe, Eugène de Rothelin, romans. Il a paru un choix, de ses œuvres, 1842, in-18.
SOYE (Ph. de), graveur hollandais établi à Rome, élève de Corn. Cort ; I5;i8-I575. — Suite de portraits de papes ; Saint François recevant les stigmates (Zuccaro).
SOYOUTHI ou SIOUTI (Al ), écrivain arabe; m. 1505. — Le Pré fleuri, dont Humbert a donné des extraits dans son Anthologie arabe, 1819> in-8°.
SOZOMEIVE (Ilermias), historien ecclésiastique du 5e siècle, avocat à Constantinople; n. Palestine. — Histoire ecclésiastique (324-439) dans les Historici grœci de R. Estienne, Paris, 1514. On luLattri» bue à tort l'Irrisio gentium, qui porte Je nom* d'Hermias.
SOZOMEIVO, chanoine, historien; Pistoie 1387- 1458. Il accompagna Le Pogge au monastère de St« Gall, ou ils découvrirent les manuscrits de Qninti-
lien.de Valérius-Flaccus et d'Asconius Pedianus.
Chronique, jusqu'en 1455, publiée en partie dans le recueil de Muratori (tome xvi).
SPADA (Léonello), peintre, élève de Carrache et du Dentone, ami du Caravage; Bologne 1576* 1622. — Martyre (église du St-Sépulcre, Parme), Saint Jérôme (Carmélites, ib.) ; Suzanne au hain* l'Enfant prodigue (Galerie de Modène) ; l' Enfant prodigue. Martyre de saint Christophe. Concert (Mus. roy.),- Meurtre d'Abel (Mus. degli Studj, Napies); Sainte Cécile (Mus. del Rey, Madrid).
SPADA (J.-B.), cardinal, gouverneur de Rome; Lucques 1597-167?.— Mémoires.
SPADA (J.-Ja.), naturaliste, géologue; Vérone 1680-1774. — On lui doit de bons mémoires sur.le* fossiles du territoire de Vérone.
SPADA FORA (Placide), jésuite, humaniste; Pa Ierme 1638-1691.— Phraseologia, 2 vol. iu-8a; Pro~ sodia italiana, 2 vol. in-8°.
SPAZIVDOIVCK. (Gér. van), célèbre peintre de fleurs, élève de Ilerreyns ; Tilbourg^ (Hollande) 1746, Paris 1822. Établi en Fiance, il y devint peintre en miniature du roi, professeur d'iconographie au Jardin des Plantes et membre de l'Iastitut.— Fleurs et fruits (Mus. royal)..
SP7EX-LALECQ (Gu.-Anne de), historien ;Guoldre 1750-1817 — Histoire de la Guetdre.
SPAGNOLETTI, peintre; 1589-1656. — La Va. ■ nitè personnifiée (Mus. d'Amsterdam).
SPAGÎVUOLO. Voy. Battista.
SPALDUVG (J.-Joachim), célèbre prédicateur, membre du consistoire général et premier pasteur
SPALLÂNZANI. — SPIFAME.
de l'église Saint-Nicolas de Berlin ; Triebsess (Poméranie suédoise) 1714-1804. — Sermons; la Destination de l'homme.— Son fils G. -Louis, philologue; J762-18U. —Édition de Quintilien, Leipzig, 1798- 1816. 4 vol. in-8°.
SPALLANZANI (Lazare), célèbre naturaliste; Scandiano ( duché de Modène ) 1729-1799. Après avoir fuit de profondes éludes scientifiques et philologiques, il obtint à Pa ie la chaire d'histoire naturelle et la direction du musée ( 1770), qu'il enrichit du fruit de ses savantes explorations en Europe, en Asie et dans l'Archipel. On doit à Spallanzani d'importantes découvertes sur la circulation du sang, la digestion, la génération, les animaux microscopiques, etc. — Mémoire sur la respiration, 2 vol. in-8°; Opuscules de physique animale et végétale, 2 vol.in-4°, et de nombreux mémoires dans différents recueils savants.
SPANGENBEKG (A .-Théoph.), évéque morave, théologien , inspecteur-général des établissements moraves de la Haute-Lusace ; Klettenburg (comté de Hohenheim) 1704-1792. Il fit plusieurs voyages en Amérique et y propagea la doctrine d'Herrnhut. — Vie du comte de Ziniendorf, 8 vol. iu-8°.
SPANGEXBERG (G.-A.j, jurisconsulte ; Gœltingue 1738-1806.
SPANGENBERG (Em.), jurisconsulte allemand; ta. 1833.
SPANHEIIM (Tréd.), théologien protestant; Amberg 1603-164). z= Son fils Ezéchiel, savant numismate et philologue, diplomate, gouverneur du fils de l'électeur palatin, Charles-Louis; Genève 1629-1710. — De usu et prœstanlia numismatum antiquorum, 2 vol. in-f°. =: Frédéric, père du précédent, théologien, érudit ; 1632-1701.— OEuurss en latin, 3 vol. in-f°.
SPAHFY'ENFELDT (J.-Gab.), érudit et philologue suédois; 1655-1727. — Dictionnaire esclavon.
SPARRE (Éric), sénateur suédois; 1550-1600. Il eut une grande part à l'élection au trône de Pologne deSigismond III, qui, après sa défaite, se vit forcé de le livrer à Charles IX. Celui-ci fit décapiter parre à Sonkœping, 1600.
SPARRMAMX (And.), naturaliste, voyngeur aux ndes et en Afrique; Upland (Suèd.-j 1747-1820.— Voyage au Cap, in-8° ; Musœum Carlsonianum, 2 vol. in-f°.
SPARTACTJS, célèbre chef de la seconde guerre des esclaves en Italie; n. Thrace. Après avoir servi quelque temps sous les drapeaux romains, il déserta, ut repris, vendu comme esclave et amené à Capoue, où on le destina au métier de gladiateur. Là il forma un complot dont la découverte le força 73 av. J.-C. de s'enfuir avec 74 de ses compagnons. Leur troupe ne tarda pis à se grossir d'esclaves fugitifs; et à leur tétc Spartacus, grâce à son habileté, ravagea la Campanie, défit successivement le préteur Claudius, ainsi que les deux consuls Gellius et Lentulm; (72). Il s'efforça en vain de sortir de l'Italie. Son armée l'obligea de se diriger sur Rome; mais refoulé dans le Drutiuin par Crassus et cerné aux environs de Rhégium , il fut vaincu et tué 71 après des prodiges de valeur à la bataille du Silare.
SPARTIEN, JElius Spartianus, l'un des six auteurs de l'Histoire Auguste, viv. sous Dioclétien et Constantin, au 4* siècle. — Il a laissé les vies mal écrites, mais curieuses, d'Adrien, Vérus, Didius, Sévère, Niger, Caracalla et Géta, imprimées dans l'Histoire Auguste, 1620, in-f°, et dans les Collections Panckoucke et Dubochet.
SPÉ ou SPÉE (Fréd. de), jésuite; château de Langenfeld (près Kayserwerth) 1595-16-35.— Cautio criminalis , où l'auteur s'éleva un des premiers contre les abus qui résultent des procès pour cause ée sorcellerie.
SPECIALE (N.), historien des 13e et 14* siècles; a. Noto (S cile). — Chronique (1282-1337), publiée dans le Recueil de Muratori.
SPECIALE (N.), vice-roi de Sicile (1423-1432); m. 1441. Il fut chargé de plusieurs missions importantes par Alphonse V.
SPEDIALEItl (N.). publiciste ; Bronte (Sicile) 1741-1795. —Dediritti del uomo lib. VI, ouvrage fort curieux et inspiré par les idées révolutionnaires, quoique l'auteur s'y montre partisan de» doctrines religieuses. = Son neveu Archange, médecin; Broute 1779-1823.
SPEED(J-), historien; Farringfon (Chestershire) 1552-1629.— Histoire de la Grande-Bretagne, 1614, in-f».
SPEGEL (Haquin), arche êque d'Upsal, poète et philologue suédois; 1645-171 i. — Glossaire de la langue gothique.
SPELMAN (H.), antiquaire; Cougham 1562-1641. — Collections des conciles, lois et institutions de l'église d'Angleterre (1060-1531), 3 vol.; Glossaire de la langue saxonne.— On doit à son fils Jean, m. 1643, une Vie d'Alfred-le-Grand.
SPENCE (Jo.), littérateur; Winchester 1698-
SPENCER (J.), théologien, archéologue hébralsant ; Bocton (comté de Kent) 1630-1695. — De legibus Hœbrœorum ritualibus, 2 vol. in-f°.
SPEXDILS, esclave romain. 11 s'enrôla chez les Carthaginois après avoir déserté , et fut chef de la révolte des mercenaires contre Carthage 240 av. J.- C. L'année suivante Amilcar le défit et le fit mettre en croix.
SPENER (Ph.-Ja.), fondateur de !a secte des piétistes, théologien mystique, héraldiste; Ribeauviller (Alsace) 1635-1705.— Theatrum nolnlitatis Europe , 4 vol. in-f°, et de nombreux écrits théologiques.
SPEXSER (Kdm.), célèbre poète aillais ; Londres 1553-1598. Il fut protégé par Ph. Sidney et par la reine Elisabeth. — The Jairy Quecn, poème allégorique sur la cour delà reine d'Angleterre, Londres, 1751, 3 vol. in-8°.
SPERLING (Othon), médecin, naturaliste ; Hambourg 1602-1681. Appelé à Copenhague, il y devint médecin du roi, mais il fut enveloppé dans la disgrâce du comte d'Ulfeld, son protecteur, par Frédéric III, qui le fit jeter dans un cachot où il mourut après 17 ans de captivité. = Son fils Othon, antiquaire, numismate; Berghen 1634-1715.
SPEKOXI, dit degli Alvarotti , auteur dramatique, littérateur; Padoue 1500-1588. — La Canace, tragédie. Ses œuvres forment 5 vol. in-4°, Venise,
SPEUSIPPE, philosophe athénien, neveu et disciple de Platon, auquel il succéda comme chef de l'Académie, 357 av. J.-C. Il m. 339 av. J.-C. Diogéne-Lagrce trace un tableau peu avantageux de la vie de ce philosophe, dont la doctrine se rapprochait du pythagorisme.
SPIEGEL (H.), poète hollandais; Amsterdam 1519-1012. — Le Miroir du cœur.
SPIELMANN (Ja.-Reinhold) , chimiste; Strasbourg 1722-1783. — Institutions cliemiaî, in-8° ; Pharmacopœa generalis , in-4°.
SPIERINGS (H.) , peintre de paysages; n. Anvers v. 1633, m. Angleterre 1715.
SPIERRE (F.), dessinateur, graveur ; Nancy 1643-
SPIESS (Ph.-E.), érudit, publiciste; Ettenstadt (principauté d'Anspach) 1734-1799.
SPIFAME (Ja.-Pa.), n. Paris, d'une famille originaire de Naples, m. Genève 1566. Après avoir suivi la carrière de la magistrature, il devint évéque de Nevers , abjura le catholicisme, se retira à Genève, et fut employé dans diverses négociations. Il fut accusé de trahison , condamné à mort et décapité. =r Son frère Raoul, écrivain; m. Melun 1563. — Il est connu par un livre très-curieux et très-rare, intitulé: Diccearchiœ Henrici régis christianissimi progymnasmata, in-8°, 1556. On y trouva
SPIGEL. — SPRANGER.
des vues judicieuses mêlées aux idées les plus bizarre*.
SPIGEL (Adr.) , médecin ; Bruxelles 1570, Padoue 1625. On lui attribue la découverte du petit lobe du foie, qni a gardé son nom.
SPILBERG (J.). peintre; Dusseldorf 1619-1690. — La Musique (Galerie de Dusseldorf).
SPILBERGEN (G. van), navigateur hollandais. Il voyagea dans les Indes de 1601 à 1617. — On a une relation latine de son voyage, Leyde, 1619 , in-4°.
SPILSBLRG (Inigo), dessinateur et graveur anglais ; n. v. 1730. — Portraits de George 111 , de \Vest, d'Inigo Jones, etc.
SPIIVA (Al. della). religieux pisan du 13e siècle ; m. 1313. Il a passé long-temps pour l'inventeur des lunettes. Il faut attribuer la priorité de cette découverte à Salvino degli Armati.
SPIIVA (Jo.), cardinal ; Sarzane 1756 - 1828. Il accompagna Pie VI en France, l'assista dans ses derniers sacrements , et fut son exécuteur testamentaire.
SPI1VELLI (Mat.), historien; n. Grovenazzo ( près Bari ) v. 1230, tué à la bataille de Tagliacozzo 1268. — < Journal historique . dans la Collection de Muiatori ; cet ouvrage est le plus ancien monument eu prose de la langue italienne.
SPINELLI (i\.) , jurisconsulte et diplomate italien du 14* siècle; n. Naples. — Glossœ ad constitutionés reyni neapolitani, 1551, in-f\
SPINELLI (Spinlllo) , dit l'Ancien, peintre du 13e siècle ; n. Arezzo.— Vocation de Zébédée (Carmes, Florence) ; Vierge ( palais des Treize). — Ses deux fils Forzore et Parri, furent , le second, peintre, et le premier, orfèvre et ciseleur.z= Spinello , dit le Jeune, fils de Forzore, exécuta les peintures de la sacristie de San-Miniato, près Florence.
SPINELLI ( F. -Ma. ) , prince de Scala , philosophe, ardent partisan de Descartes ; Murano (Calabre) 1686-1752.
SPINO (P.), poète, historien ; Albino (près Bergame) 1513-1588
SPIIVOLA ( Ambroise, marquis de ), célèbre général ; Gènes 1571-1630. Il se mit au service de l'Espagne, qui l'envoya dans les Pays-Bas, s'empara d'Ostende (1604), fit lever le siège de Gand à Maurice (1605), et déploya de rares talents dans la lutte contre ce dernier. A l'expiration de la trêve conclue en 1609, Spinola se couvrit de gloire par la prise de Juliers (1622) et de Bréda (1625). Rappelé par une intrigue de cour (1627), il fut plus tard envoyé dans le Montferrat contre les Français , mais il échoua devant Casai (1628). = Son frère Frédéric , commandant de l'escadre espagnole des Pays- Bas, fut tué dans un combat naval 1603.
SPINOSA (Bénédict) , célèbre philosophe ; Amsterdam 1632-1677. Né d'une famille de juifs portugais, il quitta la religion de ses pères et alla vivre dans la retraite, suffisant aux besoins de sa vie par la fabrication de verres d'optique , et s'absorbant tout entier dans la méditation. Cartésien en principe, il lira hardiment de la méthode toutes les conséquences extrêmes que Malebranche n'osa qu'effleurer, et imagina un système de panthéisme dans lequel il n'admettait qu'une substance infinie, Dieu. Étant donnée la notion de la substance, telle que la raison la conçoit et que la définition l'exprime, tirer de cette notion, par une déduction rigoureuse, sans l'expérience ou même malgré l'expérience, tout ce qu'elle renferme; puis , cette construction logique obtenue, la mettre à la place de l'univers, tel est le système de Spinosa , suivant lequel tout est l'effet d'une nécessité absolue ; il n'y a de liberté ni dans l'homme, ni même dans Dieu. Ces doctrines exposèrent le philosophe hollandais à des accusations d'athéisme dont le temps a fait justice, et Fénelon, Lami, Boulainvilliers, composèrent des réfutations du spinosisme, qui a été remis en honneur de nos jours par l'école de Schelling. — Renati Descartes printfpia philosophiez ; Tractalus theologico-
politicus; Ethica. Ses œuvres ont été publiées par Paulns, Jéna, 1802, et traduites en français par Saisset. 1842, 2 vol.
SPIRITI (Salvator), historien, poète; Cosenza 1712-1776.
SP1R1TO (Lau.), poète ; n. Pérouse 1136. — Altro marte, poème.
SP1TIGXÉE Ier, duc de Bohême, fils et successeur de Borzivoi (902); m. 907. Vratislas Ier lui succéda.
SPITIGNÉË II, fils et successeur de Brélislas (1055) ; m. 1061. Il fit commencer la cathédrale de Prague. Vratislas II lui succéda.
SP1TTLER ( L.-Timothée , baron de) , historien, ministre d'État du Wurtemberg ; Stuttgart 1752- 1810. — Histoire du Hanovre; Histoire du Wurtemberg.
SPITZXER (J.-Ern.), pasteur luthérien, naturaliste; Oberalberisdorf 1731-1806. — Histoire des opinions sur les abeilles, 2 vol. in-8°.
SP1ZEL (Théoph.), bibliographe, pasteur ; Augsbourg 1639-1691.
SPOH1V ( Fréd.-A.-Gu.) , philologue, érudit ; Dortsmund ( Prusse ) 1792 1824. — Il a laissé de nombreux ouvrages sur des matières d'archéologie et de philologie classique.
SPOLVER1XI ( Hilarion) , peintre de batailles , élève de Monti; Parme 1657-1734. On distingue parmi ses élèves Simonini et Fratacci.
SPOLVERINI ( le marquis J.-B.) , administrateur, poète; Vérone 1695-1763. — La Coltivaxione del riso, poème en vers blancs.
SPOX ( C.) , médecin , poète latin ; Lyon 1609- 16 >4. — Sibylla medica , traduction latine des Prognostics d'ilippocrate. = Son fils Jacques, médecin , antiquaire , voyageur ; Lyon 1617-1685. Il parcourut l'Italie , la Grèce et le Levant , d'où il rapporta des trésors classiques, et, de retour dans sa patrie ( 1676) , fut forcé de s'enfuir en Suisse, comme protestant. Il mourut dans la misère à Vevay. — Miscellanea erudita antiquitatis , in-f° ; Voyage, 3 vol. in-l2.
SPOXDE (J. de), Spondanus, lieutenant-général de la sénéchaussée de La Rochelle, helléniste, traducteur, commentateur; Mauléon 1557-1585.— Trud.'.ctions latines d'Homère , des Travaux et des Jours d'Hésiode. =. Son fière II en ni , évêque de Pamiers , historien ecclésiastique ; 1568-I6i3. — Epitome annalium ecclesiasticorum Buronii; Annalium Baronii continuatio , 2 vol. in-f°.
SPONTONI (Cyrus), historien, secrétaire du sénat de Bologne; Bologne 1552-1610. Il fut attaché à plusievs grands personnages de l'époque, ce qu. rend ses ouvrages intéressants. — Govemo di Slato in-4°; Azioni del re deW Ungaria , in-f°.
SPORENO ( Jo.) , historien ; n. L'dine v. 1490 , m. 1560. — Histoire du Frioul.
SPORK (F.-Ant., comte de), célèbre philanthrope et prolecteur des arts et des lettres ; Bohême 1662- 1738. Il fit traduire de diverses langues, et principalement du français, des ouvrages destinés à répandre l'instruction et la morale dans le peuple , introduisit les opéras italiens en Bohême , et fonda plusieurs hôpitaux.
SPOTSWOOD ( J.) , controversiste luthérien , l'un des réformateurs de l'Ecosse ; 1509-1585. = Son fils Jean, chancelier d'Écosse; 1505-1639. Il présida l'assemblée d'Aberdeen comme primat et métropolitain de l'Ècosse , et sacra Charles Ier à Holyrood. — Histoire d' Ecosse.
SPRAGG (Éd.), amiral anglais du 17e siècle, se distingua contre les Hollandais sous Charles II , et assiégea Alger avec succès ( 1672). Il fut tué 1673 dans un combat contre Tromp.
SPRANGER (Bart.), peintre, élève de J. Madyn; Anvers 1546, Prague 1023. — Paysage , fresque (chUeau Farnèse , Caprarola) ; Jugement dernier, peint sur cuivre; Vierge { Saint-Louis-de* Français , Rome).
SPRAT. — STAËL.
SPRAT (Th.), prélat anglais, l'on des fondateurs de la Société royale de Londres; Tallaton (Devonthire ) 1(536-1713. — Histoire de la Société royale ie Londres; Vie de Cowley.
SPRECHER de Bekmeck ( Fortunat) , historien; Davos ( pays des Grisons ) 1585-1647. = Salomon de Berneck, landamman de la ligue des Dix-Droitures ; Davos 1697-1758. Il se distingua au service de l'Autriche dans les guerres d'Italie.
SPRENGEL ( Mat.-Chr.), historien , géographe , statisticien; Rostock 1746-1803.
SPREXGF.L (Kart), médecin, botaniste; Voldekow (Prusse) 1766-1833. — Essai d'une histoire pragmatique de la médecine , 5 vol. ; Histoire de la botanique , 2 vol.
SPREiVGER ( Balt.) , agronome allemand ; 1724- 1791.— Eléments d'agriculture , 3 vol. in-8° ; Traité complet de la culture de la vigne , 3 vol. in-8°.
SPREXGER ( Placide) , historien , littérateur ; Allemagne 1735-1806.
SPRETI ( Didier) , érudit ; Ravenne 1414-1474. — De amplitudint urbis Rauennœ, 2 vol. in-4°.
SPRIIMGER (J. -Christ. -Éric de), économiste, jurisconsulte, directeur de la chambre des finances du comté de Buckebourg ; Schwabach (principauté d'Anspach ) 1727-1798.
SPROAG (Guérard), peintre; n. Harlem 1600.— Portrait de femme ( Mus. roy.).
SPROT ( Rabbi-Scem-tov-ben-Isaac-ben) , médecin; n. Tttdela v. 1374. — Even Bochen , ouvrage dirigé contre les chrétiens.
SPURIXIVA (Vestricius) , général romain , poète, tous Vitellius et Vespasien ; n. v. 23 après J.-C. — On lui attribue des poésies lyriques publiées par Bayer. (Mém. de l'Acad. de Pétersbourg, tom. II.)
SPURZIIEni (Gasp.), célèbre médec, disciple de Gall;n. près cl e Trêves (Pru-se) 1766, m. 1833. Attaché à la doctrine de Gall, qu'il modifia cependant légèrement, il parcourut la France, l'Allemagne, UAngleterre et les États-Unis, dans le but d'y populariser la phrénologie. Il mourut du typhus à Boston. — Outre sa coopération à VAnatotnie du cerveau de Gall, il a laissé : Sur la Jolie; Sur les principes de l'éducation.
SQUARCIONE (F.), peintre de l'école vénitienne ; Pa;loue 139 i- 1474. Il forma une riche collection d'objets de peinture et de sculpture , recueillis par lui en Grèce et en Italie. Ses tableaux sont fort rares.
SQEIRE (Sam.), érudit , prédicateur ; Wiltshire 1714-1766.
SSE-MA-KOUANG, homme d'État et historien chinois; Yng-tsoung 1018-1086.
SSE-M Y-TCI1IXG, historien chinois du 7e siècle, a publié un supplément à l'Histoire de Sse-Ma- Thsian et trente livres de Mémoires.
SSE-M Y-TIIAN , historien chinois du 2e siècle av. J.-C, historiographe de l'empereur W'ou-Ti. Il fut chargé par ce prince de présider une académie de lettrés, qui s'occupaient de recueillir et de refondre les ouvrages historiques sur la Chine, afin de les réunir en un même corps d'ouvrage. Il ne put terminer ce travail , qui fut achevé par le suivant. = Sse-Ma-Thsian, célèbre historien chinois, . fils du précédent , se livra a d'immenses travaux relatifs à l'histoire de la Chine. Impliqué dans un complot contre l'empereur, il fut condamné à mort, mais sa peine fut commuée en celle de la mutilation , et l'historien put achever son grand ouvrage intitulé Sse-ki (mémoires historiques), qui embrasse l'histoire de la Chine de 2697 à 122 av. J.-C.
STAAL ( Marg.-J. Cadier de Launay, baronne de), femme de chambre et confidente de la duchesse du Maine ; Paris 1693-1750. Elle joua dans la conspiration de Cellamare un rôle actif, qui lui valut un emprisonnement à la Bastille , et fut du reste mal payée de son dévouement par la duchesse. —
Mémoires, Paris, 1821, 2 vol. in-8°, insérés dans la Collection Michaud-Poujoulat.
STAREN (H.), peintre ffamand , élève du Tiirtoret ; 1578-1658.
STACE, Puùlius Papinius Statius , po' te latin ; Naples 61-96. Il fut comblé de faveurs par Domitien, ce qui excuse en partie sa basse adulation envers cet empereur. — La Thébaide, poème épique en 21 chants; l'Achilléide; Sylves, traduits dans les Collections Panckoucke et Dubochet.
STACKOUSE (Th.), savant pasteur, philologie, controversiste , érudit; Angleterre 1680-1752. — Aperçu de l'histoire, de la chronologie et de la géographie anciennes, 3 vol. in-4°.
STADE (Thierri de), philologue ; Stade (Hanovre) 1637-1718.
STADION (Ph. comfe), diplomate au service de l'Autriche; Mayence 1763-1824. Il fut ambassadeur impérial en Suède et à Londres ; tomba en disgrâce, se réconcilia avec l'Autriche et devint ministre des affaires étrangères (1806). Il fut obligé de quitter ses fonctions par ordre de Napoléon (1809), mais il reparut comme plénipotentiaire au traité de Tœplitz (1813) et au congrès de Vienne (1814 et 1815).
STADï.ER (l'abbé Maximilien), organiste, compositeur ; Mœlk-sur-Danube 1748-1833. 11 fut appelé à Vienne par Joseph II, et a laissé de nombreux ouvrages.
STAEL-HOLSTEIN (Eric Magntjs, baron de), diplomate; Suède 1725, Poligny 1802. Ministre plénipotentiaire près la cour de France (1783), il épousa la fille de Necker (1786) , et assista passivement à toutes les révolutions qui se succédèrent dans notre pays jusqu'en 1799, époque à laquelle it fut définitivement rappelé par Gustave-Adolphe.
STAEL-IIOLSTEIN (Anne-Louise-Germaine Necker, baronne de), célèbre femme auteur ; 1766-1817. Fille de Necker, pour lequel elle eut dès sa plus tendre enfance une admiration et un respect portés jusqu'à l'idolâtrie, elle se montra digne de son père par le talent et la noblesse du caractère. Un mariage qu'elle contracta (1786) avec le baron de Staël- Holstein , homme entièrement nul et obligé par sa place d'agir avec la plus grande circonspection , n'empêcha pas la fille de Necker de prendre part pu mouvement politique qui agitait alors la France. Bien que dévouée à la eau e de la liberté, elle forma un plan d'évasion pour Louis XVI 1792). Peu après elle envoya au gouvernement révolutionnaire une défense de la reine. Son influence politique ne fit que croître sous le directoire , et ses salons étaient alors des sortes de tribunaux où les célébrités politiques et littéraires de l'époque venaient juger les hommes et les choses. Mais Bonaparte arriva , et madame de Staël , mise nu nombre des idéologues, fut exilée à 40 lieues de Paris ; elle quitta alors la France et alla étudier la langue et la littérature allemandes, à peu près inconnues à notre pays, au milieu des Goethe, des Wieland, des Schiller, qui accueillirent l illustre exilée avec la plus grande distinction. Après un court séjour à Cappet, elle revint à Paris pour y publier son Allemagne ; mais cet ouvrage déplut, l'édition fut mise au pilon, et madame de Staël, ne voulant plus habiter sa retraite du canton de Vaud, devenue pour elle une sorte de prison, parcourut successivement l'Autriche, la Russie et l'Angleterre. Ce fut à cette époque ( 1812) qu'elle contracta un mariage secret avec M. de Rocca. Elle na revint à Paris qu'après la chute définitive de l'empereur, et reçut de Louis XVI 11 2,000,000 franci à titre de restitution des sommes dues à Necker. — L'Allemagne; Delphine (1802), Cun» ne ( 1 807 ), romans , Considérations sur la Révolution française, 3 vol. in-8° ; OEuvres complètes , Paris , 1821 , 17 vol. in-8°, réimprimés dans le Panthéon littéraire, 3 vol. grand in-8J.= Son fils Auguste, agronome ; Coppet 1790-1827. — Édition des œuvres de sa mère et de Necker.
STiEWARTS. — STANISLAS.
STjEWARTS ou STEVERTS (Palamède), peintre ; Londres 1607-l(»38. Il peignit principalement des sujets militaires. =s Son frère Antoine- Palamède, peintre de genre et de portraits; m. 1680.
STAFFORD, ancienne famille d'Angleterre, d'origine normande. as Humphkiy servit Henri VI contre le duc d'York et fut créé duc de Buckingliam (1465). = Heniu, petit-fils du précédent, favori de Richard III. S'étaut révolté contre lui, il fut décapité 1483. = Son fils Edouard, accusé de trahison par Henri VIII, fut décapité 1521.
I STAFFORD (Gu. Howard, comte dk), -»«înxième fils de Thomas, duc de Norfolk, épousa l'Héritière de Stafford (1640) et fut créé comte de ce nom par Charles Ier. Tout dévoué à la cause des Stuarts, il contribua à la restauration qui ramena Charles II, mais il fut victime de la haine des whigs. Ceux-ci l'impliquèrent dans le complot des Poudres, et le firent condamner à mort, sans que Charles II osât le sauver. Il subit son supplice 1680.
STAHEL1N ( J.-H. ) , médecin , botaniste ; Baie 1668 • 1721.= Son fils Benoit étudia la botanique à Paris sous Vaillant , et guida Haller dans les excursions que ce savant , jeune encore, fit pour sa Flore suisse. =r J. -Rodolphe, parent du précédant, anatomiste, botaniste; Bàle 1724-1796.
STAHL (G.-E.), célèbre médecin et chimiste; Anspach 1660-1734. II imagina le système connu sous le nom d'animisme , dans lequel il explique les phénomènes de l'économie animale par un principe immatériel identique avec le principe de la pensée , l'âme , et se fit un nom en chimie par sa théorie du phlogistique, qui lui servait à expliquer tous les phénomènes de la combustion. — On a de Stahl de nombreux ouvrages , dont les principaux sont : Theoria medica vcra ; Fundamenta chimite ; De motu tonico vitali ; Sciamachia.
STAHREMBERG (Guido-Balde, comte de], feldmaréchal ; Autriche 1657-1737. 11 commanda l'armée d'Italie après le départ d'Eugène (1701), parvint à tenir les Français éloignés de Turin , comprima une révolte en Hongrie (1704), fut envoyé en Espagne et se distingua dans la guerre de la Succession. Il battit Philippe V à Almenara, mais le duc de Vendôme le défit à Villa - Viciosa (1710). Peu «près son retour en Allemagne, il fut nommé président du conseil aulique de guerre (1716) et conserva ce poste jusqu'à sa mort, ss Son neveu G.- Adam, prince de Stahremberg , ministre d'État, gouverneur-général des Pays-Bas ; Londres 1724-
STAIN (C.-Léop. , comte de) , grand-maître de l'artillerie autrichienne; Bruxelles 1729, Souabe 1809. Il débuta d;ms les Pays-Bas sous les ordres de Mercy, et devint commandant de la Lombardie (1781). Ce fut lui qui fit construire la citadelle de Milan.
STAINER (Rich.), vice-amiral anglais ; m. 16G2. Use distingua dans plusieurs expéditions maritimes, sous la protection de Cromwell, et fut chargé à la Restauration, ainsi que Montague, de ramener eu Angleterre le roi Charles II.
STAIR f J. Dalrymi-le, comte de), général, homme d'État ; Edimbourg 1073-1747. Il détacha les Écossais de la cause de Jacques II, et, protégé par Guillaume III, servit avec honneur sous Marlborough ) 1702). Il fut ensuite ambassadeur en Pologne et en France; fit expulser le prétendant , parvint sous George II au grade de grand-amiral d'Ecosse et de feld-maréchal, et, ayant reçu le commandement de i'armée anglaise en Allemagne, gagna sur le maréchal de Nouilles lu bataille de Dettingen (1743). Cependant, mal vu du roi, il se retira dans ses terres et reparut, bientôt pour faire avorter la tentative de Charles- Edouard sur l'Angleterre ( 1745-46 ). ~ Jean, comte de Stair, parent du précédent, homme d'État, économiste ; m. 1789.
STALBEKT (Adr.j, paysagiste, graveur à Peau-
forte ^Anvers 1580-1660. Il fut appelé à Londres par Charles II.
STALENS (J.), oratorien, théologien, érudit ; duché de Clèves 1595-1681.
STAI.PART VAN DER WIEL(Corn.), médec; n. La Haye 1620.— Observationes rariores, 2 vol. in-8°.
STAMFORT (H. Jo. de), général et tacticien hollandais ; Bourges 1742, Hambourg 1807.
STAMPA (Gaspara), femme poète, célèbre par son amour pour le comte Colalto de Trévise ; n. Padoue v. 1523, m. 1554. — Poésies, Venise, 1554, in-8°.
STANCARl (F.), célèbre unitaire, hébralsant , controversiste ; Mantoue 1501-1574. Il fut chassé d'Italie et d'Allemagne, et soutint une longue polémique avec Osiander. — De Trinitate et mcdiatore.
STANCARI (Vict.-F.), mathématicien, écrivain; Bologne 1678-17U9.
STAIMDISII (H.), prélat anglais, conseiller de la reine Catherine, prédicateur; m. 1535. = Son neveu Jean, chapelain de la reine Marie, théologien, controversiste; m. 1556.
STANHOPE, famille noble d'Angleterre qui a fourni plusieurs personnages distingués : = Jacques, comte de Stanhopb, général, homme d'État; 1673-1721. Il se distingua dans la guerre de la Succession comme* guerrier et comme diplomate, et s'empara de Port-Mahon et de Minorque, mais il fut fait prisonnier à Bribuega (1710), et subit deux ans de captivité. Plus tard ce fut lui qui conclut avec Dubois à La Haye le traité de la, triple-alliance (1717), puis, nommé secrétaire-d'État (1718), fit signer la quadruple alliance. rz Son fils Philippe, m. 1786 , consacra sa fortune aux progrès des sciences, et fit imprimer à ses frais les œuvres de Simson. — On lui doit aussi une belle édition d'Archimède , Oxford, 1792. = Charles , comte de Stanhope, physicien, mécanicien, pair d'Angleterre ; 1759-1816. Beau-frère de Pitt, il n'en défendit p^is moins avec ardeur les opinions libérales, mais il s'est surtout fait un nom par son génie pour les sciences physiques et mathématiques. — Ou lui doit la presse dite à la Stanhope, diverses machines très-ingénieuses et quelques ouvrages.
STANISLAS (saint) , martyr, évèque de Cracovie (1072). Il fut mis à mort (1079) par ordre de Boleslas II, auquel il reprochait ses débauches et ses tyrannies.
STANISLAS KOTSKA (saint), jésuite, fils d'un sénateur polonais ; château de Kotska 1550 , Rome 1568. Il n'a d'autre titre à la célébrité que sa grande piété qui lui valut la canonisation.
STANISLAS Ier, Leczinski, roi de Pologne, fils de Raphaël Leczinski, grand-trésorier du royaume ; Lemberg (Gallicie) 1682, Lorraine 1766. Il se trouvait grand-échanson de la couronne lorsque la guerre éclata entre Auguste II et Charles XII, qui, ayant renversé son ennemi , plaça Stanislas sur le trône de Pologne (1705). Les conquêtes du roi de Suède affermirent son pouvoir ; mais il dut s'enfuir après le désastre de Pultawa (1712). Il suivit Charles XII en Bessarabie et en Turquie; reçut de lui le duché de Deux-Ponts , qu'il fut obligé d'abaudonner au comte palatin Gustave (1718), et vint se fixer en Alsace. Ce fut quelques années après que Louis XV épousa sa fille (1725). Réélu roi à la mort d'Auguste II (1733), Stanislas fut assiégé dans Danzig par une armée russe , s'échappa à grand' peine et revint en France. Il obtint, par le traité de Vienne (1738), la souveraineté de la Lorraine et du duché de Bar. Son gouvernement , qui dura 28 ans, fut une ère de bonheur pour ses sujets; on lui reproche cependant d'avoir fait démolir les plus beaux édifices de Nancy, afin d'effacer le souvenir de l'ancienne domination ducale. Quoi qu'il en soit, la protection qu'il accorda aux letlres«et aux sciences lui a valu avec raison le surnom de Bienfaisant, — Outre quelques ouvrages en polonais, eu a de lui en français divers écrits sur la philosophie , la