THÉOPHILE
et Léon V. — Plusieurs de ses ouvrages ont été publiés par le P. Sirmond, 1613G.
THEODORE PRODROME, moine grec du 12e siècle. — Rodante et Dosiclès , roman en vers fambiques, édité par Guulmin, 1625, et trad. par Godard de Beauchamp.
THÉODORE. Voy. Neuhof.
THÉODORET, écrivain ecclésiastique , évéque de Tyr ; Antioche 387-458. — llist. ecclésiastique; Traite de la Providence. La meilleure édition de «es OEuvres est celle de Schulze , 17G9, grec et latin. f
THÉODORIC Ier, roi des Wisigoths , fut élu à la mort de Vallia (419). Il tenta, sans succès, de «'emparer de Narboune; soutint de longues guerres contre les Romains (426-436;; prit pour gendre Genséric, avec lequel il ne put rester en bonne intelligence ; et, s'étant joint à la ligue formée contre Attila, périt à la bataille de Cbàlons 451. Thorismond, son fils, lui succéda.
THEODORIC II, second fils du précédent; acquit le trône (453) en faisant périr son frère Thorismond; étendit l'empire des Wisigoths en deçà et au delà des Pyrénées , et s'empara de Narbonne ; il défit Réchiaire, roi des Suùves (456), et mit Avitus sur le trône d'Occident. Son frère Euric l'assassina en 466 et s'empara du pouvoir.
THÉODORIC le Grand, roi des Ostrogoths ; n. Pannonie v. 455. Il fut envoyé, à huit ans, comme ôtage à Constantinople, et devint (472), à la mort de son frère Théodémir, chef des Ostrogoths. Nommé patrice, consul et capitaine des gardes de l'empereur (484) par Zénon, au rétablissement duquel il avait contribué (477), il entreprit la conquête de l'Italie (488), alors au pouvoir d'Odoacre. Trois victoires successives lui livrèrent ce royaume. Il s'assura le trône en faisant poignarder son rival (493), joignit à ses Etats la Rhélie, la Pannonie, 1 Illyrie, la Norique ; se ménagea l'appui de Clovis en épousant la sœur de ce prince, et sut s'attacher la plupart des chefs barbares. Nommé (506) tuteur de son petit-fils Amalaric, roi des Wisigoths, il chassa l'usurpateur Gésalic (512) , repoussa Clovis devant Arles , et défendit la Septimanie contre les attaques des Francs. En même temps il faisait fleurir en Italie le commerce, l'agriculture et les lettres; conservait les anciennes formes de l'administration romaine ; faisait bâtir de nombreux édifices pour l'utilité publique, et, quoique arien, comme toute sa nation , favorisait les catholiques. Sur la tin de ses jours , ce grand prince devint défiant et cruel; il fit périr Bocce (52i) et Symmaque (525)' sur de fausses accusations, et mourut en proie à une profonde mélancolie 526. Athalaric lui succéda. — On lui doit un Code, dit loi gothique , qu'il fit rédiger v. 500.
THÊODOSE Ier le Grand, Flavius Theodosius, «mpeieur romain ; Espagne 3i6-395. Fils du comte Tbéodose, mis à mort par ordre de Gratien , il se distingua dès sa jeunesse en repoussant une invasion des Quades et des Marcomans (372), et venait de remporter un avantage sur les Wisigoths lorsque Gratien le fit proclamer empereur d'Orient à Sirnaium , à la place de Valens (379). Dès son installation au pouvoir, Théodose, aussi habile politique que grand guerrier, s'attacha les Wisigoths par sa conduite généreuse envers leur roi Atlianaric; intervint dans la lutte entre Gratien et Maxime, qui, après avoir renversé le premier, menaçait Valeulioâen II (387), et comprima avec une rigueur nécessaire les fréquentes séditions des grandes villes. La mort de Maxime , qu'il fit périr à Aquilée , après l'avoir battu en Pannonie (388), et la défaite d'Eugène et d'Arbogasle (394), assurèrent la possession de tout l'empire à Théodose, qui ne jouit qu'un an du pouvoir souverain. II m. l'année suivante, laissant l'Orient à son fils Honorius , et l'Occident à Arcadius.
THÉODOSE II , fils d'Arcadius et pelit-fils du
précédent ; 399-450. Ce prince faible , qui monta sur le trône (408), n'eut guère qu'une ombre de pouvoir, et laissa la direction des affaires de l'Etat à Anthémius, son ministre, qui fut successivement remplacé dans la faveur royale par l'ulchérie , sœur de Théodose; par Athénaïs, sa femme, et par l'eunuque Chrysaphe. Les principaux événements du règne de cet empereur débile furent une guerre avec la Perse, les querelles religieuses du nestorianisme et de l'eutycliianisme , et la rédaction du Code théodosien (438). Marcien lui succéda.
THÉODOSE III, receveur à Adramyte, proclamé empereur d'Orient (716) par l'armée révoltée à Rhodes; força Anastase II à abdiquer, et céda bientôt lui-même le pouvoir souverain à Léon III
THEODOSE de Tripoli , géomètre et astronome
grec; n. Bilhynie, vivait v. 50 av. J.-C. ■ — Traité
de la sphère, grec-latin, 1707, in-8° ; De habitatio-
nibus;rDe diebus et noctibus , grec-latin, 1572.
THÊODOSE, dit le Grammairien; n. Syracuse v. le milieu du 9e siècle. — Lettre au diacre Léon, imprimée dans l'édition de Léon le Diacre donnée par M. Hase.
THEODOTIOiV ou THÉODOTE , traducteur de l'Ancien Testament en grec; n. Sinope, viv. v. 160.
THÉODIJLFE , écrivain ecclésiastique, poète latin, évéque d'Orléans ; n. dans la Haute-Italie. Il fut appelé en France par Charlemagne (781), et contribua puissamment à y restaurer les lettres. Accusé, sous Louis-Ie-Débonnaire , d'avoir pris part à la révolte de Bernard , il fut dépouillé de ses bénéfices et exilé (818) à Angers, où il m.
THÉOGIVIS, poète gnomique; n. Mégare v. 538 av. J.-C. II figure presque toujours en tète des collections des poètes gnomiques.
THÉOIV , dit l'Ancien, mathématicien et astronome grec; n. Smyrne, viv. sous Trajan et Adrien au 2e siècle de notre ère. — Abrégé des 4 sciences mathématiques, 1644, in-8°.
THÉOIV , sophiste ou rhéteur d'Alexandrie ; viv. au 3e siècle sous les Antonins. — Progymnasmata, Leyde, 1626, in-8". On lui attribue encore des Règles épistolaires , que plusieurs auteurs donnent à Liban ius.
THEOIV, fameux mathématicien et astronome d'Alexandrie ; viv. dans la 2e moitié du 4e siècle. — Commentaire sur Euclide , grec-français, 1821 , 2 vol. in-4°; Tables manuelles, grec-fiançais, 1822- 23 , 2 vol. in-4°. Ces deux éditions sont dues à l'abbé^Halma.
THÉOPHANE, historien et poète grec; n. Mitylène. Il s'attacha d'abord à Pompi'e , puis à César après la mort du premier. — Il ne reste que des fragments de son Histoire des guerres des Romains sous le commandement de Pompée.
THÉOPHA1VE ( saint ), confesseur et historien grec, l'un des auteurs de l'Histoire byzantine; n. v. 751, m. 818 exilé par Léon l'Arménien dans l'ila de Samothrace. — Chronographie (284-813), insérée dans la Collection byzantine.
THÉOPHANE ou THEOPHANON , impératrice d'Orient. Fille d'un cabaretier, elle parvint à se faire épouser par Romain, fils de Constantin VII (959), le fit périr (963) ainsi que son second époux, Nicéphore-Phocas (969) ; fut exilée par Jean Zimiscès (976), et rappelée par Basile II et Gonstantin VIII (983).
THÉOPHILE (saint), père de l'Eglise, évéque d'Antioche ( 168), m. v. 190. — Apologie de la religion chrétienne , 1724, in-8°.
THÉOPHILE, empereur d'Orient, fils et successeur (829) de Michel II ; punit les meurtriers de Léon V; protégea activement les iconoclastes, et, continuellement en guerre avec le calife Motassem, mourut 842 quelque temps après que celui-ci eut saccagé Amorium, sa patrie. Michel III Lui succéda.
THEOPHILE , jurisconsulte grec ; m. v. 530. Il