‹ Biographie portative universelleChapitre 574 sur 702 · THOMAS · texte numérisé non relu

THOMAS

SAINTS

THOMAS, en grec Didyme, un des 12 apôtres. Selon les traditions, il alla prêcher l'Évangile jusque dans les Indes.

THOMAS D'AQUIIV, célèbre docteur scolastique , surnommé le Docteur anyélique et l'Ange de l'école; Rocca-Secca (royaume de Naples) 1227- 1274. D'une famille illustre, il entra dans l'ordre de» Dominicains, et obtint une immense célébrité par son esprit véritablement philosophique, particulièrement appliqué à donner à la théologie une base solide et rationnelle. L'art individuel de raisonner, dont VOnjanon d'Aristote dotait les hommes, ouvrait un large essor au libre examen ; la raison entrait dans les choses de la foi, et éludait l'autorité si elle n'osait encore la combattre. Une telle situation des esprits menaçait directement l'Église, qui comprit le danger. Saint Thomas représenta instinctivement ce besoin de revêtir pour ainsi dire Aristote de tout l'appareil de l'autorité, de l'amender au nom de la révélation, chose singulière, tout en le considérant comme infaillible, ou à peu près, et relira ainsi momentanément aux doctrines du philosophe grec quelque chose de leur puissance. Tel fut l'objet de la Summa theoloyite de saint Thomas, qui comprend, outre la métaphysique, un système complet de morale et même de politique, et où l'on trouve déjà tracés, d'après saint Augustin, les traits principaux de la Théodicée de Leibnitz. Comme cet illustre penseur, Thomas croit que Dieu se détermine toujours par la raison du meilleur, et admet, avec l'évéque d'Hippone, une grâce efficace par elle-même. En métaphysique, il est idéaliste et regarde les idées abstraites comme formant l'essence des choses ; en morale, si reconnaît entre le bien et le mal une distinction essentielle et indépendante de la volonté de Dieu. Les doctrines de saint Thomas, qui avait étudié à Cologne sous Albert-le-Grand, eurent un grand retentissement à l'Université de Paris, où il avait pris le bonnet de docteur (1255); mais leur savant auteur n'en refusa pas moins constamment les dignités ecclésiastiques dont les papes Innocent IV et Clément IV voulurent l'honorer ; il se contenta du titre de definitor (professeur) dans son ordre. Duns Scott le combattit vivement après sa mort, et cette querelle, qui marque la troisième époque de scolastique, partagea l'Ecole en thomistes et en scotistes, qui ergotèrent sur les doctrines de leurs maîtres. — Les principaux ouvrages de saint Thomas sont la Somme de théologie, déjà citée, et une Somme de la foi catholique, contre les Gentils. Ses œuvres forment 18 vol. in-f°, Rome, 1570-71 ; 23 vol. in-f°, Paris, 1636-41 ; 20 vol. in-4°, Venise,

PRINCES

THOMAS, comte de Savoie, fils et successeur d'Humbert III (1188), servit fidèlement les emp«reurs Philippe et Frédéric II, et fut vicaire ae

Page 1