VICTOR
— VIEIRA.
mort vint l'arrêter subitement au milieu de ses 6uccês. Son fils François-Hyacinthe lui succéda.
VICTOR- AMÉDÉE II, duc de Savoie, puis roi de Sardaigne ; 1665-1732. Fils de Charles- Emmanuel II , auquel il succéda (1675) comme duc de Savoie, il régna d'abord sous la tutelle de sa mûre, Marie de Nemours, et cimenta son alliance avec la France en épousant la nièce de Louis XIV , Anne d'Orléans. Mais, commençant dès-lors à mettre en pratique cette politique tortueuse et versatile qui a caractérisé tout son règne, il entra subitement en négociation avec Guillaume III et le duc de Bavière. L'invasion de Catinat ( 1G90), qui le défit à Staffarde ainsi qu'en plusieurs autres rencontres, le mit à deux doigts de sa perte. Il fallut l'arrivée du prince Eugène pour sauver Victor- Amédée, qui reçut (1692) de la cour de Vienne le titre de commandant des troupes envoyées par l'Autriche , et ne s'en laissa pas moins acheter par Louis XIV. Après la paix de Ryswick (1697), il recommença à machiner sourdement contre la France, tout en négociant ouvertement avec Louis au sujet de la future succession de Charles II. Le traité de Turin (1703), signé par lui, l'ayant de nouveau placé clans la position d'ennemi déclaré, il perdit ses États, qui lui furent enlevés dans les campagnes dè 1703 à 1706, se réfugia à Gênes , et, rétabli dans ses possessions italiennes par le prince Eugène , dirigea une attaque infructueuse contre Toulon (1707). Il reparut (1708) à la tête de l'armée austro-sarde , et , après quelques succès, dut reprendre sa neutralité par suite d'une querelle avec l'Autriche (l70J).# Le" traité d'Utrecht lui ayant rendu, outre ses États, la Sicile et une portion du duché de Milan , il prit le titre de roi , échangea avec l'Autriche la Sicile contre la Sardaigne (1717), et déposa la couronne (1730). Il se repentit plus tard , mais vainement, de cette abdication.
VICTOR-AMEDÉE III, fils et successeur (1773) de Charles-Emmanuel III; 1726-1796. Il signala Je commencement de son règne par d'heureuses améliorations dans l'administration du royaume, fonda l'Académie des sciences de Turin, et fit élever de magnifiques constructions dans les principales villes de son royaume; mais, hostile aux idées révolutionnaires, il se montra l'un des ennemis les plus acharnés de la France, accueillit les premiers émigrés, et ferma ses États à l'ambassadeur Sémouville. Battu en plusieurs rencontres par Soherer et une dernière fois par Bonaparte (1796) , il se vit contraint de signer la paix de Paris, qui lui enleva une partie de ses Etats.
VICTOR-EMMANUEL 1", roi de Sardaigne, fils de Victor-Amédée III et frère de Charles -Emmanuel IV; 1759-1824. Il succéda à son frète (1802) dans la Sardaigne seule, parvint à se soutenir contre Bonaparte, et recouvra le Piémont et la Savoie, auxquels il put ajouter l'ancien territoire de Gênes (1815). Le despotisme de ce prince fit éclater une révolte (1821) à la suite de laquelle il abdiqua, plutôt que de rien concéder aux libéraux. Son frère Charles-Félix lui succéda.
VTCTORI1V, Marcus Aurelius Piauvonius Victorinus, fils de Victorine, l'un des trente tyrans qui prirent la pourpre sous Gallien , avait été associé à l'empire par Posthume (264). .Maître de la Gaule, de l'Espagne et de la Bretagne , il battit les troupes de Gallien; mais ses soldats le massacrèrent 268. Sou fils Lucius, proclamé après sa mort, périt de même quelques jours après.
VICTORIA DE FELTRE, célèbre instituteur et philanthrope; Feltre 1379-1417. Appelé à Mantoue par J.-F. de Gonzague , il fonda une école où il entretint à ses fiais les enfants pauvres.
VICTORL\E , Aurélia Victorina , sœur de Postfaume, mère de Victoria, Elle parvint à faire
adopter par le premier (264) son fils, après la mort duquel elle fit successivement donner la pourpre a Victorin-le-Jeune , à Marcus, à Tetricus. Elle m. 268. Elle s'attira par ses libéralités l'affection des soldats, qui la surnommèrent Mater exerciluum.
VICTORINUS (Fabius-Marius), orateur et grammairien latin ; n. Afrique, m. 370. — De orthographia ; Commentaires sur les livres de l'invention de Cicéron ; Poésies sacrées ; Traité contre les hérétiques.
VICTRICIUS (saint), hagiographe, missionnaire, évêque de Rouen et patron des marins; n. dans les Gaules v. 330, m. 410. — - De laucle sanctorum, publié par l'abbé Lebœuf.
VIDA (Marc-Jér.), célèbre poète latin, évêque d'Albe; Crémone 1490-1566. — La Christlade, l'Art poétique , les Echecs , les Vers à soie, dont l'édition principale est celle de Crémone, 1550, 2 vol. in-8°.
VIDAL (P.), troubadour provençal ; m. 1200. Il mena une vie très-aventureuse et finit par perdre la raison. — Pièces (Raynouard , tomes ni et iv). — On connaît plusieurs autres troubadours du même nom.
VIDAL (Ja.), dit le Vieux , peintre d'histoire ; Balmaseda (Espagne) 1583-1615. — Christ, Vierge (cathédrale, Séville ). = Sou neveu et élève, Ja. Vidal de Liendo, dit le Jeune, peintre; Balmaseda 1692 1648.— On voit plusieurs tableaux de lui dans la sacristie de la cathédrale de Valence.
VIDAL (Domin.J, peintre, élève d'Antoine Palomino ; n. Valence 1670. — Vie de saint Nicolas de Barri et de saint Pierre, fresques (église St-Nicolas, Valence).
VIDAL (Bart.) , médecin ; Martigues (Provence) 1741-1805.
VIDELER ou VIDILLER (Reinmar) , minnesinger du 12« siècle. Il vécut à la cour de Léopold VII, duc d'Autriche, et accompagna ce prince en Terre- Sainte ( 1 217 ) . — Ses poésies, ainsi que celles de son fils Reinmar-le-Jeune, ont été insérées dans le Recueil de Manessen, 1758.
VIDONI (P.), cardinal ; Crémone 1759-1830. Ce prélat ayant acquis à Rome le palais Stoppani dans lequel on conserve les 4 tables des Fastes de Valerius-Flaccus, le» fit restaurer et en publia une belle édition.
VIDUS-VIDIUS (Guido-Guidi, en latin), célèbre médecin, érudit ; n. Florence, m. 1569. Il professa long-temps en France , où il devint premier médecin de François Ier , qui créa en sa faveur la place de lecteur en médecine au Collège royal. A la mort du roi, il fut rappelé à Florence par Cosme de Médicis. — Traduction latine des anciens chirurgiens grecs, Paris, 1544, in-f°, belle et rare édition, dédiée à Charles Ier. Ses œuvres forment 3 vol. info, Venise, 1614.
VIEIL (P. Le), peintre sur verre ; Paris 1708- 1772. — Il restaura ( 1734 ) les beaux vitraux des charniers de St-Étienne-du-Mont , et ceux de l'église de St-Victor. — Art de la peinture sur verre, in-f°. =r Guillaume, de la même famille, peintre sur verre; Rouen 1675-1731. — Il peignit à Paris les vitraux de l'église des Blancs-Manteaax et fut chargé par Mansard de peindre ceux de la chapelle du château de Versailles.
VIEILH DE BOISJOLIX (Cl. -Augustin), littérateur, biographe ; Paris 1788-1832. — A la mort de Rabbe , il le remplaça dans la direction de la Biographie des contemporains, 5 vol. in-8°.
VIEILLEVILLE (F. de Scépeaux, sire de), vaillant capitaine français, historien; 1509-1571. Il se distingua sou's François Ier et Henri II, fut un des plénipotentiaires à Cateau-Cambrésis , et créé maréchal par Charles IX (1562). — Mémoires écrit! par Carloix, son secrétaire ; ils sont insérés dans les Collections Petitot et Michaud-Poujoulat.
VIEIRA (Séb.) , jécuite portugais, mitsionnalro au Japon; Castro d'Aire 1570-1634.
!585 VIETRA. — VIGNIER. 1536
VIEIRA ou VIEYRA ( Ant.), jésnite, prédica'cur, missionnaire a» Brésil ; Lisbonne 1G08, Baliia 1697, — Ses oeuvres forment 15 vol. in-i°.
VIEL (C-F.), archilecte, écrivain, élève de Chalgrin ; Paris 1745-1819. — Le Mon t-de- Piété, ' Ilôuital Cochin; Pitié; grand amphithéâtre de l'Hôtel-Dieu ; grand egout de Bicétre.
VIEL (Èt.-Bern.-Al.), prêtre, poêle latin; N< urèlle-Ôrléaus 1756-1821.— Traduction du Télémaque en vers latins.
V1EN (Jo.-Ma.) , peintre . graveur à l'eau-forle , membre de l'Académie de peinture, directeur de l'Ecole française à Rome, sénateur; Montpellier 1716-180!). Il commença la régénération de la peinture en France, et forma David et Vincent. — Saint Germain, l'Ermite endormi (Mus. roy.) ; Prédication de saint Denis (église St-Roch). rr: Sa femme, Marie Reboul, peintre; 1728-1805. Elle excellait à représenter la nature morte.
VIENNE (J. de), célèbre capitaine du 14e siècle, amiral de France , issu d'une ancienne maison de Bourgogne.il se distingua dans la guerre de Charles V contre les Anglais ; après une descente en Angleterre où il brûia plusieurs villes (1377), il prit part à la bataille de Bosebecque (1382) ; fit ensuite la guerre en Espagne et en Barbarie, et périt 1390 à la bataille de Nicopolis, où il commandait l'avant-garde. = Guillaume, de la même famille, grand-chambellan du dauphin de France, gouverneur du Languedoc; m. 1434.
VIERA Y CLAV1JO (don J. de), physicien, historien, poète ; n. Canaries v. 1708, m. 1799. — JSoticias de las Cunarias , 4 vol. in-4°.
VIETE (F.), l'un des plus gran s géomètres qui aient illustré notre pays; Fontenai-le-Comte (Vendée) 1540-1G03. C'est lui que l'on doit regarder comme le véritable inventeur de l'algèbre telle que nous la pratiquons et même de l'application de l'algèbre à la géométrie , quoiqu'il ne se soit pas élevé jusqu'à la représentation des liens géométriques par des équations. Mais il n'en fut pas moins le digne précurseur de Descartes, auquel était réservée celte belle conception. La plupart des transformations des équations, la loi de composition de leurs coefficients , des méthodes nouvelles de résolution ues équations du 3° et du 4e degré, et de résolution numérique pour un degré quelconque, l'analyse des sections angulaires, l'explication du cas irréductible , un projet de réforme du calendrier grégorien, etc., tels sont les résultats principaux des travaux deVièle. — Ses ouvrages, dont les éditions originales sont extrêmement rares , ont été réunies par Fr. Schooten en 1 vol. in-f°, Leyde, 1646.
V1EUSSENS (Raymond), anatomiste, célèbre par tes travaux névrographiques, médecin de mademoiselle de Montpensier ; n. Rouergue 1641 , m. Montpellier v. 1720. — Nevrographia universalis, 1685.
VIELVILLE (C, marquis de la) , surintendant des finances; Paris 1582-1653. Il remplaça Sehomberg (1623), qu'il avait contribué à faire priver de sa place, s'attira la haine des courtisans dont il voulait réduire les pensions, et dut donner sa démission par l'influence de Richelieu (1624). Il prit part dans la suite aux intrigues dirigées contre le cardinal, et après une condamnation à mort fut réintégré dans ses biens et emplois sous Louis XIV (1643). Il reçut (1651) le titre de duc et pair et la direction des finances.
VIGAND (J.) , tbéologien, botaniste; Mansfeld 1523-1587.
V1GANO (Salvator), danseur, maître de ballets ; Naples 1769-1821.
VIGARGUS ( Bart. ), chirurgien; Montpellier 1725-1790. — Son frère François, médecin ; m.
V1GÉE (L.-Gilles-Bern.-Et.), littérateur, poète, auteur dramatique; Paris 1755-1820. Il ne s'est gaère fuit remarquer que par la bassesse avec la-
quelle il encensa successivement tons les pooroirs. VIGÉENVoy, Lebrun..
VIGENÈRE (Biaise de), traducteur, érudlt, alchimiste , secrétaire d'ambassade à Rome ; St- Pourç:»in (Bourbonnais) 1523-1592. — Traduction de César, de Chalcondyle , de Philostrate, dt Tasse, etc.; Traite des Comètes, 1578, in-8°, rare- ; Traité des chiffres, 1586, in-4°, rare.
VIGER (F. ), jésuite, helléniste; n. Ro»cn , m. 1617. — Traduction latine de la Préparation évaugélique d Eusèbe, 3 vol. in-f° ; De (diotismis pras? cipuis linçjuœ grœcœ.
VICIER (F.'-Ant.), oratorien ; m. 1760. — Bréviaire gallican, composé en 1736; Martyrologe de Paris.
VIGILANCE, Vigîlantius , le premier hérésiarque produit par la Gaule, n. Calagorris (Cazèrcsl v. 360. Mécontent de St Jérôme, qu'il avait visité en Palestine, il se mit à prêcher contre le culte rendu aux saints, contre les miracles, les jeûnes, etc. Saint Jérôme écrivit contre lui d'abord des lettre», puis un traité particulier.
VIGILANCE (Publias), littérateur, poète latin | n. Strasbourg , m. 1512.
VIGILE , Romain , élu pape du vivant même de Silvère (537), après la mort duquel il fut reconnu universellement (538). Mandé à Conslantinople par Justinien pour l'affaire des trois chapitres, il s'attira, par sa faiblesse et son irrésolution, le mépris des catholiques zélés, et eut à souffrir des persécutions de l'empereur et de Théodora ; il m. 555, et eut pour successeur Pélage Ier.
VIGILE, évèque de Tapse (Afrique), adversaire des ariens, des nestoviens et des eutychièns; m. 484.— Ses OEuures ont été publiées par Çhifflet avec celles de Victor de Vite, Dijon, 1664, in-4°.
VIGLIUS, jurisconsulte, gouverneur de Hollande et de Gueldre, président du conseil pri\é, chef de l'ordre de la Toison-d'Or ; n. Zuichein (Pays-Bas^, m. 1577.
VIGNACOLRT (Maxim, de), littérateur, négociateur; Arras 1560-1620.
VIGNACOLRT ( Alof de ), grand-maître de l'ordre de Malte. Issu d'une ancienne maison de Picardie, il succéda (1601) à don Martin Garcezel ; ni. 1622. Il fit construire le magnifique aqueduc qui s'étend de la cité Notable à la cité Valette. = Son neveu P.-Adrien, n. 1618, "devint grand-maître (1690), et m. 1697. = Adrien de la Vieuville, comte de Vignacourt , de la même famille , littérateur ; m. 1774.
VIGNATE (J. de), gentilhomme de Lodi; s'empara de la souveraineté dans, sa patrie (1404) et à Plaisance. Philippe-Marie Yisconti le fit périr 1416.
VIGNAU ( des Joanots do ), diplomate français du 17e siècle, secrétaire de l'ambassade française en Turquie sous Louis XIV. — Etat présent de la puissance ottomane, Paris, 1687, iu-i2 , ouvrage remarquable pour l'époque.
VIGNE ( And. de la ) , poète et historien français, secrétaire d'Anne de Bretagne, orateur en titre du roi Charles VIII, qu'il accompagna dans son expédition de Naples (1493), et par ordre duquel il écrivit le Vérifier d'honneur de l'entrepr insu et du voyage de Naples , in-f°, réimprimé dans le tome Ier (l,e série) des Archives curieuses de l'histoire de France ; Ballades, èpitaphes*
VIGNE (M. de La ), médecin de Louis XIII, doyen de la Faculté de Paris ; Vernon (Noimandie 1588-1614. = Son fils iuichf.l suivit la même carrière. = Sa fille Anne a laissé quelques vers gracieux. = Claide, petit-neveu de la précédente, médecin du roi Louis XV et de la reine, docteurrégent de la Faculté de Paris; Paris 1695-1758.
VIGNIER (N.), médecin de Henri III, historien, historiographe de France, conseiller d'Etat ; Troyes 1530-1596. — Sommaire de l'histoire des Erunrot'., 1579 in-f°; Bibliothèque historiale, 1588, 3 vol. in. t° i Histoire de la maison de Luxembourg, 1619,
VIGNOLE. — VJLLARS.
I n-4°. — Son fils Nicolas, protestant, puis calho- 'i que, controversiste, écrivain ascétique.— Jérôme, fils du précédent, oratorien, poète latin ot français, érudil ; Blois 1608- 1 1>6 1 . — Véritable origine des maisons d'Alsace, de Lorraine, d' Autriche, etc., 1719, in-f°; Sc.ncti Augustini operum supplemcntum, 2 v. in-f*.
VIGAOLE (Ja. Barozzio, dit), célèbre architecte; Vignola 1507-1573. On le regarde comme le premier qui ait fixé les règles de l'architecture moderne. — Palais Caprarota ; Dessins de l'Escurial ; Traité de la perspective ; Traité des cinq ordres, traduit et commenté par Daviler, 1738, 2 v. in-8°.
VIGNOLI (J.), archéologue, numismate; Peligliano (Toscane) 1680-1753. — Edil. d'Anastase, Rome, 1724-55, 3 vol. in-4° ; Antiquorum, pontificum denarii, in-4°.
VIGAOLLE (le comte Mart. de), général, homme d'Etat; Massillargue (Languedoc) 1703-1824. Nommé général de brigade (1796), il remplit, après le traité de Campo-Formio, la place de ministre de la guerre de la République cisalpine ; fut, à la reprise d^-s hostilités (1799), appelé au secrétariat-général par Berthier, puis chargé de réorganiser la république lombarde. Il ramena en France l'armée d'Italie à la chute de Napoléon.
V1GO ( J. de ), chirurgien génois du 16e siècle, médecin du pape Jules II ( 1503). — Practica in arte chirurçjica copiosa, Rome, 1514, in-f°.
VIGOR ( Sim.), théologien, prédicateur, archevêque de Narbonne ; n. Evreux, m. 1575. — Son neveu Simon, canonistc, érudit, zélé défenseur des prérogatives de l'Eglise gallicane; m. 1624.
VIGOUREUX (la), célèbre empoisonneuse, brûlée 1(580 à Paris avec la Voisin et ses complices.
VIGU1ER ( Paule de ), femme poète, célèbre par sa beauté ; Toulouse 1518-1610.
VIGLTER (P.-F.), orientaliste, commentateur; Besançon 1715-1821. Nommé préfet apostolique des lazaristes a Constanlïnople , il travailla au maintien de la foi catholique en Orient. — Éléments de la langue turque, in-4°.
V1LAR1S (marc-llilaire), chimiste, pharinacicD, élève de Rouelle; Bordeaux 1720-1792.
VILLA. ( Ghiron-F., marquis de), capitaine savoyard, puis général en chef de l'infanterie vénitienne ; se distingua en défendant Candie (1606-7) contre les Turcs, et m. à Turin de ses blessures 1668. •— Mémoires, Turin, 1068, in-4°.
VILLA (Ange-Théod.), savant helléniste, poêle, littérateur; n. près Pavie v, 1720, m. 1794. — Traductions en vers des poètes grecs du second ordre.
VILLADOMAT (Ant.), peintre, élève de Pascal Baylar; Barcelone 1678-1755. — Tête de vieillard (Louvre, Mus. espagnol).
VILLALOROS (F. Lopede), médecin de Charles- Quint et de Philippe II, poète; Tolède 1 180-1500.
II s'efforça en vain de ramener les auteurs espagnols à l'étude du théâtre antique.
VILLALOHOS (Ruy Lopez de), navigateur espagnol du 16e siècle, chargé par Ant. de Mendoza , vice-roi du Mexique, de reconnaître les îles à Fouest de l'Amérique. Il découvrit (1542-43) diverses terres, et m. à Amboine dans un complet dénûment.
VILLALPAIVD ( J.-B. ), jésuite, commentateur ; Cordoue 1552, Rome 1608. — il travailla avec Prado à un commentaire sur Ezéehiel. Leur travail a paru «ous ce titre : Villalpandi et Pradi in Etechielem explanationes et apparutus urbis ac templi Hierosolymitan?, 1596-1606, 3 vol. in-f°.
VILLALPANDE (Gasp. Cardillos de) , théologien espagnol, controversiste , commentateur d'Aristote; n. Ségovie, m. 1570.
VILLALPANDE (F. Torrebianca de), célèbre démonologue , n. Villalpande (royaume de Léon) ,
v. 1570. — Epitome delictorzn, Séville, 1618, trèsrare.
VI1HLPA1VBE (J. de), Espagnol, chef d'upe secte analogue à celle des quiétisles et qui parut dans l'Andalousie vers la fin du 16* siècle. Il prétendait que la prière dispensait de tout autre devoir religieux, et employait surtout les femmes à la propagation de sa doctrine.
VILLAMEDI ANA (le comte de), courtisan de la cour de Philippe IV, roi d'Espagne, est célèbre par sa mort tragique. Il périt assassiné 1621 , victime, dit-on, de la jalousie du roi à l'égard de la reine Elisabeth.
VILL AMEîVE (F.), graveur, élève d'Augustin Carrache ; Assise (Italie ) 1588-1648.
VILL A MO AT , voyageur du 16e siècle; n. Anjou. — Il a laissé une relation de ses Voyages en Europe, Asie et Afrique, 1598.
VILLANT (J.), céh bre historien , l'un des prieurs de Florence (1316-21), directeur de la monnaie ; n. Florence v. 1275, m. de la peste 1 3 48 . — Istorie florentine, Venise, 1537, in-f°, souvent réimprimé. =rSon frère Matthieu, historien ; m. 1363. — Il continua l'ouvrage de son frère jusqu'en 1363. — Philippe, fils de Matthieu, historien, littérateur, chancelier de la commune de Férouse, a ajouté 42 chapitres à VIstoria de son père. — On lui doit, aussi les Vite d'Uomini illustri fiorentini, Venise, 1747, in-4° , premier essai de l'histoire littéraire chez les modernes et écrit primitivement en latin.
V1LLANI (N.), poète latin et italien, critique ; n. Pistoie, m. 1640.
VILLAR ( Noël - Gab.-Luce ) évéque constitutionnel de la Mayenne, membre de la Convention, du conseil des Cinq-Cents, de l'Institut; Toulouse 1748-1826. Il préserva le Collège de France de la destruction, et fit décréter l'organisation de la Bibliothèque nationale.
VILLARÉAL ( Man.-Fernandez de ) , consul de Portugal à Rouen. Il sut gagner la faveur de Richelieu et s'en servit pour le bien de sa patrie. Il réfuta les prétentions de l'Espagne sur le trône de Portugal par Y Anti-Caramuel ( 1643) ; mais , revenu à Lisbonne, il fut brûlé vif 16j0 par l'Inquisition comme suspect de judaïsme. — Discorso politico de la vida dcl cardenal de Richelieu.
VILLARET (Gu.), grand-maître de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem; se signala par l'activité avec laquelle il rétablit la discipline dans l'ordre, et m. 130S-, comme il allait tenter d'enlever Rhodes aux Vénitiens. — Sou frère Fouloces lui succéda (nOS), conquit Rhodes malgré l'opposition d'Andronic II (1310), délit Otbman, qui voulait lui enlever sa nouvelle conquête, et augmenta considérablement la richesse de l'ordre en recevant de Clément V les biens des Templiers (1312). Cependant, irrités de ses débauches et de son despotisme, les chevaliers le déposèrent (1319). Il m. 1327. Hélion de Villeneuve lui succéda.
VILLARET (Cl.) , historien . littérateur; Paris 1717-1766. D'abord comédien, il fut ensuite nommé commis à la Chambre des comptes et eut la mission de mettre en ordre les archives de la cour. — A la mort de Velly, il se chargea de continuer son Histoire de France et en composa dix volumes (1329-1469), qui valent mieux que le travail de son prédécesSi ur.
VILLARET DE JOYEUSE (L.-Th.), amiral; Aueh 1750 1812. II se distingua dans les mers de l'Inde (1777-1783); perdit la bataille de Brest contre les Anglais (179 4) par la faute de Jean-Bon- Saint-André ; et commanda les forces navales destinées à l'expédition de Saint-Domingue (1801). Nommé ensuite capitaine-général de la Martinique et de Sainte-Lucie, il se défendit avec vigueur contre les Anglais et se vit cependant forcé de capituler (1809).
V1LLARS (P. de), archev/que de Vienne, négociateur, écrivain ascétique; Lyon 1517-1592.—