‹ Biographie portative universelleChapitre 612 sur 702 · BÉRENGER. - BERNARD · texte numérisé non relu

BÉRENGER. - BERNARD

BERENGER, duc de Gascogne, fib d'Alduin II, comte d'Angouléme, succéda à son grand-père San- «he-Guillaume (1032); m. 1036. Eudes, comte de Poitiers, lui succéda.

BERENGER-RAYMOND, comte de Provence, 'fils et successeur (1130) de Raymond-Bérenger Ier, eut à lutter contre Raymond de Beaux, et fut tué en combattant 1144. Raymond-Bérenger II, son fils , lui succéda.,

F.EREIVGÈRE , femme de Richard Ier, roi d'Angleterre, et fille de Sanche VI, roi de Navarre , obtint de Philippe-Auguste ( 1204 ) la jouissance du comté du Maiue, après la mort de Richard. Elle m. v. 1232, sans laisser d'entants. Marguerite de Provence posséda le comté du Maine après elle.

BERNADOTTE (C.-J.), général français , roi de Suède et de Norwège ; Pau 1764, Stockholm 1844. Entré au service comme simple soldat, dès l'âge de seize ans, il parvint bientôt aux grades supérieurs ; servit dans l'armée de Sambre-et-Meuse comme général de division ( 1794), passa ensuite à l'armée d'Italie ( 1797), occupa l'ambassade de Vienne, poste qu'il remplit assez maladroitement, et eut le commandement de l'armée d'observation lorsque les Russes se mirent en mouvement. Porté par Barras au ministère de la guerre (1799), il se distingua par l'énergie et la sagesse de son administration , ce qui ne l'empêcha pas d'être éconduit par Sieyès comme trop démagogue. Il chercha alors à ourdir des trames ■ sourdes contre le gouvernement consulaire, qui le nomma général eu chef de l'armée de l'Oued. Napoléon le créa maréchal (1804), et l'envoya remplacer le maréchal Mortier dans le commandement de l'armée de Hanovre. La valeur qu'il déploya à Austerlitz lui valut le titre de prince de Ponte- Corvo. A la reprise des hostilités, malgré sa conduite équivoque et honteuse à la bataille d'Auerstsedt (1806), il se couvrit de gloire en Prusse et en Pologne, mais il s'attira le mécontentement de Napoléon par ses forfanteries. Rentré en France, il fut désigné (l8lQ^>ar les quatre États de Suède, pour remplacer le prince de Schleswig-Augustenbourg qui venait de mourir : il accepta après avoir obtenu l'autorisation de l'empereur ; fut adopté par le roi de Suède Charles XIII, et fit son entrée a Stockholm le Ie» novembre. Il abjura le catholicisme. Bientôt la mésintelligence éclata entre la France et la Suède, et Bernadolte n'hésita pas à conclure à Abo (1812) un traité par lequel il s'engagea à entrer en campagne et à réunir sous ses ordres un corps russe ; dès le 16 mai 1813, il débarqua à Stralsund à la téte de 30 000 hommes, et dès-lors il prit une part active à la guerre qui amena l'invasion de la France. L'accueil qu'il reçut du public parisien (Il avril 1814) lui montra quels étaient les sentiments de ht France sur le général républicain qui avait osé porter les armes contre sa patrie; aussi Bernadotte ne tarda pas à rejoindre son armée à Lûbeck. Il succéda, sous le nom de Charles XI V, à Charles XIII (1818), signala son règne par une sage administration, et m. 1844. Son fils Oscar lui a succédé. « Bernadotte , a dit Napoléon dans son Mémorial , a été une des causes de nos malheurs, celui qui a donné à nos ennemis la clef de notre politique, la tactique de nos armées ; et un Français a eu entre ses mains les destinées du monde! S'il avait eu le jugement et l'âme à la hauteur de sa situation , s'il eût été bon Suédois ainsi qu'il l'a prétendu, il pouvait rétablir le lustre et la puissance de sa nouvelle patrie, reprendre la Finlande, être sur Pétersbourg avant que j'eusse atteint Moscou ; mais il a eédé à des ressentiments personnels, à une sotte vanité, à de petites passions. La téte lui a tourné, à lui, ancien jacobin, de se voir recherché, encensé par les légitimes ; de se trouver face à face , en conférence politique et d'amitié avec un empereur de toutes les Russies , qui ne lui épargnait aucune cajolerie. Ou assure qu'il lui fut insinué alors qu'il pouvait prétendre à une de ses sœurs , en divorçant d'avec ta

femme. Dans son enivrement il sacrifia son ancienne pairie à la nouvelle , sa propre gloire, sa véritable puissance, la cause des peuples, le sort du monde ? Ç/est une faute qu'il payera chèrement. A peine il avait réussi dans ce qu'on attendait de lui , qu'il a pu commencer à le sentir : il s'est même repenti , dit-on , mais il n'a pas encore expié. »

BERNARD, marquis de Septimanie, après la proscription d'Humfrtd (86i) , succéda (807) à Rainulfe Ier dans le comté de Poitiers, et s'empara (878) du comté de Bourges sur Boson , roi de Provence, qui parvint à le lui reprendre (870). 11 lui donna cependant le Maçonnais, où Bernard fut poursuivi et fait prisonnier (879 J par Louis et Carloman, contre lesquels il s'était révolté. Rainulfe II , son fils, lui succéda dans le comté de Poitiers.

BERNARD, comte de Toulouse et de Rouergue, fils et successeur de Raymond Ier (864) ; m. 875, Eudes, son fils, lui succéda.

BERNARD I", duc de Saxe , fils et successeur (973) d'Hermann ; m. 1010. Bernard II, son fils, lui succéda.

BERNARD II , fils du précédent , lui succéda ( 10 1 0 ) et se souleva contre l'empereur Henri II. Il aida Henri III contre les Bohémiens (1039 et 41) , et m. 1062. Ordulphe lui succéda.

BERNARD III BASCAN1E fut investi ( 1 180) par Frédéric Ier du duché de la Saxe orientale et dn cercle de Wittenberg après la défaite d'IIenrile-Lion. Il rebâtit Lauenbourg (1181), et m. 1212. Albert Ier, son fils, lui succéda.

BERNARD Ier, comte d'Auvergne, succéda à Guillaume I«r (846), et m. 858. Guillaume II fut son successeur.

BERNARD II , comte d'Auvergne , fils de Bernard 1er, duc de Septimanie ; Uzès 841-886. Il succéda (8^9) à Warin II dans le comté d'Auvergne, et reçut le marquisat de Septimanie (879) de Louis-le-Bègue, qui, en mourant, le nomma tuteur de son fils aîné. Son fils Guillaume 1er lui succéda.

BERNARD Ier , comte d'Armagnac , porta le premier ce titre (960) , qui lui fut donné par* sou père Guiilaume-Garcie , comte de Fezensac. Géraud lui succéda.

BERNARD II, dit TUMAPALER, fils et successeur de Géraud , s'empara du duché de Gascogne (1039) avec l'aide de Cenlule-Gaston, vicomte de Béarn , et le garda trente ans. Guillaume VI lui enleva ce duché (1070). Son fils Géraud II lui succéda.

BERNARD III, fils et successeur (1096) de Géraud II; m. v. 1110. Géraud 111, son fils, lui succéda.

BERNARD IV, fils et successeur de Géraud III ; m. 1188. Géraud IV lui succéda.

BERNARD V, fils de Géraud IV, se mit en possession des duchés de Fezensac et d'Armagnac, qui lui avaient élé enlevés par ses oncles, et se ligua (1241) contre saint Louis avec les comtes de Toulouse et de la Marche ; il m. 1245. Maskarose lui succéda.

BERNARD VI , comte d'Armagnac , fils de Géraud V, auquel il succéda (1285) , eut, avec la maison de Firrt (1290-1317) desanglantes querelles que l'intervention de Philippe-le-Bel put à peine terminer. Il m. 1317. Son fils Jean Ier lui succéda dans le comté d'Armagnac ainsi que dans celui de Rhodez, que Bernard VI avait acquis par mariage (1302).

BERNARD VII , frère et successeur (1391) do Jean III. Voy. Armagnac.

BERNARD*-ATTON, premier vicomte de Carcassonne, s'empara de cette ville à la mort de Raymond-Bérenger n (1083) , et refusa de la rendre au fils de ce prince. Il était vicomte d'Albi et possédait Nimes, Béziers et Agde. Son fils aîné , Roger 1er, lui succéda.

BERNARD comte de Bigorre, succéda ( 1035)

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