BRUNE. — BRUNSWICK
du 16e siècle. Il fut gouverneur de Malacca (1568), «H fait prisonnier au combat d'Alcaçar-Kébir, où périt le roi Sébastien (1578). — Elegiuda, poème en 18 chants.
BRUNE ( Gu.-Ma.-Anne ) , maréchal de France; Brives-la-Gaillarde 1763-1815. Il adopta avec ardeur les principes de la révolution , s'engagea dans les armées de la république (1793), avança rapidement, •ervit sous Barras au 13 vendémiaire (10 oct. 1795), passa à l'armée d'Italie comme général de brigade, et se distingua à Vérone et à Arcole (1797). Nommé commandant en chef de l'expédition dirigée contre la Suisse, il fut ensuite envoyé à Milan, puis alla (17U9) commander en Hollande , où ses succès contre les Anglais lui acquirent une haute réputation : créé conseiller d'état après le 18 brumaire, pacifia la Vendée (1800) , fut nommé général en chef de l'armée d'Italie , ambassadeur à Constantinople (1893) , et chargé du gouvernement des villes auséatiques (1807); puis, disgracié par suite de ses malversations, il quitta le service. Pendant les Cent-Jours, chargé d'un commandement dans le Midi, il périt assassiné à Avignon par la populace ameutée contre lui.
BRUNEHAUT, fille d'Athanagilde , roi des Wisigoths, épousa (566) Sigebert , roi d'Austrasie ; elle fit déclarer par ce dernier (573) la guerre au roi de Keustrie, Chilpéric , pour venger sa sœur Galsuinte, que Frédégonde avait fait périr ; tomba au pouvoir de celle-ci, et s'échappa (576) grâce au fils de Chilpéric, Mérovee, qu'elle épousa. Elle gouverna l'Austrasie sous la minorité de Childebert et de Théodebert , eut de longues luttes à soutenir contre les leudes , fut chassée de son royaume (598), et se réfugia en Bourgogne ; mais elle tomba au pouvoir de Clotaire II, qui la fit périr 613 : elle avait plus de quatre-vingts ans.
BRUNEL (J.), littérat. ; Arles 1743-1818. — Le Parnasse latin moderne, 2 vol.* in-12, compilation utile et faite avec soin.
BRUNELLESCHI (Ph.), célèbre architecte; Florence 1377-1444. U fut d'abord apprenti-orfèvre; un voyage à Borne lui révéla son génie. — Coupole de Santa-Maria-del-Fiore ; Citadelle de Milan ; Digues du Pô (Mantoue) ; Eglise du Saint-Esprit et palais Pitti (Florence).
BRUNELLI (Jér.), jésuite, helléniste; Montalcino (Toscane) 1550-1613.
BRUNELLI (Gab.). sculpteur, élève de l'Algarde ; n. Bologne au 17e siècle. Il a particulièrement réussi à traiter les figures gigantesques ; ses principaux ouvrages se voient à Bologne.
BRUN ET (Hug.) , troubadour du 12e siècle, n. Bbodez, m. 1223. (Baynouard, t. m, iv, v).
BRUNET (Cl.), médec. et philosophe du 18e siècle. Il est peu connu, et doit cependant être regardé comme le p re de l'idéalisme moderne. — Projet d'une nouvelle métaphysique , ouvrage dont on n'a plus que l'analyse.
BRUNET (J.-L.), savant canoniste ; Arles 1688- 1747. — Histoire du droit canonique.
BRUNET (P.-N.), littérat.; Paris 1733-1771.
BRUNET (F. -Florentin), lazariste, érudit ; Vital (Lorraine) 1750-1806. — Parallèle des religions, 5 vol. in-4°.
BRUNETTO LATUVI, célèbre littérat. ; Florence 1220-1294. Il joua un rôle important parmi les Guelfes, et, lors du triomphe des Gibelins, se réfugia à Paris, où il enseigna les belles-lettres, et eut Dante pour élève. — T'ésor de toutes choses, espèce d'encyclopédie écrite en français.
BRUNFELS (Othon) , médec, botaniste; u.
Mayence, m. 1534. — Herbarum vivœ icônes, 3 vol. in-f°.
BRUNI (Léo.), littérat., histor., traducteur, surnommé Aretino, l'un des restaurateurs des lettres grecques et latines , Arezzo (Toscane) , 1369-1444. Histoire de Florence, eu 12 livres; Vies de Dante, de Pétrarque.
BRUNI (Ant.), poète italien ; n. Casale-Nuovo (royaume de Naples), m. 1635. — Epistole eroiche ; tragédies ; pastorales.
BRUNI (Théophile), capucin, mathématicien ; Vérone 1569-1638. — Armonia astronomieu e geometrica.
BRUNI (Ant.-Barth.) , violoniste, compositeur dramatique, élève de Paganini ; Coni (Piémont) 1759-1823. Il a passé toute sa vie à Paris. — Opéras, sonates, duos, etc.
BRUNN (J.-J.), médec. ; Bàle 1591-1660.
BRUNNEMANN (J.), jurisc ; Coin (Brandebourg) 1608-1672.
BRUNNER (And.), jésuite, histor, ; Ilall (Tyrol) 1589-1650. — Annales Boiorum, 3 vol. in-8°.
BRUNNER (J. -Conrad), savant médec.; Diesenhofeu (Suisse) 1653-1727. Il a prouvé le premier que le pancréas était une glande analogue aux salivaires. — Expérimenta circa pancréas.
BRUNO, dit le Grand, homme d'état, archevêque de Cologne, duc de Lorraine, troisième fils de Henri-l'Oiseleur , n. Beims 965. Il gouverna l'empire pendant l'absence de son frère, Othon Ier.
BRUNO (St), fondateur de l'ordre des Chartreux; Cologne 1039-1101. Il fonda un premier monastère dans un désert voisin de Grenoble ( la Chartreuse) ; vint ensuite à Borne (1089), où l'appelait Urbain II, prit part au gouvernement de l'Eglise, et se retira ensuite en Calabre (1094), où il fonda une nouvelle chartreuse près de Squillace. — Commentaires sur les Psaumes et lesEpîtres de saint Paul, 1524, in-f°. = Il ne faut pas le confondre avec un autre saint Bruno, d'Oslie, auteur de quelques écrits théologiques, m. 1125.
BRUNO ( Giordano), philosophe italien; n. Noie (Campanie) 1550, brûlé par l'inquisition 1600. Use convertit au calvinisme (1580) , vint ensuite enseigner la philosophie à Paris, et rentra en Italie, où il fut condamné comme hérétique. Son système de philosophie était analogue à celui qu'enseigna depuis Spinosa ; il considérait l'uuivers comme un animal immense dont Dieu est l'àme. — De umbrit idearum; Spaccio délia Bestia trionfunte ; Délia causa , principio e uno. On a donné une édition complète de ses OEuvres à Leipzig, 1829-1830, 2 vol. in-8°.
BRUNO (Ja.-Pancrace), médec; Altorff 1629-
BRUNQUEIX(J.-Salom.), jurisc; Quedlinbourg (Prusse) 1693-1735. — Histo ire du droit romain-germanique (en latin), in-8°.
BRUNSWICK. (Othon Ier, duc de), dit l'Enfant, chef de la maison ducale de Brunswick et de Lunebourg , n. 1204, succéda (1213) à son père, Guillaume de Lunebourg , et reçut (1235), de l'empereur, à la diète de Mayence , l'investiture des domaines allodiaux de Brunswick et de Lunebourg. Il m. 1252. Ses deux fils aînés, Henri et Jean , furent la lige des Brunswick et des Brunswick-Lunebourg. Voici , d'après l'Art de vérifier les dates , la liste de ses successeurs, d'où sortirent les électeurs de Hanovre : = Albert Ier, le Grand, fils d'Othon, m. 1279. — Albert II, le Gros , fils du précédent , m. 1318.= Magnus Ier, le Pieux, fils du précédent, m. 1368. = Magnus II, Torquatus, fils du précédent, fut mis au ban de l'empire par Charles IV (1370), et périt trois ans plus tard dans un combat singulier contre Othon, comte de Schaumbourg. = Bernard 1er, fils du précédent, m. 1434.=tOthon II, le Boiteux, fils du précédent, m. sans enfants 1445. = Frédéric, le Pieux, frère du précédent , embrassa la vie religieuse (1459) ; reprit, après la mort de ses enfants (1471) , le gouvernement de ses états, qu'il leur avait abandonné, et m. 1478. =: Othon III, le Victorieux, gouverna , avec sou frère Bernard, depuis 1459 jusqu'à la mort de ce dernier (1464), et m. 1471. = Henri, le Jeune, fils d'Othon III , succéda (1478) à Frédéric, fut mis au ban de l'empire (1521), et m. 1532. = Ernest Ier succéda, dès 1522, à son père Henri dans une parlie