‹ Biographie portative universelleChapitre 77 sur 702 · CARL. — CARNOT · texte numérisé non relu

CARL. — CARNOT

CARL (J.-Sam.), savant médec. allemand, disciple et zélé partisan de Stahl ; 1075-1757.

CARLE (P.), habile ingénieur fi ançais ; Valleraugue (Bas - Languedoc) 1666, Londres 1730. Forcé de, s'expatrier ( 1685 j lors de la révocation de l'édit de Nantes, il parvint par son seul mérite à se faire nommer ingénieur en Hollande ; servit avec la plus grande distinction contre la France, en Flandre et en Irlande, pendant la guerre de 1688 , puis, pendant la guerre de la succession d'Espagne , passa au service du roi de Portugal, qui le nomma son ingénieur en chef. Dans celte guerre, il se distingua à la fois comme ingénieur et comme général.

CARLETOIV (sir Dudley), homme d'état anglais, ambassadeur en France et aux Pays-Bas; Brightwell 1573-1631. — Mémoires, lettres et négociations.

CARLETOIV (Guy) , général anglais, prédécesseur de Burgoyne, gouverneur de Québec, figura dans la guerre de la délivrance de l'Amérique, n. 1724, m. 1808.

CARLETTI (F.), voyageur florentin , visita , v. 151)7, le Japon, la Chine et les Indes. — Ragionaynenti di Carletti sopra le cose da lui vedute, 1702, 2 vol. in-8°.

CARLETTI (N.) , architecte; Naples 1723-1800. — Instituzione d'architettura civile.

CARLEVARIS (Luc) , peintre et graveur; Udine 1665-1729. — Fubbriche e vedute di Venezia, suite de 1000 pl. à l'eau-forte.

CARLI (Denis), capucin, missionnaire au Brésil et au Congo (1666) , n. Beggio. — Il Moro trasportalo in Venetia, 1672, in-12.

CARLI (J. Renaud comte de), savant littéral, et antiquaire; Capo-d'Istria 1720-1795.— Traité des monnaies; Lettres américaines; Antiquités italiennes.

CARLIER (J.-Gu.), peintre ; Liège 1040-1675.— Martyre de saint Denis (Liège).

CARLIER (Cl.), érudit et naturaliste; Verberie 1725-1787. — Histoire du duché de Valois, 3 vol. in-4°.

CARLIN (G.-Ant. Bertinazzi, dit), célèbre acteur de l'ancienne Comédie-Italienne ; Turin 1713, Paris 1783.

CARLOMAN, fils de Charles-Martel et frère aîné de Pépin-le-Bref , gouverna pendant plusieurs années l'Austrasie , la Souabe et la Thuringe. Après avoir soutenu avec succès plusieurs guerres contre différents peuples de l'Allemagne, il se fit moine dans un couvent du Mont-Cassin , et m. Vienne (Dauphinéj

CARLOMAN, fils de Pepin-le-Bref, n.751, devint (768) roi de Neustrie, de Bourgogne et d'une partie de l'Aquitaine ; eut quelques démêlés avec son frère Charlemagne, et m. 771. La reine Gerberge , son épouse, se réfugia avec ses enfants en Italie.

CARLOMAN , fils de Louis-le-Bègue et frère de Louis III ; fut élu roi avec ce dernier (879). Ils eurent à combattre les Normands, Hugues-le-Bàtard et Boson. Louis étant mort (882) , Carloman régna seul jusqu'en 844, époque de sa mort.

CARLOIVI (J.), peintre génois, 1591-1630. — Son frère Jean-Baptiste, peintre, 1595-1680. — Les plus belles peintures des deux frères se trouvent à Gênes, dans l'église de l'Annonciade. .

CARLOIVI (Taddée), peintre, sculpteur et architecte, n. Beno (canton du Tesin ) 1613 = Joseph, frère du précédent, sculpteur, m. Rovigo.= Bernard et Thomas, fils du précédent, habiles sculpteurs.

CARLOS (don), infant de Navarre, prince de Viane, fils de Jean II et de la reine Blanche, n. 1420, prit plusieurs fois les armes contre son père qui voulait le dépouiller de son royaume, fut persécuté par sa belle-mère Jeanne, et m. empoisonné 1461. — On a de lui une trad. en espagnol de la Morale d'Aristote.

CARLOS (don), fils de Philippe II, roi d'Espagne, et de Marie de Portugal , n. Valiadolid 1545. Ce prince, d'un caractère remuant et inquiet, d'une

intelligence peu développée, jaloux de «on père qui avait épousé Elisabeth de France, qui lui était destinée, forma le projet de se mettre à la tète delà révolte flamande, et fut, dit-on condamné à mort par i'inquisition. Il m., à ce que l'on croit, empoisonné 1568. — Il est le héros d'une des plus belles tragédies de Schiller.

CARLYLE (Jo. Dacres) , savant orientaliste anglais; Carliste 1759-1804. — Traduction d'une Chronique arabe de 971 à 1453. =: Thomas, sculpteur anglais de la même famille; Carlisle 1734-1816.

CVKMAGIVOLE (F. Bussonk, dit), n. 1390. célèbre capitaine italien, général des troupes du duc de Milan, puis de l'armée vénitienne ; fut accusé de trahison et décapité 1432.

CARMATH, fondateur d'une secte arabe dont la doctrine attaquait les dogmes de l'islamisme, ni. v. 900.

CARMELI (le P. Michel-Ange), savant helléniste; Castello délia Citadeila (Padouan) 1706-1766.

CARMONA, peintre espagnol du 18a siècle, n. Castellon de la Plana. — Les Vierges folles ; le, Vierges sages.

CÀRMOiVA (Salvator), graveur espagnol, élève de C. Dupuis, sous lequel il vint étudier à Paris; Madrid 1730-1807. — Résurrection du Sauveur, d'après Vanloo ; la Vierge et l'enfant Jésus, d'aprè'* ~Nn- Dyck.

CARMONTELLE, littérat. ; Paris I7l7-180o. —

Proverbes dramatiques, 8 vol. in-8° ; Théâtre de campagne, 4 vol. in-8°.

CARNÉADE, philosophe, n. Cyrène v. 215 , m, 30l av. J.-C, disciple et successeur d'Hégésinus à l'Académie. Envoyé en ambassade à Borne 155 av. J.-C), il y excita une admiration générale par son éloquente dialectique. Adversaire du stoïcisme, il renouvela d'une manière brillante, en le modéraut, le scepticisme de l'Académie, et, niant la possibilité de la connaissance réelle objective , il fonda Ce qu'on a appelé le probabilisme de Camèade.

CARIVEIRO (Melchior), jésuite portugais , missionnaire aux Indes, en Chine et au Japon, m. Macao 1583.

CARIVEIRO (Ant.), historien, trésorier des armées espagnoles en 1583. — Guerres des Pays-Bas de 155:) à 1609, in-f°.

CARATOT (Lazare-N.-Marguerite) , conventionnel, ingénieur, écrivain politique, mathématicien, littérateur, l'un des hommes les plus remarquables et les plus purs de la révolution, n. Nolay (Bourgogne) 1753. Il était capitaine du génie au moment où la révolution éclata, et fut nommé ( 1 7 9 1 ) député à l'Assemblée législative par le département du Pas-de-Calais, puis (1792) à la Convention , vota la mort de Louis XVI , fut envoyé h l'armée du Nord, et, grâce à son habileté et à sa persévérance, gagna la bataille de Watignies. Il devint, peu de temps après , membre du comité de salut public, fut chargé exclusivement de la direction des opérations militaires , et ce fut à lui en grande partie que l'on dut les succès de nos armées. Après le 9 thermidor, il défendit avec vigueur Collot, Billaud et Barrère, accusés par la Convention; fut lui-même sur le point d'être mis en arrestation à la suite de l'insurrection du 1er prairial , et ne fut sauvé que par Bourdon de l'Oise , qui s'écria : * C'est cet homme qui a organisé la victoire dans nos armées. » Carnot, porté au Directoire (1795), fut compris dans la proscription du 18 fructidor (1797), n'échappa à la déportation qu'en se sauvant en Allemagne, y publia des Mémoires justificatifs, rentra en France après le 18 brumaire (1799), devint, mais pour peu de temps, ministre delà guerre (1800) , fut (1802) appelé au tribunal et y vom avec énergie contte le consulat à vie, et surtout contre la proposition de déclarer Bonaparte empereur. Cette conduite le fit rester sans emploi jusqu'en 1813. Il écrivit alors une lettre célèbre à l'empereur pour lui offrir son dévouement ev Z** épée, et

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