‹ Biographie universelle (Michaud) ancienne et moderneChapitre 103 sur 106 · BOR · texte numérisé non relu

BOR

de Home a publié plusieurs articles flans l'EWryctopêdi* méthodique. G— *T — H.

•BORNE-TOOKE (Jom<), écrivain politique et philologie anglais , né I tondre* en juin 1736 , étatt (Ils d'un marchand de votaiRe, qui, ayant quelque aisance, fit soigner son éducation. Etant encore à l'école de Westminster, ce jeune homme, qui fut ensuite si plein (Tnrtmté, portait la paresse jusqu'à faire composer ses devoirs de collège par d'antres écoliers, il exerça d'abord les fouettons d'instituteur subalterne. Pour obéir au vwui de ses parents, II entra dans ta carrière ecclésiastique, où il pourait espérer on avancement rapide, que la connaissance de ses opinions politiques ffnt arrêter. Pendant ses voyages arec un jeune homme dont rédneation lui était confiée , il connut à Paris 1c patriote Wilkes, se lia intimement arec lui , et lui rendit par la suite de grandi services , surtout qnand celui-ci fut élu lord-maire ; ce qui n'empêcha pas qu'ils ne se brouillassent lorsqu'en 1770 lïorne s'aperçut qHe la société pour le maintien du bill des droits, de laquelle il a été regardé comme le fondateur, s'occupait trop exclusivement du payement des dettes de son ami. En 1771 il repoussa une attaque de l'auteur anonyme des Lettres de Junius par une réponse d'un Style moins brillant sans doute que celui de son adversaire , mais qui ne lui cédait ni en énergie ni en vigueur de sareasme. L'intrépide censeur du gouvernement en fut, dit-on, déconcerté; et l'opinion donna gain de cause à J. Borne. La guerre de l'Angleterre avec l'Amérique lui ouvrit un nouveau champ pour déployer son zèle et ses talents. On a dit qu'il faut bien croire aux passions dont on meurt; on doit croire aussi à la sincérité des opinions qu'on soutient au péril de sa liberté et même de sa vie. llorne regardait l'insurrection des colonies comme une résistance légale et constitutionnelle à l'oppression : aussi, à la nouvelle de l'affaire meurtrière de Lexington, il proposa et publia dans les journaux une souscription pour le soulagement de « ers Anglais qui, disait- ■ R, préférant la mort à l'esclavage, ont été, par « cette seule raison , inhumainement massacrés « par les troupes du roi à Lexington. » En conséquence de cette démarche, plus que hardie, il fut jugé à Guildhall , plaida lui-même sa cause, avec chaleur et talent., mais fut déclaré coupable, et emprisonné pour un an : toutefois sa conscience resta si tranquille, qu'il consacra les jours de sa détention à des travaux littéraires. Ce fut à l'occasion de quelques conjonctions et prépositions employées dans son acte d'accusation {indirtmmt) qu*il rédigea les réflexions savantes et ingénieuses qu'il avait faites sur la force et le sens de ces parlies du discours : il les publia en 1778 dans une Lettre à M. Dunning sut ht particules angtaiset. Cet écrit a été loné par le docteur Johnson, quoique lui-même n'y fût pas très-hien traité. Borne quitta, vers ce temps, la carrière ecclésiastique , tt entra flans h société d'Inner-Temple pour y

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