‹ Biographie universelle (Michaud) ancienne et moderneChapitre 105 sur 106 · BOB · texte numérisé non relu

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qui le dlstirqrnaient, ,1 mourut àWnnbledon eu mers 1 8li. On remarqua que dans se» dernières années il fréquentait moins les têtes les ph»exaltées de son parti : on (toit pent-etre attribuer cette circonspection à ee qu'il était alors dans l'opulence 5 car c'est surtout b propriété qui attache les hommes à la stabilité de l'État. Morne- Toofae fut appelé dans son parti le dtrnien de» Romain*. On a beaucoup- écrit à son sujet. M . Alex. Stepnen» a publié ses Mèmmret en l*Hr», t vol. in-8°. H'. Hamilton avait donné d'autres Mëmoirrs ntr s* vie puisque, Londres, 1812, he-80 de I!r2 papes. I.e trait caractéristique de ses KIIK\ ITTKWF.NTA, c'est qu'au Reu de vouloir tout expliquer par des abstractions systématiques, qui Jamais n'ont pu servir de première base à un langage naissant, il épie la natnre de la parole dans la marche progressive des besoins de l'homme. Voilà pourtpioi il n'admet au fond que deux espèces'de mots : l'une qui, dans tous les idiomes, tous les âges de l'état social , est indispensable à la plus simple communication de nus pensées, ne comprend que le mttn et le rerè* ; l'antre espère, quelque nécessaire qu'elle paraisse actuellement, ne l'est pourtant devenue que plus lard, par le seul désir d'une grande rapidité dans nos communications. Comme il ne sîagissail alors que d'abréger, et non pas d'exprimer de nouvelles idées, en créant d'autres signes radicaux, on a seulement dû chercher quelques termes qui fussent propres à remplacer d'une manière moins compliquée, ou moins- pénible, certaines combinaisons de mots primitifs : c'est par conséquent dans ceux-ci moue qu'on a successivement choisi le substitut le plu» commode, en raccourcissant l'une on l'autre de lenrs parties constituantes. Les grammairiens n'ont pas su rechercher jusque dans leur» premières sources la plupart «le ces formations tardives, bornées a la simplification des moyens transmis depuis longtemps : trop . sou. vent ils ne leur ont attribué d'autre origine que notre tendance philosophique i généraliser les Idée», et l'apparente impossibilité d'y parvenir, sans des signes excluwwmenl consacrés à un pareil usage. Cette erreur trouve' son excuse d'abord dans la contraction progressive et la corrnptton finale des mots primitifs, ainsi que de leur assemblage; ensuite dans les transpositions qu'il» ont subies en passant d'une phrase à l'autre. Aussi l'auteur a-t-il choisi pour frontispice de son livre le dieu de lîéloquenee, qui s'attache des aile»; emblème par lequel il indique ces heureuses syncope» de mot», qui, longtemps après, ne présentant plus que des relations abstraites, sous les dénominations vagues de particule», ou de mots indéclinables, ont été taxées d'obscurité d»n»leur sens absolu ; à quoi fait1 allusion l'épigraphe : Ihm •><«*> este t»bt>ro, ubsruvs fia. D'après loi, q^tronquey-mettraft assez de persévérance pourrait exprimer toute» ses idée» en mol» de la première classe, quoique souvent avec de fort longs

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détours, et toujours avec beaucoup de peine, puisque les anciennes routes lui sont devenue» étrangères, à proportion qu'il a fréquenté de» sentiers plus directs; tandis que les enfants et les étrangers non lettré» suivent naturellement cette marche lente des premiers tein-ts, Dans ce même système, il ne restera plu» de mot dé* pourra d'un sens complet, ou ne fournissant qu'une signification purement relative; plus de mot enfin dont la nature serait versatile, au point d'appartenir, avec un sens différent, tantôt à l'une et lantdt à l'autre de ce» parties d'oraison, aux* quelles les grammairiens se plaisent à fixer des limites, sans en trouver toujonr» d'invariables, l'ar exemple, que le monosyllabe anglais tkai. d'après sa position dans la phrase, passe pour article, pronom ou conjonction, jamais il n'aura que le même et seul sens primitif que les Anglo- Saxons y avaient attaché, et qui se retrouve encore dans l'allemand dus. Il n'en est pas autrement de tout mot que dans une langue quelconque on nommera alternativement adverbe, préposition ou conjonction. C'est ainsi que, sans perdre M première signification , le latin qua rr est derenn le français quar, car; que le latin mtigia est devenu l'italien ma. le portugais et l'espagnol mas, le français tant»; que le latin et l'italien eant est devenu le français rkesm, ehemt, rheseau, cheaé, ckri (encore aujourd'hui substantif incontestable dans la phrase, un rAresoi); enfin, que le latin /ares, farts, est devenu le français fues, kors\ hormis. Aussi les mots empruntés à la classe pri* mitive, insensiblement plus ou moins tronqués et peut-être accouplés, pour en former des termes abrégeants , ne sauraient être précisén>enl le» mêmes cher tous les peuples, soit pour l'origine, soit pour le nombre. De là cette fluctuation dan» la manière de les compter, de les clwser et de les expliquer. Mais, demondera-l-on, où ce réformateur a-t-il puisé ses preuve»? D'abord il n'en peut exister que d'un genre historique ; ensuite ce n'est point à ono e'lymologie aventureuse, mais à la sagacité d'un «cil philosophique, qu'il appartient de les rassembler, aussi celles de l'auteur ne doivent se juger que dan» leur filiation et leur ensemble. Peu importe même que celui-ci ait été également heureux dans chacune de ses dérivations, pourvu que nous ne puissions plus nous tromper sur la véritable route » suivre. M semblerait en effet que celle du langage a été parcourue dans les deux senscontraires ; car, si dans le cercle étroit de son» élément» ces que l'instinct physique a fournis a l'homme, son instinct rationnel sut) construire un nombre suffisant' dt monosyllabes radicaux, et s'il parvint à modifier ceux-ci, » les combiner en polysyllabes, en prr> positions simples et complexes,* il ne s'en est pas moins vu eontraint, depuis, à mutiler, à décomposer successivement une partir de son pns* pre ouvrage, pour en faire servir encore le» rainée » une jouissance mieux entendue de lu masse en-

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tière. Au reste, notre ingénieux guide a tellement abus** de la forme du dialogue, il y a mêlé tant de politique nationale et de satire personnelle, que son ouvrage se prête bien moins à la traduction qu'à un résumé analytique. En attendant qu'un esprit impartial veuille se charger de ce travail , on pourra du moins examiner, dans le cours de langue française de M. Lemare, si la méthode historique n'est pas plus simple et plus franche que l'ancienne méthode des raisonnements abstraits, qui, à force de vouloir, dans toutes les relations possibles, substituer quelque idée générale à chaque mot indéclinable, finit par se perdre dans des sous-divisions trop multipliées et trop délirâtes. L.

HORNECK Ottocarde), historien allemand, naquit dans la seconde moitié du 13' siècle au château de Horneck en Styrie. Sa famille était noble. Tout en s'adonnant au métier des armes, Horneck se voua de bonne heure à l'art des minnesingers. Il eut pour mattre dans cette étude l'illustre Conrad de Roten bourg, qu'il surpassa bientôt, sinon en vigueur et en grâce poétiques, du moins en facilité comme versificateur. Il écrivit aussi en prose allemande, talent plus rare de son temps , où réellement on ne se servait de la langue vulgaire que pour les chants poétiques, ou bien pour les détails communs ou techniques de la vie matérielle. Dès que l'élection de Rodolphe de Habsbourg fut consommée , Horneck se rangea sous la bannière de ce prince. Il eut part à la bataille de Weidenbach et à l'occupation de la Bohême par les troupes impériales, revint ensuite dans sa patrie, délivrée du joug des monarques tchèques, et jouit de la plus grande considération près du capitaine de la Styrie, Otton de Licbtenstein. On ignore l'époque précise de sa mort , mais il est probable qu'elle eut lieu vers la fin du règne de Henri VII, ou au commencement de celui de Louis V (de Bavière). Considéré comme écrivain, Horneck mérite une place à part, non-seulement comme un des plus anciens auteurs qui aient usé de leur langue maternelle, mais aussi par son triple caractère de poète , de prosateur et d'historien. Des deux grands ouvrages qu'on lui doit, l'un est en vers et ne manque pas de mérite, même comme épo- , l'autre est en prose, et certes, bien qu'il ait fort peu répandu, il a dû beaucoup contribuer à former la langue; il prouve surtout la souplesse étonnante du talent de l'auteur et son habileté à dompter les rudesses d'un idiome encore rebelle et âpre. L'un et l'autre sont historiques et se font suite. Us fournissent à l'investigateur moderne une source facile et neuve autant que pure. Le premier est une Hulotte des empires du monde, laquelle Unit à la mort de l'empereur Frédéric 11 et se conserve manuscrite à la bibliothèque impériale de Vienne : elle fut écrite en 4280. Le second est une Chronique de* événements contemporain* : elle embrasse les quarante-trois

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ans qui vont de la mort de Manfred à l'avènement

de la maison de Luxembourg (1266-1309), et ne contient pas moins de quatre-vingt-trois mille vers, ou plus de trois fois l'Iliade et l'Odyssée réunies. Cet immense récit rimé nous fait connaître à fond, et sans lui nous aurions peine i les connaître si bien , tous les personnages qui jouèrent les premiers rôles en Italie , et surtout en Allemagne, après la ruine des HohenstaufTen, pendant un demi-siècle; car Horneck non-seulement avait été leur contemporain , mais il les avait vus, connus, entretenus, et sa position le mettait à même d'apprendre les causes prochaines et les ressorts matériels des événements. Sa Chronique est précieuse encore sous un autre rapport : les batailles, les fêtes, les tournois, les détails de la vie familière que nous recherchons si avidement aujourd'hui y sont décrits avec la plus grande vérité. Enfin , on doit avouer que Horneck y décèle, outre un profond amour du vrai, un bon sens rare , un instinct critique qui ferait honneur à des siècles plus éclairés; enfin une grande sagacité à démêler le probable du certain , les bruits admis par la foule et la réalité. Peut-être même pousset-il le scepticisme et la hardiesse un peu loin. Ces . qualités, qui sont presque celles d'un historien moderne et d'un prosateur sévère, n'empêchent pas qu'on ne sente dans son style quelque chose de l'allure et de la verve du poète. Il y a au fond de la Chronique du romancero et de l'épopée chevaleresque. Ce grand ouvrage a été publié par Pes dans les Scriptoret rerum autlriacarum , t. 3, 1743, in-fol. P— ot.

HORNEMANN (Frédéric-Cosiud), voyageur allemand, naquit à Hudesbeim en octobre 1772. H étudia la théologie à Gœttingue, et exerça le ministère à Hanovre. En 1795 il pria M. Blumenbach, professeur d'histoire naturelle à l'université de Gœttingue , de le recommander à la société d'Afrique à Londres , pour être employé à faire des découvertes. Le professeur, après avoir pris des informations, écrivit à sir Joseph Banks, et Hornemann fut accepté. Il rédigea aussitôt un plan de voyage , qui fut envoyé à Londres pour être examiné par la société, et il se livra avec ardeur à l'étude de l'histoire naturelle, de l'arabe et des autres langues orientales. En février 1797 il était à Londres; la société lui donna ses instructions : il vint à Paris, où il reçut l'accueil le plus obligeant, et alla s'embarquer à Marseille pour Cypre, d'où il gagna Alexandrie. Depuis quelques mois il résidait au Caire, apprenant le langage des Haugrebins ou Arabes occidentaux , lorsqu'à la nouvelle du débarquement des Français en Egypte, il fut, ainsi que tous les Européens, enfermé dans le château pour être mis à l'abri de la première rage du peuple. A l'arrivée des Français ils furent relâchés. Le général en chef, instruit des projets d'Hornemann , lui donna des passeports et lui offrit tout ce qui pouvait lui être nécessaire pour son voyage. Le 3 septembre 1799,

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partit du Caire arec la caravane de Fezzan ; le 8 il entra dans le désert de Libye; le 16 il atteignit Siouah, une des oasis de l'antiquité que Browne avait déjà vue et qui parait être celle où était le temple de Jupiter Ammon. Enfin , après soixante-quatorze jours d'une route pénible , il atteignit Mourzouk, capitale du Fezzan. Il y resta quelque temps, et fit une excursion à Tripoli, d'où il repartit le 29 janvier 1800. Le 6 avril suivant il écrivit qu'il allait partir pour la grande cararane de Bournou. Depuis cette époque, on n'a pas eu de nouvelles directes de cet intrépide voyageur. 11 avait envoyé son journal écrit en allemand à la société d'Afrique : elle le fit traduire en anglais sous ses yeux par un Allemand; il parut sous ce litre : Journal du voyage de Frédéric Hornemann . depuis Ut Caire jusqu'à Mourzouk , en 1797 et 1798, etc. , Londres, 1802, in-4°, cartes. L'édition allemande, publiée par Ch. Ktinig, parut la même année à Weimar, in-8°. Cette relation contient beaucoup de détails nouveaux sur le pays qui s'étend du Caire au Fezzan , sur ce royaume et sur d'autres parties de l'Afrique. Elle présenta un si grand intérêt à la société, que le major Rennel y ajouta des éclaircissement* géographiques sur la route de Hornemann; W. Young, des remarques sur la description du pays et des antiquités de Syouah , et W. Marsden des observations sur la langue de Syouah. Il en parut une mauvaise traduction frauçaise en 1802 : l'éditeur avait même supprimé les cartes. Griffet la Baume en publia l'année suivante une autre traduction : elle fut revue sur le texte allemand par M. I. angles, à qui cette collation procura des corrections importantes, Taris, an 11 (1803), deux parties in-8°, avec deux cartes. Ce savant y ajouta aussi quelques notes pour expliquer les passages qui présentaient quelque obscurité, et un aperçu de la route de Tripoli de Barbarie à Fezzan , communiqué à Venlure, interprète oriental, par un vieux Tripolitain qui avait fait le voyage du Fezzan. Toutes ces augmentations rendent cette édition très-précieuse. E — s.

HORMIS. Voyez Horn.

110KNSBY (Thomas), professeur d'astronomie au collège de Saville, dans l'université d'Oxford, membre de la société royale de Londres , et conservateur de la bibliothèque Radcliffe , s'est fait un nom par d'excellentes leçons de philosophie naturelle et expérimentale prononcées à Oxford , et plus encore par l'achèvement du bel observatoire d'Oxford, dont la partie supérieure est presque la répétition de la Tour des vents à Athènes. Cet édifice, l'un des principaux ornements de l'université, est admirablement adapté aux usages scientifiques. Horosby est mort en 1810, âgé de 76 ans. L.

HOROLOGIUS. Voyez Dondis.

HORRLBOV (Pierre), l'ancien [den aldre) , astronome danois, né à Lochsttfer le 14 mai 1679, était fils d'un pauvre pécheur nommé Nielt P+>

dersen , et de EUe , fille de Christen. Ce ne fut qu'en 1696, âgé alors de dix-sept ans, qu'il fut placé à l'école d'Aalborg. Après y être resté jusqu'en 1703, les dispositions qu'il avait montrées déterminèrent le professeur OU Rômer à le recevoir dans sa propre maison , où il lui donna pendant quatre ans des leçons de mathématiques et d'astronomie. En 1701 il subit l'examen de théologie, et devint en 1707 gouverneur des enfants du baron Frédéric Kragh , fonctions qu'il exerça jusqu'en 1711 qu'il obtint l'emploi de visiteur de la douane d'entrée à Copenhague. Ce fut la même année qu'il épousa Anne-Marguerite Rossing, fille d'un marchand de cette capitale. Trois ans après, il fut nommé professeur de mathématiques supérieures à l'université de Copenhague , docteur en médecine en 1725, et mourut le 15 avril 1701. H était membre des sociétés des sciences de Copenhague, de Paris et de Berlin. Il a publié : 1° ilisceltaneœ paradoxorum philosophicorum décades, Hafniae, 1704 et suiv. ; 2° Quatuor ditputationes opticœ, ibid., 1 704 ; 3° Disput. de pracessione «aeinoctiorum, ibid. , 1706; 4° Prodromus geometriœ enucUata , ibid., 1713; 5° De génitrice arithmetices geometria, ibid. , 1714; 6° Determinatio apparentis diatnetri solaris , dans les Acta erudit. Leips. février 1717. — 'A-rexvfo KepUriana fyrtxvoç, ibid., supplément, t. 6. 7° Clavis astronomiœ, seu astronomia pars phytica, Copenhague, 1723, vol. in-4°. 11 y détermine la parallaxe du soleil d'une manière plus exacte qu'on ne l'avait encore fait. 8° Decas observât, medicarum dissert, inaug., ibid., 1723; 9° Copernicus triumphans. sive de parai lux i orbis an nui tractatus epistolaris , Copenhague, 1727, vol. in-4°. C'est une nouvelle démonstration du mouvement de la terre par la parallaxe annuelle des étoiles fixes; mais elle n'a point été approuvée des astronomes (voyez Montucla, Hist. des mathém.). 10° Uearte inUrpokindi. seu ratio impUndi sérient uumerorum ex dijferentus secundis. ibid., 1731 ; 11° EUmenta matheseos, ibid., 1732 et 1737. Ce dernier ouvrage a été traduit en danois avec un supplément relatif à la navigation, et publié SOUS ce titre : Dans/ce tkat-kammer besl aaende af grunden til geometrien og nacigationen , Khvn, 1743. 12° Atrium astronomiœ sive tractatus de inveniendis refracliontbus , obliquitate ecttptica atque elevatione poli. Schediasma de arte interpolundi. Copenhague, 1732, vol. in-4°; 13" lia sis astronomia sive astronomiœ pars mechanica, ibid. , 1733, vol. in-4°. C'est une suite de l'ouvrage précédent; elle contient la description d'un observatoire que Rttmer fit élever en pleine campagne , et des observations qu'il y fit pendant trois jours; suivie de la vie de cet astronome ( voy. ROmer). L'incendie de Copenhague retarda la publication de cet ouvrage. 14° Mathemata in continuam proportionem harmonicam, ibid., 1736; 15° Consilium de nova metAodo pascali ad perfectum staium perducenda, ac deinceps omnibus christianù ammendanda, Copenhague, 1738, vol. in- i"; 1G" Theoria telluris, liafniae, 1739. Cet écrit a été réuni,

a* non

av. <- huit autres déjà cité» ici , en trois ln-4 , sous le titre «te Horrrbostni opéra mathet.phgsiea. Uafnic, 1740 H 17 il. 17» Corn-

paicaéem rendu nains, ibid., 1742; 1 8" T/u-oria mm tunarium. ibid., I743i 19* Cas pardi Barikolimi spécimen philosopkt* uatumlit nurlius editum. Hâtai», 4748. Les trois premier» chapitre* de l'ouvrage précèdent ont paru sou* le titre : Initiammia pliilosaphitr naturalis. Hataic, 4731. 20° Observationcs eartte actis lilteranis ùuerim ; 21° 4l<^«*a enlrcnnt. inséré dans Us Jeta eruddorum. t. 6, supplément. On trouve inséré dans la collection de la société de Copenhague : 22° Auaclastke, t. 3; 23° Ueterminatioti de la hauteur de C atmosphère (en danois), t. », p. 510; 24° les outrages de Pierre Horrebov ont été réunis et publiée « Copenhague, 1740- 1741 , 3 vol. ûs-4*. Cette collection est estimée. W— « et D — i — e.

HORREBOV (Piebre), le jeune (dm u»gere), astronome denuis, fils du précédent, naquit en 1728, fut pendant plusieurs années suppléant ( récariut ) du professeur J.-F. Kamus. En 17G3 il devint professeur de mathématiques et de philosophie, et en 176» membre de la société des «ciencesde Norvège. La même année il fil, par ordre et aux frais du gouve mentent, un voyage dans les SordLn.d (le Nordland et le Finmark actuel, les provinces les plus septentrionales de la Norvège ) pour observer le passage de Vénus sur le disque du soleil. On a de lui : 1° thttert de tUlla. «mm magi in 0 iente wUpWt, Hâtai», 1750; 2° lie numéro j.x < um stetlarum, Hataiœ, 4731; 3" An vit aute diluvnm exstiterit , ibid., iVM -, p> Dissert, de commodi* et incummodit r<fractionis, ibid., 1754; 3° lie cousit uentorum. ibid. , 1734; 6" De orlu rt proyrrstv gewnttna ibid., 1739; 7" De transit» l'rneni per discuta tolit, ibid., 1761 ; 8» Tractalus metcurobigicut , coutiuehs obserrationet 26 fl»*o»«"i m observalorio fl /menai foetus , et ex hit deductas ron>ltisionet , Hafni*, 1780; 9° Réponse à lu eriligue des ubsernations scientifiques, ibid., 1782. D — z — s.

HORRKBOV (Chsistun), mathématicien danois, frère du précédent , naquit à Copenhague le 45 avril 1718. Nommé vers 1743 professeur île mathématiques [prafestor mithematnm designatus) à l'université de cette ville, il devint en 1733 professeur ordinaire ( uhrlig ) de philosophie. Il était dès 1769 conseiller d'État , et avait épousé ane fille du lieutenant-colonel Langhorn, commandant de Itosenborg. Il mourut le 19 septembre 4776. On a de lui : 1" Ihtp. «V Jndait nunuujlit nnmu duplex . uonnutlit oe>u nullum /Wa« cetebranUbns. Hafni*, 1757; *> iitumetrùe practica pare teeunda , ibid., 1738. La première partie a été écrite par son frère Nicolas (Xtett). 3" £ay<#cottu dieti Jacob, 1, v. 17, ibid., 1 , 4" Ditp. de mari Salamoiiis aura, ibid., 1740; 3° Viudicite Dtunynaua, ibid. , il il; 6e IkpetUa parut- 1

orhis an nui dem an: 1742 et 1745 dedneta. Copenhague, 1744, vol. in-4"; 7° De pmralLnvi fixamm anunrn mt reetas.-rntwmt.ut quant post A<m«rM * Parenlem démontrai euctor, ibid. , 4747, in -4" ; 8° Qromodaex Hua teqmatione gênerait omnium sectiimnm conkansm prnprietaJtt unes opéra erui pnstmni . »id., 1748; 9° De excemtrieitfH-e constnnii. ibid. , 4749 et 1730 f h* hrd>it;,,t,«fim*n$m. ibid., 1755; 11» De ntmita

Wndo ju.u 1761 /ibid., 1761^1 2* De oltkndsne atmesphartr, ibid., 1738; 15° S fie a mm attrxmt practicee. part. 4 , Aid. , 4 766 ; 4 4« Elément* as mur sphttritm, Ibid., 1762. Ce dernier ouvrage est le même que la thèse améliorée qu'il avait donnée sous le titre de Elément* doctrine* spkarica> H a faaéré en outre en longue danoise dans le recueil de la société des sciences de Copenhague: 15° Sur {excentricité du soleil, t. S, p. 339; 16" Sur la distance des étoile/ fixes à la terre, t. 6, p. 129 ; \TElrmemta trignuomrtria plana , pare prima. Hâtai*, 1772; pars teeunda H lertia , ibid. ,1773 ; 18° Sur la hauteur de f atmosphère, t. 7, p. 113; 19" H-laUon du tr. mùlrmrni de trrre du 22 septembre 1739, t. 9, p. 361 ; 20" Sur la détermination du lem/u en ce mri ronrern* les observations faites sur te soleil et sur Venue le 6 juin 1761 , p. 373 ; 21° Obseruatum d une éclipse de soleil le 1" avril 4764, p. 389; 22* JU- Jlexiims sur le satellite de ta lune. p. 396; 25» Sur les taches du soleil (soipletteme ) introduites dans les écrits de la société des sciences de Copenhague, t. 10, p. 469. La vie de Horrebov a été insérée dans le troisième cahier des Nouvelles littéraires de diuers pans (par Hernoulli), Berlin, 1777, in-8». D — i — s.

HOHKEBOV (Nicolas), frère du précédent, mngislrat et voyageur danois, était né à Copenhague le 17 septembre 1712. Il devint assesseur de la cour de justice de cette capitale , et ensuite du tribunal suprême. En 1730, le gouvernement danois l'envoya en Islande, pour prendre connaissance de l'état de cette lie. A soo retour, en 1751, Horrebov offrit à son soueerain le résultat de ses travaux et de ses observations : il mourut dans l'Ile de Moè'n en 1760. Ou a de lui : 1* ùisp. Il de methodo pascali , Hataias, 1733 et 1733; 2" De nom micrometro. ibid., 1754; S» Geometria praetica, part, prima, ibid., 1736; 4° De tare prùneipis aggratiandi m eaneis homictdti, ibid., 4739; 5" Restions authentiquée de l Islande (en danois), Copenhague, 1739, 1753 , vol. in«8°, avec carte. Cette description, «erupuleuseinent exacte, fait bien connaître l'Islande. L'auteur a eu en quelque sorte pour but principal de réfuter les erreurs qu'Andersoo avait accumulées dans aon livre (mon. I. w-. h-,-* H le blâme beaucoup, ainsi que Blefken , et en revanche donne des éloges à Antgrim Jonas et à Thorlacius. On reproche à Horrebov un style lâche et diffus, et un ton de plaisanterie peu convenable dans un livre historique , mais qu'il a cru peut-être néoaiaajoe pour amuser

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son lecteur. La carte a été captée et dressée sur un dessin original fait par le» ingénieurs du roi. Horn-hov a déterminé 1» véritable position de l'Islande, d'après les observations qu'il avait faites à Bessested ; et il a reconnu que cette Ile était située quatre degrés plus à l'est qu'on ne !« croyait. L;otivrage d'Horrebov a été traduit en allemand, Ceipsirk, 1753 , vol. in-8°; en anglais, 4758, vol. in folio. C'est sur la première version qu'il l'a été' en français, sous ce titre : NoufrtU description physique , historique, cmle cl politique de ihhmde, l'aris, 1764 , 2 vol. in-12. On ne sait pas pourquoi le traducteur a fait d'Horrebov un ministre du saint Évangile. E— s et D — z — s.

HORKRIiOV (Thomas) , né à Thiste d , dans le Jutland, le 27 août 1719, neveu de Pierre Ilorrebov l'ancien, suivit la carrière ecclésiastique. Il fut d'abord précepteur de la maison des orphelins, et devint en 1763 curé dans la province d'Aarbuus. On a de lui : 1° D/sp. Je foule et origine errorit historiri, llafnia?, 1741 ; 2" Ditp. df spiculo Pauli, ibid., 1711 ; 3° liisp. de sensu dicti hlatth., 28, v. 1, ibid., 1742; 4° Disp. de origine sacrificiorum, ibid., 1713 et 1744; 3° Ditp. de aiylis Judtrtirum. ibid., 1745; G0 Martini Stntii . Trésor spirituel des fidèles, trad., Copenhague, 1750. On en a donné une seconde édition. Il a publié aussi quatre autres ouvrages sur Luther en 1754 et 1703. D— z— s.

HORRER (Maiue-Joseph d'), né à Strasbourg le 9 octobre 1775, mort le l'r mai 1849, du choléra, appartenait à une ancienne famille de la haute magistrature d'Alsace. Ayant suivi ses père et mère dans l'émigration , vers l'époque où une partie assez notable de la population même plébéienne de sa province prit ce parti pour éviter la persécution, il entra d'abord comme simple soldat dans l'armée de Condé; lors de la dissolution de ce corps, il passa au service de Russie; devenu colonel d'état- major, aide de camp du feldmaréchal Kulusofl , il eut sans aucun doute été promu au grade de général , si les événements de 1814 ne lui eussent fait quitter les drapeaux du czar. Attaché d'abord en qualité d'interprète à l'ambassade de France à St-Pétersbourg, il fut plus tard nommé secrétaire d'ambassade en Suisse , et s'y rendit tellement utile , que plus d'une fois le comte Maximilien Gérard de Rayneval , alors ambassadeur à Berne, déclara que, sans la coopération de d'Horrer, il n'aurait pu réussir à conclure les conventions des 30 mai 1827 et 28 juillet 1828, qui ont réglé les rapports respectifs des Français en Suisse et des Suisses en France. Il ne se rendit pas moins utile pour la capitulation des régiments suisses destinés à entrer au service de la cour des Deux-Sicilcs, et de l'aveu même du duc de Calvello, ambassadeur extraordinaire de cette cour, chargé spécialement de la négociation , on peut , sans craindre d'être taxé d'exagération, affirmer que, lors de la révolution de 1848, ces mêmes régiments suisses, au

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prix de leur sang versé k Napleft et à Pa terme, ont maintenu la couronne sur le front du roi Ferdinand. Charles X, qui connaissait personnellement d'Horrer, sachant que personne pins ni même autant que lui ne possédait les secrets dé la politique russe et tic la puissance militaire du c*»r, l'avait en 1828 nommé consul général dans les provinces Moldo-Valaques, lors de la campagne des Dilkans, afin n'observer la marche et les progrès des années russes. Son départ fut suspendu à cause de la négociation non encore terminée de la convention pour la capitulation des régiments suisses au service de Naples. Il en résulta qu'il était encore a Berne lors de la révolution de juillet 1830. Réputé démissionnaire par refus de serment , il fut privé de traitement et forcé de recourir à sa plume pour avoir les moyens de faire subsister sa famille, composée de sa femme et de neuf enfants, d'abord à Turin, puisa Paris, où le choléra l'enleva, après qu'il eut subi l'opération de la cataracte. Indépendamment de sa coopération à diverses revues périodiques et à des journaux religieux, d'Horrer publia en 1812 une Histoire de la persécution du catholicisme en Rusiie, 1 vol. in-8". On lui doit aussi une traduction de la Messinde de Klopstock. G — bd.

HORROX (lt.Ki.mr), astronome anglais, naquit vers 1(>I9 à Toxteth , dans le comté de Lancaslre, de parents peu aisés, mais qui surent s'imposer des sacrifices pour lui faire faire ses études. Il apprit le latin d'un maître d'école de campagne, et lut ensuite envoyé au collège d'Ëmanuel, à Cambridge , où il s'appliqua particulièrement à la physique et aux mathématiques. De retour dans sa famille, à l'âge de quatorze ans, llorrox étudia l'astronomie sans maître , et presque sans autre livre que les l'rogymnatmala de Phil. Lausberg, que le hasard avait fait tomber entre ses mains. Malgré sa pénétration naturelle, il lui était impossible de reconnaître les erreurs de ce guide trompeur, et il aurait fini par s'égarer sur ses traces s'il n'avait eu le bonheur de se lier d'amitié avec Guillaume Crabtrée, jeune homme de son âge, et qui partageait son goût pour l'astronomie. Crabtrée, qui habitait Broughlon, près de Manchester, lui prêta les ouvrages de Tycho-ltrahé et de Kepler, dont la lecture agrandit ses idées et les rectifia. Les deux amis entretenaient une correspondance suivie, dans laquelle ils se rendaient un compte mutuel de leurs travaux , et s'encourageaient à les poursuivre, llorrox parvint enfin à se procurer quelques instruments, et il en fit d'abord usage pour rectifier la théorie de la lune, proposée par Kepler ; mais de toutes ses observations la plus importante fut celle du passage de Vénus sur le disque du soleil , annoncé par les astronomes pour le 4 décembre 1639. Il en rendit compte dans un excellent traité (Venus sub sol* visu) , auquel il venait de mettre la dernière main, lorsqu'il mourut à Toxteth en 1641 , le 3 janvier, suivant Wallis, et le 13, suivant Montucla » U

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n'avait que 22 ans , ce qui doit encore augmenter le regret de sa perte. Hévélius, ayant reçu d'Iluyghens une copie de l'ouvrage d'Horrox , le fit imprimer à la suite de son Mereuriut in sole ri sus, Dantzig, 1662, in-fol. {toy. Hévéliis). Le docteur Wallis, devenu possesseur de ses autres écrits, les publia en 1672, in-4°, à Londres. Cette édition fut reproduite avec de nouveaux frontispices en 1673 et 1678(1). Ce recueil contient la défense de Képler contre les attaques de Lansberg; la

(1| Dan* le* exemplaire» date* de 1678, la Th'orir dt la /une a été remplacée par queliue» plècei de Wallis. Voyez la BMio fraphit aUrmum de Laland«. p, 278.

correspondance d'Horrox avec Crabtrée , et leur» observations; la théorie de la lune rectifiée , et le calcul des mouvements lunaires d'après Horrox par Flamsteed. Les autres manuscrits d'Horrox ont été détruits, soit en Irlande, où son frère les avait transportés, soit dans l'incendie de Londres de 1666. Jérémie Sbakerby en avait eu en communication quelques-uns, dont il s'est servi pour dresser ses Brittish-Tables , publiées en 1655. Crabtrée survécut peu de temps à son ami On croit qu'il périt victime des troubles civils qui désolèrent l'Angleterre vers le milieu du 17* siècle. W— a.

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