V. Uiue-CUial, uée es 18QÎ;— PaDUia, née oa
G. B. FARIBAULT
ncident de sa vie, qui fit sensation à . en offre un curieux exemple.
791, pendant qu'il était au service de la McNider et Cie, le prince Edouard, qui d est devenu l'aïeul du prince de Galles vint à Québec accompagné de son suagiment, le 7e fusiliers.
une Faribault, frappé de l'air martial du et de la tenue militaire de son régiment, i l'ouvrage et en fît une si belle représenta carton découpé que son œuvre fut l'ob- 'admiration générale, ince Edouard fut si satisfait de cette idée e, qu'il résolut de récompenser son auteur ûrant une commission dans son régiment; anadien refusa respectueusement cette i la prière de ses parents.
rince lui ayant donné la permission de p à sa place celui de ses amis qu'il vou-' ioisir, il présenta un jeune homme qui lutre que M. de Salaberry, devenu plus lonel d'armée, Chevalier du Bain, et le e Châteauguay.
souvent, pendant sa vieillesse, lorsqu'on >elait cet épisode de son jeune âge, Jeani faisait remarquer que son tendre respect ir ses parents l'avait empêché d'entrer .rrnée.
poque de cet incident, il était dans sa uxième année. De taille au-dessous de mne, d'un extérieur agréable, il jouissait onstitution saine et d'un tempérament
ué de la monotonie de sa situation, il chaque jour, un besoin irrésistible de une carrière plus en rapport avec sa ardente et intrépide.
ngagea comme agent de la compagnie du uest qui fut transformée plus tard eu ;nie Américaine.
•Jacob Astor en était alors président, rintemps de 1796/ il partit de Montréal détroit de Mackinaw, en canot, accome treize hommes, neuf pour le rendre à nation, et quatre pour l'aider à faire la
rendirent en quinze jours à la Grande- ; ce trajet fut alors considéré comme rt, à raison de l'état affreux de la route urent à parcourir, obligés souvent de î longs portages au milieu de forêts déso- L'impraticables marais, portant sur leurs leur canot, leur équipage et leurs provi-
3 être demeuré quelques jours à Mackie ngagea pour guide un Potowatomis, et sa vers la résidence du général Harrison, ieur du territoire de l'Indiana, alors fixé Vincent sur le Wabash, afin d'obtenir iiice que tout sujet anglais était obligé de irer pour avoir le droit de faire la traite srriloîre des Etats-Unis.
Il faillit périr pendant ce voyage par la perfidie de son guide qui voulut l'égarer dans ces déserts inhabités.
Le gouverneur Harrison l'accueillit avec bienveillance, et l'engagea à demeurer avec lui pendant quatre Jours, afin de se rétablir des fatigues qu'il avait endurées. II. retourna à l'embouchure du Kankakee, où il séjourna le reste de l'année.
Sa seconde étape fut le poste des Moines, où il demeura plusieurs années, faisant un commerce très lucratif avec les Sakis, les Renards, les Iowas, et les Yankons. De là il se dirigea sur le Saint Pierre, où il traita avec d'autres tribus de Sioux, et entreprit de leur enseigner l'agriculture.
Il épousa en cet endroit une Métis, fille de M. Ainse, alors Surintendant des Sauvages. De ce mariage, il eut huit enfants, dont quatre seulement vivent encore, trois fils et une fille, qu'il fit instruire à grands frais, malgré le peu de eas que l'on faisait de l'éducation dans le désert sauvage où il s'était fixé ; mais il voyait dans l'avenir le progrès de la civilisation et il voulait l'anticiper.
Après avoir servi comme agent de la Compagnie du Nord-Ouest pendant dix ans, il entreprit un commerce à son propre compte et réalisa .une belle fortune, qu'il perdit pendant la guerre de 1812.
A cette époque, l'Angleterre achetait au prix de l'or tous les traitants anglais qui étaient établis sur les frontières, pour gagner, parce moyen, les tribus sauvages à ses intérêts. M. Faribault ne Voulut pas se laisser corrompre, et trahir la cause américaine qu'il avait embrassée.
Un jour que ses affaires l'appelaient à Mackinaw, peu après le siège du fort que les Américains y avaient élevé, il fut fait prisonnier par les Anglais, comme traître aux intérêts britanniques.
De là, il fut ramené, comme prisonnier de guerre, a la Prairie du Chien, sa résidence, par plusieurs centaines de sauvages accompagnés de troupes régulières qui étaient venues pour s'emparer de ce poste.
A fapproche de l'ennemi, Madame Faribault, ignorant complètement ce qui était advenu à son mari, et ne sachant pas qu'il était lâchement détenu prisonnier si près d'elle, prit la fuite avec toute la population du village, n'emmenant avec elle que ses enfants.
A la reddition du fort, M. Faribault fut mis en liberté, mais il ne lui restait plus de domicile. Pendant l'engagement, les Winabagœs, alors hostiles à la cause américaine, avaient démoli sa maison, tué ses animaux, et lui avaient volé pour la valeur de $15,000 de marchandises.
Quelques jours après, il reçut des nouvelles de sa famille qui s'était réfugiée dans une place appelée maintenant Winnona, mot sauvage qui signifie la fillt aînée, et qui, par une allusion qu'on ignore, fut ainsi nommée en mémoire de cet événement.
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M. I":.r i r: : : :c '.<? premier i|ui cultiva le sol «ie *.\ -ir*: ùii M. >«*.*> ppi. du côté nord des Moi-'.e».
1'. y h ::•: n-;i sièoîe, il acheta des instruments d % aj: v*...- :-•.* d.i-i< le but «reiise^ner la culture a;\ IN a \ 'i.- 1 ;;^, et réunit parfaitement dans
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\» : :• ;.-:v é:a : : immt-n-*e sur les Sauvages %ju: a» a * ; .••. .u: uns w.'.l.i-co trr.ièrv : il était
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i % »n ., j-.i':". i :' p'.u-» de quarante an»» sur les i!. ■:.'.!•■ --.ri* |' -uwir '.viic. ■ntivr de prêtre eatho- I q-: -, :! -:e Uit'.a jauia:» dans >es en-yances
IV ne fui qu'en 1 *1 7 qu'il put faire béiiir*on ni:t 1 1 1 •«• el l'.q»!i-er ses enfanis selon le* riics de
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le pivniier pi rire qu'il vil ensuite fut le Père S,tll»\, eii\»\\e, eu \<\\\ cnii.ine missionnaire de Smiii l'ieiiv par l'inrque la» ras, de Dubuque.
M. Kinbaull hvuvaee missionnaire mourant au iiutieii deHM.Idats du fort Suvlliinr, d'une maliiilii'i'-t'iiirrii'lim pendant le trajet qu'il avait fait dmiH un euiu't dooou\ert de Dubuque à cette
llll-1-ilntl.
Il lo lll irnn-portor A na maison, où il lui donna riiiiHpitnbio pendant quatre ans. Durant tuH intervall*, il lui lll Mtir, \\ ses propres trais, une énli«e oonveiiable, la première qui fut construit* au Minn*mita,
ICit lïUïl, le l'ore Uavoux arriva de France
fniur evanuéliner | ()I4 ^ioux, laii ausai reçut Muutpiuililè chea M. Karibault jusqu'à ce qu'il «ut apprit* la lan^un de- ces sauvages.
I* brave pionnier évangèlisateur passa ]es dernière* années de na vie ebe» sa tlUe, mariée au major S, II. *Vwler, vétéran de la guerre du Mexique, l'un des plus honorables citoyens de KarilnuiUvill*. Alexandre, ruiné des fils de tu»tre vieux Ibrentier, e«t le fondateur et le prinl propriétaire de oette ville.
Munit mourut en lHtiO, après avoir 1 nota A l'un de* oointéadu Minnesota.
Qu'on cberche en dehorp de l'histoire chrétieune un plus beau caractère, une carrier?
mieux remplie, une existence plus digne de Dieu et des hommes, plus utile à l'humanité. C'est le vrai type du pionnier canadien dans toute sa mâle l*auté, tel qu'il nous apparaît à toutes les époques de notre histoire.
Cependant le poème épique de cette vie, qui n ? e>t lui-même qu'un chaut dans cette grande épopée qu'ont écrite en actions, de siècle en siècle, ses devanciers, — défricheurs, civilisateurs comme lui, — resterait sans écho dans l'avenir, si à leur suite n'apparaissait cette autre type que nous avons signalé) et dont la vie de celui qui fait le sujet de cette biographie offre un bel exemple.
George-Barthélemi Faribanlt est né à Québec le 3 décembre 1789. Comme la plupart des jeunes gens de son temps, il ne fit pas de cour» d'étude* régulier. Tl fréquenta, pendant quelques années, l'école d'un professeur écossais de Québec, M. John Fraser, ancien vétéran de Tannée du Général Wolfe. x
Après avoir suivi les leçons du vieux professeur, M. Faribanlt compléta ses études par lui-même, à force d'énergie et de persévérance.
Il se livra ensuite à l'étude du droit che« l'Honorable J. A Pauet, et fut admis au barreau de Québec en 1811.
Pendant la guerre de 1812, il servit dans les , ranirs des milices canadiennes. 2
1. Al. John Fraser tenait son école dnns la rue Dm* j jardins, on arrière du Couvent des Rleollets. Dm fend- I tre^ minier de cette école, M. Faribault fut témoin, en
iryti, do l'incendie du monastère de ce* religieux. U t?o plaisait à raconter toutes les circonstances de eet événement, qui était toujours resté présent à sa mémoire, parce qu'il avait valu un demi jour de congé à toute sa clause.
A la bataille des plaines .d'Abraham, ee même John Fraser, alors soldat dans le régiment des Frmta 3 * Sigkr landers, avait fait prisonnier le Dr. BadeUrt, d'une manière assez singulière. Au moment de I» déroute, le chirurgien, occupé au soin des blessés, s'apareat qu'il était cerné par l'ennemi. Avisant alors nn soldat éeots ai s blessé, étendu & terre, le dos appuyé eontie ast clôture, il se constitua son prisonnier, en loi remettant la seule arme qu'il possédât: nn pistolet à doablfeM Le soldat avait reçu nn coup de sabre d'où le saaf •'•ohappait en abondance j Badelart te mit sur leeaaiif en devoir de le panier.
Les deux ennemis étaient loin de penser, e» et ■•* ment, qne oette rencontre an milieu aes boulets et de 11 fumée, était la première poignée de main d'une asriivf inaltérable, et qu'ils allaient vivre pendant quarante m
Sorte à porte dans les mars de oette né -ne ville de Qit* eo, qne leurs deux nations se disputaient avec tas* d'acharnement.
Le pistolet du Dr: Badelart Ait remis par notre vénérable concitoyen, M. James Thompson, entre les main de la famille Badelart-Panet, an centième annivenaini de la bataille d'Abraham.
2. En qualité de lieutenant dans la oompagnie légère du 6e bataillon de la milice incorporée. (Mmrin «r dit* de M. le major LajU*r.)
G. B. FARIBAULT
Quoiqu'il se soit peu livré à la pratique de sa profession, néanmoins il en avait acquis une connaissance approfondie, ainsi que l'attestent plusieurs causes difficiles qui lui ont été référées . comme praticien, par les tribunaux, et qu'il sut démêler avec une rare habileté.
Dès cette époque, il manifesta un goût prononcé
Sour les études archéologiques et historiques, qui evaient remplir une si large part dans son existence.
En 1822, il entra au service de la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada, et passa successivement par les grades d'écrivain, de greffier de comité, et de traducteur français. En 1832, il fut promu au poste d'Assistant-Greffier, en remplacement de M. Boutillier.
A l'époquede l'union des deux Canadas (1 840), il devint Assistant-Greffier de l'Assemblée Législative, poste qu'il occupa jusqu'en 1855.
A part les devoirs de sa charge, il consacra, durant cette longue période, uue partie considérable de son temps à la formation d'une collection d'ouvrages et de documents importants relatifs à l'Histoire du Canada.
Cette collection s'élevait à plus de 1600 volumes, lorsqu'il eut la douleur de la voir complètement détruite par l'incendie des édifices du Parlement à Montréal en 184i).
Sans perdre courage, l'infatigable archéologue Fe remit de nouveau à l'œuvre, et recommença une seconde collection.
Ce fut pour compléter ce long travail, que la Chambre d'Assemblée le députa en Europe en
Il partît de Québec le 3 octobre, accompagné de Madame Faribault et de sa fille.
Après un court séjour à New- York, il s'embarqua pour Londres, où il séjourna peu de jours, et arriva à Paris le 10 novembre. Il y trouva un ami dévoué des Canadiens dans la personne de M. de Puibusque qui lui fut d'un secours immense pour ses recherches. Tous deux s'étaient déjà connus en Canada et s'y étaient liés d'une vive amitié, pendant le séjour que M. de Puibusque y avait fait de 1846 à 1850. Celuici l'aida continuellement de ses conseils, et lui ouvrit l'entrée des différents ministères.
Tout semblait présager le plus heureux succès, Ionique les événements du 2 décembre vinrent entraver toutes ses démarches. Les réponses aux demandes qu'il avait fuites aux divers ministres, furent surtout retardées pendant uu temps considérable.
Mais d'autres circonstances bien autrement douloureuses interrompirent soudainement sa mission en le plongeant dans la plus profonde affliction.
Madame Faribault, dont la santé avait été ébranlée par la frayeur que lui avait causée les graves incidents du Coup d'Etat, tomba dangereusement malade, et fut enlevée à la tendresse de son époux dans le cours du mois de mars 1852.
Anéanti par ce choc funeste, et malade luimême depuis plusieurs semaines, il fut longtemps incapable de reprendre ses occupations.
Un témoignage de sympathie qu'il reçut au milieu de ce deuil, le toucha d'autant plus vivement qu'il se trouvait alors complètement isolé, loin de ses amis, sur une terre étrangère. La famille Faribault du Mans, qu'il n'avait encore jamais vue, qu'il ne connaissait que par correspondances, accourut du fond de sa province à Paris, pour se jeter dans ses bras, et mêler des larmes aux siennes sur cette tombe fraîchement ouverte.
Le gouvernement canadien, instruit de son malheur et de la situation précaire de sa santé, envoya de Londres son agent, M. Wicketeed, pour lui prêter assistance.
Dès que sa santé lui permit de travailler, M. Faribault s'empressa de compléter sa collection d'ouvrages, dont une grande partie était déjà commandée. Partout, dans les différents ministères, et auprès des secrétaires des diverses Académies, il reçut le plus bienveillant accueil.
'• De généreux et magnifiques dons, dignes de (i la France, dit-il dans son rapport, me furent " faits pour la bibliothèque, quoique plusieurs * ; de ces ouvrages lui avaient été présentés en " IS40. Il m'est impossible en ce moment d'en u développer toutes les richesses et leur imporu tance, mais la valeur en peut être estimée à "plus de £400 sterling."
Dès que sa mission fut terminée, M. Faribault se hâta de reprendre la route du Canada.
" Mais, hélas ! «'écriait-il en partant, la joie de revoir mon pays ne pouvait adoucir l'amertume de ma douleur. Mon existence était brisée, mon âme déchirée; j'avais perdu la meilleure part de moi-même ; ma pensée ne vivait plus qu'au delà du tombeau. J'étais inconsolable en songeant qu'il me l'aillait laisser, loin de ma patrie, Ja dépouillé chérie de celle qui, pendant tant d'années, avait partagé avec moi le fardeau de la vie. Sur cette tombe solitaire et inconnue qui s'élevait sous les ombrages du cimetière Montmartre
Nul ne viendrait verser des pleure."
Seuls, quelques arbustes verts et le gazon soigneusement entretenu par une main étrangère, indiquaient qu'une pensée triste veillait toujours sur ce coin de terre.
Un jour seulement on vit errer dans le cimetière Montmartre deux voyageurs canadiens qui cherchaient cette tombe sans pouvoir la trouver.
it J'ai rempli envers toi et ta mère, écrivait l'un d'eux à une nièce de M. Faribault, la promesse que je vous ai faite d'aller visiter le lieu de la sépulture de Madame faribault. Je fus deux fois avec ta tante visiter le cimetière Montmartre, sans avoir pu trouver le moindre indice non-seulement de la date de son décès, mais même du lieu où elle a été vvà\m\câ^*
. ilum » niudettn ipbèta,
tira ulilu à ami ptjr,
•r langirmps ri.iic lieoi p*r»
I/.iuwur du piiji l'uicurage
A FWfslr ru nobl* héritugo
Uu 'il tcuI If gutr » dv* nnfinti I
F:dJ!» 1 ■* tlcb« > ublimt,
i'our lui, hélm 1 deuil et rogrois.
G;iof «aj «oins continuels d« M. Faribault,
* tvttvelle bibliothèque du parlement avait i::*.: : le chiffre île 2Q.O0U volumes, lorsque dans i ■■ .; : T'.ttale «In lef février 1^34. l'incendie du
\Z~ ""l'-w palais du gouvernement, à Québec, ; ■ :»■ ■;;>;( riii'ore une partie en cendres. Prés -,;■ :..'«'■ tvluiii» périrent dans les flammet, ;v.r- : V^tirls se trouvait un nombre- c.pnsidé- -i.'.- ,:e j'iîl'lk'ationi du seizième et du dix- -. ;. ;■ -.■ - «vies, «lotit plusieurs, ne pourront ■-. c::t ; :s jamais é-tre remplacées.
1 i : :.i::r que M. t'arihault en ressentit,
.' ,,:\">Lp!Hiitii ni fauté, toujours chance-
, . : :■» la perte cruelle qui avait jeté un
ii .r:-:e«>o sur «un voyage en Europe.
!.. or Miiniiiti', il ollïit sa démission à la ," .,v ."< .i' Assemblée qui lui alloua, en témoi-
• *z~: -L. s servies èiiiinents qu'il avait rendus ...: ; .;■ *, une p?n<ioii de retraite de £40ll.
' (»: e:>>:;nanl que M. Fari tarait, avec Vént-
: i . ■: .; i':l nvjiii KCquix*, et surtout la connais-
m-.'o st>;>ro;-.'ii fie qu'il possédait de l'Histoire
: C-t-.ua, n'ait pus lai-sé d'autre écrit nue son
i\t: ..' -fat mitonné d outrages sur l'histoire
V'.-r.tan: avec assez le facilité," il eût pnpreu- ;rv ;:^i râîij; distingué parmi les histoheni du iV-a.i»; mais humble et désintéressé autant . oi'j :::. il «e re-ervuit tout ce qu'il y avait de -.-«• ■ ..-.- r: *\';ti£na dans sa tâche patriotique, et .i -*j : a d'antres la gloire de profiler de ses ■■.; -.'■o'wj. do s'enrichir avec les trésorB qu'il
S-" Ctiljù'gue, qu'il publia en 1837, fut wi.r :if a ce: te ep.ique comme un des ouvrage» .-. ■• .■-. complets en ce genre; et aujourd'hui
-.■.,;■: :es tu iispensaliles de l'historieu de l'A.
i.'.>. if témoignage qu'en rendait en 184tî un :>o e. injurient, .M. Adolphe de Pu i busqué,
G. B. FARIBAULT
F Amérique et particulièrement du Canada. Ce beau travail d'un bibliophile consciencieux m'en a plu 8 appris en quelques pages que certaines histoires en trois ou quatre gros volumes ; et sa place est déjà marquée dans ma bibliothèque a côté de mon ami Ternaux-Compans, le premier bibliographe américain de Paris." x
Malgré ses infirmités, M. Faribault continua toujours, dans sa retraite, à s'occuper des antiquités canadiennes, à rechercher et à mettre* en lumière tout ce qui pouvait 6e rattacher à nos gloires nationales, auxquelles il avait voué une «orte de culte.
Depuis longtemps il nourrissait une touchante
- et patriotique pensée dont la réalisation était un
des rêves de sa vieillesse. Il ne voulut pas
mourir sans couronner par cette noble action ses
longs travaux.
C'était de mettre à exécution le plan du monument funéraire que les troupes françaises «▼aient résolu d'élever, en 1761, à la mémoire de Montcalm, dans l'église des Ursulines de Québec, à l'endroit même où le héros avait été inhumé dans une fosse creusée par une bombe.
Ce projet présentait plusieurs difficultés; mais M. Faribault voulut les trancher d'un seul coup, en prenant sur lui toutes les responsabilités, comptant sur le patriotisme de ses concitoyens de Québec pour l'aider, quand le monument aurait été installé. Voici d'abord l'histoire de l'inscription qui devait y être gravée.
Lorsque les braves soldats de Montcalm, débris de sa petite, mais vaillante armée, eurent l'idée de rendre ce dernier hommage d'admiration à leur chef, ils s'adressèrent à l'Académie des inscriptions et belles-lettres qui traduisit ainsi leurs nobles sentiments :