DEMERS
DéPuUTÉ DE D'IBERVILLE,
Si l'opposition provinciale n'est pas oumériquement remarquable, on admettra qu'elle l'est sous le rapport de la vuriété.
Ses quinze membres se répartissaient comme suit, à la dernière session :
Cinq avocats dont un est seigneur, un second millionnaire et deux autres Conseillers de la Reine; trois médecins ; deux sotaires ; deux marchands de haute ligaé ; un navigateur, qui est bien autre chozæ aussi et deux cultivateurs.
Ces députés sont encore ou maires, ou échevins, conseillers, etc.
Joli noyau, n'est-ce pas ?
J'ai aujourd'hui à esquisser la biographie des deux représentants de la classe agricole.
M. Demers est un cultivateur estimable, dont l'opinion en Chambre est acceptée à l'égal de celle de notre ancien ami de l'Islet, M. Dupuis et de M. Casavant, député actuel de Bagot.
Il a déjà prononcé plusieurs discours, tous marqués au coin d’un esprit de aonviction et de justesse,
Le député d'Iberville n'aime pas la
ASSEMBLEE LÉGISLATIVE DE QUEBEC
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vie parlementaire par nature, Il s'y plie pour plaire à ses électeurs.
C'est donc dire qu'il est arrivé à Québec avec une ligne de conduite toute tracée et que l'idée du pécule n'a jamais hanté son cerveau.
C'est avant tout un hounête homme, trop honnête peut-être pour une semblable galère.
C'est aussi un homme dévoué, à grands principes religieux, sans bigoterie néanmoins.
Les libéraux de la trempe de M.
Demers sont destinés à faire sécher sur pied les malheureux hallucinés qui ne veulent obstinément voir eu nous que des impies et des communards.
Ces libéraux ne sont pas imprudents ; et on le sait quelques fois, certaines imprudences nôtres nous ont valu des déboires et des sivérités imméritées.
L'intention était bonne, mais l'action était louche.
Inde !
Il faut se féliciter d’avoir au milieu de nous des hommes universellement respectés comme M. Demers.
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Dans le parti et dans la législature leur présence vaut une demi-légion.
Alexis Louis Demers est un ancien cultivateur.
Il est né à St. Jean Chrysostome, le 28 juillet 1825.
1l demeure à Heuryville où il a été maire, conseiller et juge de Paix.
Il est capitaine dans notre milice capadienne,
Il s'est livré au commerce depuis quelques années.
Il jouit d’une modeste aisance, se contentant de l'aurea mediocritas dans les tranquillités d’Tberville, où il coule d'heu. reux jours, sans inquiétude, sans éclat.
M, Demers s’est toujours dévoué dans es élections de son comté. Au service
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du parti libiral, constamment sur la brèche en temps de bataille, il a attiré sur lui la faveur du suffrage d'Iberville
Il parle souvent sur les hustings du comté. Sa parole est respectée de tous et le fait est qu'on peut dire de lui que s'il @ des adversaires, il ne compte point d'ennemis.
Le député d Iberville est très versé dans la question agricole. (C'est un peu le secret de sa popularité chez lui et dans nos rangs.
Il ne peut y avoir qu'une bouche pour formuler le vœu de conserver longtemps dans l'enceinte législative, des hommes comme M. Demers.
C'est le solide uni au brillant et il faut qu'un parti politique ait ce mélange pour former uu tout proportionné.
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