‹ Bismarck et son temps (volume 2)Chapitre 100 sur 167 · Correspondance diplomatique. I. I, p. s a 11. -7. 3i · texte numérisé non relu

Correspondance diplomatique. I. I, p. s a 11. -7. 3i

lement momentané de la Prusse n'a rien qui m'effraye. » Au lieu d'une discussion solennelle, prétexte à nouvelle humiliation pour la Prusse, le comte de Thun doit se contenter d'une transmission rapide, sous le manteau.

Même courroux lorsqu'on propose à la Diète de détacher de la Confédération les provinces prussiennes du littoral de la mer Baltique, ou quand il s agit d'organiser à Francfort les troupes fédérales destinées à protéger l'Assemblée. Bismarck s'irrite de la « singulière conduite » des petits princes, dès que leurs vues diffèrent des siennes ; il ne comprend pas que la cause de leur défection remonte à la Prusse môme, à ses hésitations dans la question unitaire, aux déceptions qu'elle a suscitées en Allemagne. Il en fait remonter la faute à l'Autriche. Au mois de décembre, il déclare à son ministre que « l'Autriche est décidée à exploiter la majorité qu'elle trouve dans l'Assemblée fédérale, sans tenir aucun compte des garanties formelles que la minorité peut invoquer », et en février il ajoute : « Depuis le mois de septembre de l'année dernière, l'Autriche a quitté le terrain sur lequel nous nous étions rencontrés jusqu'alors ; depuis cette époque, elle n'a cessé d'exploiter contre nous la divergence d'idées qui existait entre nous et les autres confédérés, divergence qui provenait uniquement de ce que nous continuions de suivre la voie que nous avions choisie d'un commun» accord'. » Depuis le mois de se/r tembre, il ne s'aperçoit pas qu'il donne simplement la date de son entrée à la Diète comme point de départ aux hostilités; en septembre, c'est non l'Autriche qui a changé, mais le plénipotentiaire de Berlin et l'esprit de la politique prussienne.

« C'est une idée fixe », gémit M. de Beust*. El le comte de Thun en est si vexé qu'il tombe malade. Dans un long

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