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3. Ttntdichuin. Biimtrrclit partamtntarisclH' KSmpft iind Sitgr, £• partie.
puis y attirer des émigranU, y établir des fonctionnaires et des garnisons; ce serait là des colonies « artificielles ». Mais des sujets allemands ont pu s'établir en pays exotiques et compter sur la protection de l'Empire ; il est du devoir de l'Empire de ne point leur refuser cette protection, « de prêter certains secours à ces tentatives coloniales pour seconder et garantir ces créations qui sont naturellement formi^es des excédents de sève de tout le corps allemand ». Ce ne sera point là fonder des provinces nouvelles, mais concourir « au développement de l'équipement allemand, de la marine allemande, de la vie économique de l'Allemagne* ». Comme il ne s'agit point là de conquêtes, il importe de ménager « les droits acquis par d'autres nations », de ne point s'avancer sans « faire des ouvertures « aux États qui pourraient prétendre à quelques droits anciens, et de ne point engager l'Allemagne dans un conflit avec des puissances supérieures par leur (lotte et leur armée coloniale. Ainsi la politique coloniale de Bismarck est une conséquence logique de son actionfinancière et économique, elle apparaltcomroeun moyen de protéger le commerce allemand à l'extérieur, de même que le nouveau, régime douanier est destiné à protéger l'industrie et l'agriculture de l'intérieur.
Longtemps le terroir colonial de l'Allemagne se borna à l'une des îles Fidji ; en dix années, ce modeste lot fut transformé en un vaste domaine ; nous ne pouvons ici que rappeler à grands traits comment il fut acquis '. Une société de missions avait établi ses postes et une Compagnie de commerce ses comptoirs sur les rivages sud-ouesi de l'Afrique, au pays des Namaquas et des Hereros; postes
1. Bismarck au Rcichslag, S6juin]S8i, 10 janvier cl 14 mars 18SS, etc. ' !. Cetie question est amplement traitée, mais par voie d'apoiogte. par Blum, Fanl Biimarck uml aeine Zeil, 1. VI, p. 31Î et suiv.
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POLITIQUE D'AFFAIRES iSl
missionnaires et comptoirs commerciaux furent dévastés en 1880 par les indîf^nes ; l'Elmpire allemand était tenu de pro* téger ses nationaux, mais il se trouvait en rivalité avec l'Angleterre qui avait un établissement à la baie de la Baleine (Wallisfa bay); le i novembre 1880, Bismarck fit demander au cabinet de Londres si le gouvernement anglais accepterait de protéger comme les siens les sujets allemands ; lord Granville répondit aHirmativement mais ajouta que l'Angleterre n'ayant de droit que sur la baie et ses confins, n'assumait aucune responsabilité en dehors de ces territoires. Cette réponse fut l'origine de ta colonie du Sud-Ouest africain. Peu après, un négociant de Brème, M. Liideritz, obtenait des souverains nègres une importante concession dans la baie d'Angra Pequena, non sans s'être par avance assuré de l'appui de Bismarck; il eut bientét à faire apiiel à cet appui, car le parti colonial d'Angleterre s'émut de cette initiative allemande, et le Parlement du Cap réclama l'intervention de la mère-patrie. En 1884, Bismarck engagea avec le Foreign office sur un ton aigre-doux une conversation qu'il appuya de l'envoi d'une canonnière allemande aux rives africaines; le cabinet anglais ne put que reconnaître le droit du premier occupantet la légitime instaUationdel'Allemagne sur les côtes du Sud-Ouest africain.
Déjà, l'Allemagne avait failli obtenir de pareils droits en Océanie. Une Compagnie de commerce hamboui^^eoise avait obtenu des concessions aux iles Samoa, et demandé l'appui du gouvernement impérial ; celui-ci avait signé des traités avec quelque monarque du cru, assuré le libre établissement de ses nationaux, obtenu une station pour ses navires. Mais la Société commerciale se trouva hors de taille à supporter le fardeau d'une telle entreprise ; une nouvelle Compagnie se fonda, qui sollicita de l'Empire une garantie d'intérêts ; Bis*
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marck s'y montra très favorable, et déposa au Reichslag; une loi qui fut rejetée ft une petite majorité. Un cri éclate dana le parti colonial ; « Une revanche de Samoa. » Cette revanche ne put être pnse dans les mêmes îles, car les Américains et les Anglais se présentèrent en concurrents et il fallut établir en 1889 un condominiam à trois, source de diffîcultés. Mais dans la même région de belles compensations s'offrirent à l'Allemagne. En 1884, one Compagnie de commerce s'établit dans la Nouvelle Guinée septentrionale, et elle obtint l'année suivante une lettre de protection impériale. Bn 18S5, l'Allemagne prit possession des tles Marshall. Elle f(it moins heureuse aux Carolînes.
Dans ces îles, laissées presque vacantes par l'Espagne, des négociants allemands avaient établi des comptoirs et le gouvernement impérial fil flotter son drapeau en août 1885. L'Espagne protesta énei^iquement de ses droits antiques et imprescriptibles ; déjà les journaux envenimaient la querelle. Bismarck ne vit point là matière à conflit, et se tira de difficulté avec une habileté singulière. Le 15 septembre, il proposa au cabinet de Madrid de recourir à un arbitrage, et indiqua lui-même le nom du meilleur arbitre, le pape Léon Xlll : c'était une espièglerie aussi habile qu'amusante; le gouvernement du roi très catholique ne pouvait décliner une telle médiation, et, au moment où le Kulturkampf se mourait en Allemagne, où le gouvernement impérial avait besoin de l'appui du centre, cet acte de déférence marquait la réconciliation dérmîtive du chancelier avec ses anciens adversaires. Le pape rendît une sentence favorable à l'Espagne, réservant seulement à l'Allemagne une station navale et pour ses commerçantes un traitement égal à celui des Espagnols. Le gouvernement impérial s'inclina devant celte décision, et, le 31 décembre 1885, Léon XIII envoya au chancelier de ter
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