L'ESCARMOUCHE DE LA MADDALENA (18 JUILLET 1D
forces, la déroute des hommes d’armes français (Monluc précise : de la compagnie de M. de Laval), la prise du comte Ugo Pepoli, les pertes sérieuses des Français, l'offensive vigoureuse enfin qui amena la retraite de l’ennemi'. Une lettre de Lope de Soria à Charles-Quint, écrite de La Mirandole, 13 août 1528, donne la date et une relation beaucoup plus vague et moins exacte : l’attaque des Impériaux est représentée comme ayant eu plein succès ; très peu de Français auraient échappé à la mort ou à la captivité. IL y a Ià des exagérations évidentes. Le document confirme Monluc sur un point important : la prise, avec Ugo Pepoli, du Jeune comte de Candale*. Après ces documents originaux se place le récit de Guichardin, très remarquable par sa précision : il mentionne la date exacte, concorde sur tous les points avec eux, cite la prise de Candale et d’Ugo Pepoli, « lequel après la mort d'Horace Baillon estoit succédé au gouvernement des compagnies des Florentins »#, et enfin dit, comme Monluc, que les troupes françaises étaient sous les ordres du marquis de Saluces{. Guichardin attribue l’échec des Impériaux à la résistance des Bandes-Noires, dont Monluc ne précise par le rôle. La narration de Paul Jove est plus ample et plus riche en détails, moins exacte aussi que celle de Guichardin. On y trouve, transformé en fait positif, le bruit rapporté par Lope de Soria, qu’une partie de l'argent français tomba aux mains des Impériaux. Plusieurs détails donnés par Monluc sont, d’ailleurs, dans Paul Jove : il dit comme lui que les Impériaux étaient commandés par Ferrante Gonzaga, dont il fait le héros de laffaire; il parle du ür des galères françaises et vénitiennes*, de l’arquebusade que reçut au