‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 123 sur 533 · Arch. Nat., J. 96111, no 39 (Catalogue, VIT, no 300)D · texte numérisé non relu

Arch. Nat., J. 96111, no 39 (Catalogue, VIT, no 300)D

5. Arch. Nat., J. 96111, no 24 (Catalogue, VIH, n0 29746). — François fer au connétable, 10 novembre. | "10 e

6. Cette petite expédition qui, comme on le voit, se rattache à l'invasion du Piémont par le connétable, n’a Jamais été étudiée. M. le lieutenant Mourrat n en a rien dit dans un travail intitulé : Guerres dans les Alpes, qu'a publié le Journal des Sciences mililatres en 1902.

Le récit des Commentaires dans la première rédaction présente ici une lacune : Monluc, franchissant cinq années écoulées dans linaction, passe sans transition à Pexpédition du dauphin en Roussillon et au siège de Perpignan (août-septembre 1542).

Ce nouvel épisode a réveillé dans sa mémoire le souvenir d’une plaisante aventure. Il a rappelé comment il avait, « quelques années auparavant, « reconnu la place, déguisé en cuisinier, en compagnie du président Poyet et du général des finances Gilbert Bayard, et avait failli être reconnu par un capitaine espagnol, ce qui le dégoûta pour jamais du métier d’espion. Le fait se place en décembre 1537, date de l’entrevue de Leucate. Monluc, de retour de la petite expédition du Dauphiné, se trouva, nous ignorons comment, auprès de Montmorency lorsque, quittant le Piémont, le grand-maître, après la signature de la trêve de Monçon (16 novembre), vint à Narbonne pour conférer de la paix avec les plénipotentiaires de l'Empereur. Monluc cite exactement les noms des représentants de Charles-Quint, Perrenot de Granvelle et le grand commandeur de Léon, Los Covos (Cobes), et celui de l'ambassadeur de France en Espagne, Claude Dodieu, sieur de Vély, le signataire de la trêve de Monçon'. Nous savons aussi que Poyet et Bayard prirent part aux négociations : le premier servait d’intermédiaire entre Leucate et Montpellier, où étaient restés le roi et la cour”; le second toucha en juillet 1538 une somme de 500 écus d’or soleil « en récompense des services qu’il a rendus à Sa Majesté en plusieurs voyages, tant en Piémont qu’en Languedoc et en Provence »°.

Monlue à rappelé son excursion à Perpignan pour se plaindre que les conseils qu’il donna en 1542 en vue de battre la ville n'aient pas été suivis. Il accuse le célèbre ingénieur Girolamo Marini, que le maréchal d’Annebault avait emmené avec lui‘,

1. Voir, sur les conférences de Leucate, DECRUE, 0p. cit., 1, 330-335.

2. Ch. Porée, Un parlementaire sous François 1er, Guillaume Poyel (1473- 1948), 1898, p. 64 (extrait de la Revue de l’Anjou).

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