Relazione, p
5. Marignan à Cosme de Médicis, 3 août (dans Moxrazvo, p. 120). — Rela
tion de Marignan, p. 348.
Sur les causes de la défaite, Monluc a tenu à dire son mot. La question avait été, en effet, fort discutée, et il ne pouvait Pignorer. Mais il se montre remarquablement circonspect. Tandis que Sozzini, bon Siennois, affirme hardiment qu'il y eut trahison, nomme même le traître et précise la somme qu'il toucha, Monluc ne se fait l’écho de ce bruit qu'après l'avoir transerit dans Paradin. Tandis que Marignan, Roffia, Montalvo et lanonyme arétin donnent comme cause principale la panique de la cavalerie française, tandis que Strozzi, dans son Discours, et Cavalcanti, dans sa lettre du 2 août au duc de Parme, attribuent la défaite à la débandade des Grisons et des Italiens, Monluc écrit : « J’ay ouy les Grisons et les Ytaliens, que les François et les lansquenetz accusent d’avoir mal faict (mais ilz le nient), et encores pis la cavalerie ‘. » Et il conclut prudemment : « Or Je n’en sçay rien, je n’en parle que pour ouyr dire. »
Après avoir noté que Strozzi, quoique malade à Montalcino, ne négligeait pas de lever des gens en Romagne pour garnir toutes les places de la Maremme, détail confirmé par Sozzini?, Monluc raconte comment, étant « à l'extrémité et près de la mort et abandonné des médecins », 1l résigna le commandement à Cornelio Bentivoglio et comment Lanssac, appelé de Rome pour le remplacer, fut pris en route aux portes de Sienne et mené prisonnier à Florence. Sozzini raconte ces faits presque dans les mêmes termes et place le 11 août la prise de Lanssac, qu’accompagnaient le comte Teofilo Calcagno, « Ercolino Bolognese » et « monsignor della Caccina » *. Les documents originaux confirment les deux historiens. Le { août, Girolamo Spannocchi proposait au Consiglio generale d'écrire aux agents français pour leur exposer les besoins de la ville, proposition adoptée par deux cent soixante-dix-neuf blancs contre quarante-cinq noirs, et, sur
1. La phrase est obscure. Il faut entendre : « J’ai ouï dire que les traîtres furent les Grisons et les Italiens... »
2. CAveva il signor Piero deputati uomini per raccorre i soldati che sbandavano, con accrescer le paghe; e si faceva massa in Montalcino, in Chiusi e in Monticchiello. » (p. 273.) ;
3. Sozzint, p. 280. — CF. Monrazvo, pp. 124-125, et des lettres du cardinal d'Armagnac au connétable, Rome, 18 août (publ, par T. ne Lanroque, Collection méridionale, pp. 51-63), et d'Antoine de Noailles à M. d’Oysel, 12 septembre (Venror, Ambassades de MM. de Nouilles en Angleterre, 1, 317), mentionnant la prise de Lanssac,