‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 237 sur 533 · Aprrani, /storia de’ suor tempr · texte numérisé non relu

Aprrani, /storia de’ suor tempr

he Arch: d'État de Sienne, Otto, Deliberaziont, 1, fos 159 ro et 103 vo. Cf. un compte de Giov. Battista Pelori, du 4 janvier 1555, au sujet des dépenses faites par Giuliano Trajano, « ministro delle maestranze delle fortificazioni di Siena », où il est question de ces travaux faits € a la batteria dentro de la porta Camollia et fore a la Castellaccia ». (Nuovi documenti per la sloria dell arte senese, raccolti da S. Borauesr et L. Bancnr, Siena, 1898, in-89, p. 533.)

5. Publiée par 1. Banour à la suite de la Relazione de Montalvo, pp. 232-233, réimprimée dans la dernière traduction italienne du livre HI des Commenaires, donnée sous ce titre : Maresciallo di Monluc, L'Assedio di Siena, 1554-1553, Firenze, Lumachi, 1905, in-80.

6. « La notte passata si Sonno in grosso accostati a San Prospero, a la Cas-

averti le 28, rendait, dans une lettre au connétable du 18 janvier, un pompeux hommage à la valeur personnelle de Monluc, destiné à faire oublier l’histoire du « parlement » avec le marquis'. L'affaire dura plus de deux grandes heures, au dire d’un courrier qui, sortant de Sienne un peu avant l'attaque, s'arrêta dans une vigne, d’où il ouît tout le bruit du combat”. Mentionnons enfin un dessin du Stradan dans la série déjà citée, représentant l'attaque de Camollia. Dans le fond on aperçoit la ville; en avant et à gauche la porte Camollia, flanquée de deux bastions, et en arrière la Castellaccia, surmontée d’un drapeau. Au premier plan, à droite, le Palazzo de’ Diavoli, très reconnaissable, d’où partürent les Impériaux; à gauche, les maisons du faubourg de Camollia. Les soldats du marquis marchent vers la ville en colonne, les pièces de campagne portées à dos de mulets ; arquebusiers et canonniers sont encapuchonnés à cause du froid; un grand nombre porte des lanternes. Ce dessin confirme d’une façon saisissante le texte de Monluc : « Et nous, qui pensions avoir tout achevé, vismes venir tout leur camp, ayant plus de cent cinquante torches... Et ce qui leur en fist tant perdre à eux, feust la lumière des torches... car nous, qui avions peu de lumières, les descouvrions à eux. » Ce dernier détail n’est mentionné par aucun historien, mais il est confirmé par Brantôme, qui dit qu’il entendit M. de la Chapelle des Ursins, témoin oculaire, entretenir à table Catherine de Médicis de « cette forme de guerre estrange et bizarre, dont eile s’en esbahit comme les autres beaucoup ». Il ajoute : « Tant y a que ceste nouvelle invention fut gentille; je l’ay veue bien representée en l’eglise de Sainct Jehan à Florence avecques force autres beaux faicts de la guerre de Toscane

tellaccia et altri luoghi e dammi sono stati ributtati valorosamente con perdita d'huomini, escorno loro, et la città ha mostrato volersi aiutar, et cosi speriamo che N. S. Dio ei concedera sempre gratia succeda. » (Arch. d'État de Sienne, Coptalettere degli Otto, VU, xv, 5, fo 82 vo, — Voir dans le même volume des lettres identiques, adressées le 28 à Enea Piccolomini et à Strozzi à Montalcino, à l’évêque de Pienza et à Carlo Massaini à Rome.

1. Strozzi au connétable, Montalcino, 18 janvier. (B. N., fr. 20455, fo 48, orig.)

2. Soubise au roi, Parme, 6 janvier. — Voir aussi une lettre du cardinal du Bellay transmettant le 5 au connétable la relation de l'affaire par Monluc.

(B. N., fr. 20447, p. 333, orig.)

PRÉPARATIFS DE LA € BATTERIE . cp

et de Sienne ‘. » La mémoire de Brantôme le trompe : c’est dans la salle des Cinquocenti au Palazzo Vecchio qu'il a vu la fresque, peinte d’après le carton du Stradan et attribuée d'ordinaire à Vasari, qui représente l’attaque nocturne de Camollia. | « Bien peu après », Monluc note l’arrivée au camp du marquis d’un gentilhomme de la chambre de l'Empereur, « portant lettres au duc de Florence et audict marcquis, par lesquelz leur mandoict qu'il trouvoict fort estrange qu’on fist tant durer ceste guerre, et qu'il sçavoict bien que Sienne n’estoict pas pour resister contre l’arüillerie, mais que c’estoict la coustume du marcquis de fere durer la guerre ». En réalité, Charles-Quint était alors tout près d'accepter la médiation du pape; il désirait une intervention vigoureuse pour s'assurer, le cas échéant, de plus favorables conditions”. Le gentilhomme dont parle Monluc était don Juan Manrique de Lara, le futur conseiller de Philippe I, Vun des diplomates espagnols le plus au courant des affaires italiennes *. Il se trouvait alors à Florence avec don Francesco de Tolède; dans les derniers jours de décembre, il se rendit au camp devant Sienne, amené de Florence par le marquis*. Adriani confirme Monluc en disant qu’il venait presser les choses; pour stimuler le zèle du cupide condottiere, il lui offrit en présent un vase d'argent de grand poids et lui promit, s’il agissait, de grandes récompenses pour lui, son frère le cardinal et toute sa famille. Il était aussi porteur d’une lettre du roi d'Angleterre, le futur Philippe I, à Marignan le pressant de finir la guerre et assurant de sa bonne volonté’. La venue de don Juan Manrique décida le marquis à «fere batterie ». Monluc se trompe, d’ailleurs, encore ici en précisant une date : il dit que l’on fut averti (vers le vingtiesme de janvier » que larüllerie impériale partait de Florence. La batterie eut lieu le 113 dès le 2, les Huit étaient avertis du dessein des Impériaux; le 3, ils écrivaient en hâte à Strozzi et à Cacciaguerra de leur envoyer d'urgence quatre cent

Page 1