Arch. munic. d'Agen, BB, 32, fo 63 vo
4. Dès le 13 novembre, il avait prié la cour de Parlement de lui faire délivrer un canon et une coulevrine, Qaffin qu'il ait moyen de commencer à faire la guerre par delà aux rebelles ennemis du roy » (Bibl. munic. de Bordeaux, ms. 369, 4, fo 43). Le 17, il remerciait les capitouls de Toulouse de lui avoir envoyé « vingt quaques de pouldre et cent boulletz », et le 20 demandait de le « voulloir fornir et accommoder de vingt quintalz de poldre et trois ou quatre centz boulletz » (P. Courreaucr, Douze lettres, pp. 49-54). Le même jour, le sieur de Cadères exposait au Parlement de Bordeaux que le maréchal de Monluc refusait de venir faire la guerre en Bordelais, et cependant le priait de lui faire tenir un canon et une coulevrine à La Réole et de lui envoyer la compagnie de chevau-légers qu’il avait donné commission à Monferrand de lever. La cour fit la sourde oreille et une discussion s’engagea sur ce point avec Mon- Inc; elle dura jusqu’en janvier 1575 (Bibl. munic. de Bordeaux, ms. 369, 4, fos 59-100 ; 368, Fo 291).
des assiégés ". Dans les intervalles de ce siège malheureux, il revenait à Agen, d’où, le 1° mars, il annonçait à Philippe IT sa nomination au grade de maréchal de France”.
Il n’a rien dit non plus de ses préparatifs, au printemps de 1575, en vue d’une nouvelle campagne contre les huguenots du Périgord, commandés par le vicomte de Turenne. Le 31 mars, le roi avait donné l’ordre à Auger de Gourgues, général des finances en Guienne, de lui délivrer les deniers nécessaires f. Le 8 avril, au Passage, il informait les consuls et notables d’Agen qu'il allait prendre le commandement des troupes. Un mois plus tard, il était encore à Estillac’. Les Agenais, invoquant leur pénurie financière, avaient, en effet, refusé de créer un magasin de vivres pour entretenir une armée de dix mille hommes qui, à peine réunie, se dispersa. Le danger demeurait pressant. En mai, Monluc reprit ses préparatifs. Il fit cette fois appel tout ensemble aux consuls d'Agen et aux jurats de Bordeaux. Les premiers mirent sur pied cent arquebusiers6. Les seconds délibérèrent le 8 juin sur la cotisation à lever en réponse aux demandes que leur avaient faites Monluc, Biron, La Vauguyon « et autres sieurs », réunis à Monclar?. Le 10, Monluc donnait commission au juge-mage Antoine de Nort d'imposer cinq cents livres sur la ville d'Agen pour lentretien des gens de guerre*, puis il partit
:. Voir, sur ce siège, Ton, Un château gascon au moyen-âge.. et Jurade et notes relatives au siège du château de Madaillan (Arch. hist. de la Gir., XXIX, 110).
2. Monluc à Puységur, gouverneur de Lectoure, Agen, 15 janvier (Rev. de
lAgenais, XVI, 202, n. 2). — Ordonnance relative à la répartition d’une levée de fournitures pour l’armée, Agen, 16 janvier (Arch. munie. d'Agen, CC, 6», fo 172 vo). — Monluc à Duranti, Agen, 17 janvier (Rev. d'Aquitaine, 1, 147).
— Monluc à Philippe Il, Agen, rer mars (Musée des Archives nationales, p. 39).
3…Arch hist. dela Gir., XXIX, 114,