B. N., fr. 21510, n0 961 : « le bastard d’Aussy
>. Montre passée à Fronton, près Montauban, 20 juillet 1523 (B. N., Clairamb., 246, n0 927).
3. Ce ruisseau (en basque erreka), « de quinze où vingt pas de largeur, profond jusques à la braye », dit Monluc, n’a pas, en effet, plus de 1 mètre à 1 m. 50 de large et 1 mêtre de profondeur à marée haute, au pied de Baïlerenea. À marée basse, il est presque à sec. On voit encore les marais dont parle
Monluc.
létriers et leurs six arquebusiers pour couvrir la retraite. Elle se fit par le pont de l’ancienne route de Saint-Pée, puis par la vallée de laffluent de l'Ouhabia qui passe à Ahetze ”, où Monluc retrouva la route de Bayonne. Il s'étend complaisamment sur l’accueil que Lautrec lui fit le soir et ne dit qu’un mot de la retraite des Impériaux, qui eut lieu quelques jours après, puisque, le 27 septembre, Louise de Savoie félicitait les Bayonnais de la brillante façon dont ils avaient défendu leur ville *.
Après avoir noté la retraite des Impériaux, les Commentaires mentionnent la prise de Fontarabie par Philibert de Châlon (27 février 1524) 3. Monluc attribue la chute de la place à la trahison de don Pedro de Navarre, neveu non pas, comme il le dit, du connétable de Navarre, mais de D. Iñigo Fernandez de Velasco, connétable de Castille. Don Pedro, en effet, à la suite de cette capitulation, se fixa en Navarre, fut fait maréchal du royaume, marquis de Cortra et grand chambellan *. Cette cause est aussi donnée par du Bellay, qu'ont suivi Bordenave et Favyn ÿ.
La première rédaction contient ensuite une brève mention du
1. L'édition originale porte Æaitée. De Ruble a lu A7ffe sur le premier ms., Haitée sur le second. En réalité, le premier ms. portait Saytce : on a surchargé le mot, effacé VS initial et transformé {c en deux s longues (A ysse). Quant au deuxième ms., il porte très lisiblement Æaitce, qu'il faut identifier avec Ahetze, Basses-Pyrénées, canton d’'Ustaritz, arrondissement de Bayonne (14 kilom.).
2. Archives municipales de Bayonne, Registres gascons, Il, 390-391. — Sur le siège de Bayonne, voir pu BezLay, coll. Petitot, XVII, 424-426, et Bor- DENAVE, pp. 24-25; sur les démolitions d’églises, hôpitaux et maisons situés hors les murs, qu’ordonna Lautrec, voir Arch. munic. de Bayonne, Reg. Gascons, I, 563, 564, 566, 568; E. Ducéré, Les Fortifications du vieux Bayonne, pp: 27-28; commandant pe BLAŸ pe GAïix, Æistoire militaire de Bayonne, 1, 138-142. — Il est curieux de rapprocher ce que dit Monluc de la situation de Saint-Jean-de-[uz et de la pomade, ou cidre basque, des impressions du Vénitien André Navagero, qui traversa le pays en 1528 (Tommaseo, Relations des ambassadeurs vénitiens, 1, 10).
3. Le 3 mars, Philibert de Chälon écrivait à l’archiduchesse Marguerite : « J’avons prins Fontarabier, qui n’est pas petit service à l'Empereur. » (U. Ro- BERT, 0p. Cil., Il, 48.)
4. U. Rosert, op. cit., 1, 53. Après la mort de son père, en 1523, il hérita de sa dignité.
9. Du Berray, coll. Petitot, XVII, 426. — BorDeNave, p. 26. — Favyx, Histoire de Navarre, p. 723.