ACTE PREMIER
Quand il se mariera...
RO USSET.
Ah!
MORILLON
Oui.
ROUSSET
Ah! .. (Un temps.) Une autre partie?
MORILLON
Oui.
On remue les dominos.
AUGUSTE, à Élise.
Vous ne pensez pas à vous marier ?
ÉLISE
Moi? Non.
AUGUSTE
Vrai?
ÉLISE
Vrai.
AUGUSTE
Alors, nous aurions mieux fait, mon père et moi, de rester chez nous.
ÉLISE
Pourquoi?
Savez-vous ce que mon p demande au vôtre en ce moment?
KLISE.
Non.
AUGUSTE
Votre main... pour moi... S'il la lui accordait, nue diriez-vous?
ÉLISE, se levant.
Je vous aime bien. . . mais...
Aufruste se tait.
MORILLON
Oui, pour avoir ma terre, il faut avoir une fille ù marier.
ROUSSET, de même.
Oui, oui, oui.
MORÎjLON toujours sans avoir l'air d'y attacher a ueuno importance.
Vous... Blanchette... vous ne voulez pas la marier ?
ROUSSET
Euh! Euhl
MORILLON, regardant Élise et Auguste.
Ça ferait un joli couple.
ROUSSET
Qui ça?
MORILLON
Eux deux.
ROUSSET
Je ne dis pas non...
MORILLON
Voyons... Voulez-vous me donner Blanchette pour mon fils ?
ROUSSET
Hein? BlancLette... pour... Ah ! non ! Ah! non I A ce prix.-là, mon \ieux, pour rien, elle est encore trop chère, votre terre, (ii se lève). Ah ! mais non. (Appelant.) Hé 1 la bourgeoise ! Hé lia bourgeoise !
Entre madame Rousset.