PONTICUS, BLANDINE
Blandine prend silencieusement la main de Ponticus.
Pourquoi jamais ?...
Blandine se tait.
Écoute, ô chère créature !
Lis au moins dans mon âme et connais ma torture ! Tu semblais éprouver pour moi quelque amitié... Et rien dans ma douleur n'éveille ta pitié !
Toi, si compatissante, et si douce, et si tendre, Tu t'enivres des pleurs que tu me fais répandre, Tu les attends, tu les arraches de mes yeux Comme pour les offrir à d'invisibles dieux !
Je cède, j'obéis à je ne sais quels charmes, Tu me brûles le cœur du poison de mes larmes, Tu guettes mes sanglots, mes rages, mes clameurs ! Et je t'aime, et te cherche, et t'adore !,., Et je meurs !