ACTE TROISIÈME
PHYDILE.
Peu de chose?... vous? vous? l'oracle de l'État? Le flamine? L'ami des dieux... et du légat?
THÉOGÈNE.
Encor faut-il savoir quel méfait, quel complice A pu justifier cet acte de police?
Ah! seigneur Théogène, étes-vous éveillé? Vous le savez bien, vous qui l'avez conseillé!
THÉOGÈNE.
Moi?
StLVIL'S.
Ne dites pas non! ma langue n'est point folle, Et pour espionner, je suis à bonne école.
THÉOGÈNE, roulant des yeux furibonds.
Vous osez...
LUCIEN, railleur.
Eh ! de grâce apaisez-vous, seigneur !
J'ai par fortune un sauf-conduit du gouverneur, Qui va sauvegarder ma retraite et leur fuite, Sans que vous ayez lieu d'en redouter la suite.
THÉOGÈNE.
Mais...
LUCIEN, aux autres personnages.
Venez, mes amis !
THÉOGÈNE, a Silvius, arec un geste menaçant*
Voui, Silvius 1
SILVIUS, hautain.
Pardon !
Pas de férule ici !
Altale entre en scène et jette un regard méprisant à Théogène.
Que se passe-t-il donc?
LUCIEN
Il se passe que, grâce à quelque clabaudage, Tu devenais sans moi le prisonnier, l'otage De... je ne sais pas qui; prends donc la liberté Que je t'apporte et mets ta femme en sûreté.
A Thèegène.
Vous, vous pouvez sortir ou demeurer, mon maître.
Bruit de pas et de faisceaux au dehors.
THÉOGÈNE, avec un sourire méchant.
Écoutez !
PHYDILE.
Les faisceaux !
THÉOGÈNE.
Le gouverneur peut-être.
Sestius et ses six licteurs paraissent dans les galeries de l'Atriolum.— Septime-Sévère vient à leur suite et entre en scène avec une figure souriante.