ACTE TROISIÈME
SEPTIME-8ÉVÈRE.
L'aulne ou le peuple ?
PONTICU9.
Du hêtre, Du chêne, du bois dur ; autrement l'eau pénètre.
SEPTIME-SÉVÈRE
Alors, en rangs pressés, tu rassembles les ais ?
PONTICUS
Et la nef se balance en son blindage épais.
SEPTIME-SÉVÈRE
Mais dis-moi !... lorsque vient le termite perfide Qui ronge ses parois, impitoyable, avide?...
PONTICDS.
Je tâche à l'en chasser.
Comment ?
PONTICUS
J'enduis le bois, En le calfatant bien de résine et de poix.
SEPTIME-SÉVÈRE
Si l'ennemi, pourtant, en creusant ses cellules, Envahit tout?... Tu fuis ton vaisseau ? tu le brûles?
Ponticus, êtonné ; garde le silence ; son regard se rencontre avec celui de Blandino. B LAN DINE, s' avançant.
Le termite, il est vrai, disparaît sous les eaux ;
Mais la race vivante attend d'autres vaisseaux.
Ah ! Seigneur, quand la vie, âme et foyer des mondes,
A jKMssé dans la mort ses racines profondes, Quel spectacle'.... On voudrait l'arrêter vainement, Elle s est mise en marche et va tranquillement! Elle anime, elle crée, ardente, inépuisable; Elle comble les mers avec des grains de sable; On l'enchaîne, elle atteint d'un bond l'immensité! On lui mesure l'heure, elle a l'éternité!
SEPTIME-SÉVÈRE
Oui me parle? une esclave?
BLANDINE, souriant.
Il est vrai, je suis folle!
Le termite, c'est moi. J écoute ma parole Comme si quelque souffle à mes sens engourdis Murmurait doucement tout ce que je vous dis.
Epagathus parait.