ACTE QUATRIÈME
ALBXANDRE, «prés un moment de biience.
Son i>ère.
Mouvement de Blandine.
SESTIUS.
Ah!
ALEXANDRE
Pour quel crime ou pour quelle prière Est-elle donc rivée à ce pilier de pierre?
SESTIUS.
Pour affronter la foudre et braver les éclairs, Elle jette l'insulte à tous nos Jupiters !
ALEXANDRE
C'est bon ! détache-la !
SESTIUS, allant détacher Blandiae.
Prends garde ! l'indulgence Finira par te perdre un jour, pour cette engeance !
ALEXANDRE
Introduis ce vieillard.
SESTIUS, poussant du pied un des prisonniers étendu à terre.
Eh mais ! est-ce qu'il dort, Celui-ci ?
A Alexandre
Vois-le donc, immobile !
ALEXANDRE, après s'être penché sur l'homme et lui avoir tâté le cœur»
Il est mort.
Tous les chrétiens se signent en silence.
SESTIUS, à tes geôliers en leur montrant le cadavre.
Kui|>ortez-le î
ptMflanl que les K*-ôlier> ut lâchent aux vêtements du mort des crocs de fer pendus a leur ceinture, Sestius va ourrir la porte et dit :
Tu i»eux entrer.
Photiu. i hauceUitt, courbe, appuyé sur un bâton et velu d'un manteau dont le -capuchon lui couvre a moitié le tisage, entre et gagne péniblement le milieu de la scène. — Blaii.ii ne et les aulres priâouuiers le regardent avec une curiosité respectueuse.— Ije? K«-ûlien entraînent le cadavre à laide de leurs crocs de 1er. — Sestius sort après eu\. — La porte se referme.