PORTRAIT DE LA SAINTE VIERGE, PAR SAINT AMBROISE
Elle était vierge de corps et d'esprit, et d'une pureté incapable de tout déguisement ; elle était humble de cœur, grave dans ses discours, sage dans ses résolutions. Elle parlait rarement, et ne disait que ce qui était nécessaire. Elle lisait avec assiduité les livres de la loi, et mettait sa confiance, non dans les richesses périssables, mais dans les prières des pauvres. Toujours fervente, elle ne voulait que Dieu pour témoin de ce qui se passait dans son cœur ; c'était à lui qu'elle rapportait tout ce qu'elle faisait ou possédait. Loin de faire le moindre tort à qui que ce fût, tous se ressentaient de son caractère bienfaisant ; elle honorait ses supérieurs, et ne portait point envie à ses égaux ; elle évitait la vaine gloire, suivait la raison, et aimait la vertu avec ardeur. Ses regards étaient pleins de douceur ; ses
paroles, remplies d'affabilité ; toute sa conduite portait l'empreinte de la modestie. On ne remarquait rien dans ses actions qui ne fût convenable; sa gaieté n'avait rien de léger, sa voix n'annonçait rien qui vint d'un fonds d'amour-propre. Son extérieur était si bien réglé, que le maintien de son corps était la peinture de son âme et un modèle accompli de toutes les vertus. Sa charité pour le prochain ne connaissait pas de bornes. Elle pratiquait de longs jeûnes, et choisissait pour nourriture non ce qui peut flatter la sensualité, mais ce qui suffisait pour soutenir la nature. Elle donnait aux exercices de piété le temps consacré au sommeil. Si elle sortait, ce n'était que pour aller au temple, et toujours en la compagnie de ses parents.
Guérison prompte des coupures. — Un des remèdes les plus prompts pour arrêter le sang d'une coupure et la cicatriser, c'est l'emploi des feuilles de plantain, que l'on met tout simplement sur la plaie, en les assujettissant avec une petite bande de toile ; l'effet des feuilles de géranium est moins prompt, mais très efficace aussi.
UN REGARD RETROSPECTIF.
Jeune fille, que rien ne peut contenter, avez-vous jamais comparé votre sort à celui de la jeunefille du pauvre ? Quand cette petite créature arrive au foyer domestique, c'est un accident, un mécompte. Mesurée à l'argent qu'elle va coûter et à celui qu'elle ne pourra point gagner, elle se voit brutaliser par des parents dénaturés, sans aucun ménagement pour les délicatesses de son corps et de son âme. Gomme une fleur rampant sous un tas de pierres, elle n'arrive aux derniers confins de l'enfance qu'à travers les injustes colères dont on l'accable. Elle est le
tut de toutes les mauvaises humeurs ; elle reçoit le contre-coup de toutes les luttes conjugales; elle est la victime expiatrice de tous les événements fâcheux de la vie. Jamais elle n'éprouve la joie de se sentir bien habillée, et rougit de sa mise en la comparant à la vôtre. Petite sœur des anges, il semble qu'elle leur ait laissé là haut ses ailes à garder, pour s'en venir ici-bas travailler et souffrir. Oh ! oui, souffrir, souffrir toujours et sans savoir pourquoi. Chère enfant ! je l'ai vue avec sa chevelure sauvage, ses yeux rouges de fièvre et humides de pleurs, soupirer tremblante dans un coin du logis. Que dis-;e ? je l'ai vue mourir avant d'avoir senti la vie et connu le mal.
Chères enfants, quand vous passerez à côté de la jeune fille du pauvre, plaignez-la, aimez-la, soyez bonne pour elle, mais ne la méprisez jamais. Ditesvous surtout ceci : Que Dieu est bon et combien je dois l'aimer, pour m'avoir comblée de tant de joies en m'épargnant tant de souffrances.