MES JEUNES AMIS
Mon intention en écrivant ces lignes a été de vous procurer quelques heures de lecture pour vos vacances, je vous les présente de bien bon cœur et souhaite ardemment qu’elles aient sur vos âmes l'effet de ces douces potions que vos tendres mères vous administraient quelquefois, le soir durant les jours de votre première enfance et qui vous procuraient un si doux repos.
Je ne vous suppose pas petits, ni tous grands non plus, mais je vous vois, avec beaucoup d’intérêt, à cet âge, où toutes les émotions se prennent au vol, où les impressions se succèdent vite, à cet Âge, où l’on pense peu, où l’on est susceptible de tant de bonne culture, où enfin, tout est espérance et rien n’est remords.
Oh! chers amis. ne vous hâtez pas de voir avancer votre vie; cependant, entrez résolument dans la route inconnue que l'avenir vous présente, et, en attendant que la Providence vous marque la place que vous devez occuper en ce monde, jouissez du présent.
Vous trouverez un peu de tout dans ce petit ouvrage, tout, dis-je, sans ordre, sans suite, sans des-