A SAINT JOSEPH, LE JOUR DE SA FÊTE
Que les harpes des cieux, ineffable harmonie,
Que la voix des chrétiens aux séraphins unie, Chantent ta gloire en ce beau jour,
O Joseph, saint époux de la vierge très pure,
Dont le cœur à ton cœur fut uni sans souillure, Sans autre nœud qu’un chaste amour.
Ah ! quel doute mortel vint jeter son nuage
Dans le ciel assombri ! Mais le divin message Bientôt rend la paix à ton cœur :
Non, ne t’étonne plus devant ce grand mystère,
Dans ce sein virginal Dieu prépare à la terre L'enfant des cieux, le Rédempteur !
La joie et la douleur se partagent ta vie :
Tu vois nailtre Jésus, el ton âme ravie Contemple un sourire des cieux ; Tu le suis dans l’exil sans murmure et sans plainte, Et trois jours tu le perds, et dans la cité sainte Tu le retrouves radieux.
Sur tous ies fronts mortels, l’immortelle couronne,
C'est la mort qui la pose, et le trépas nous donne La palme et l’éclat éternel;
Plus heureux, tu vois Dieu dès cette sombre terre,
Et, vivant, tu peux croire, adorable mystère,
Avoir franchi le seuil du ciel!
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