‹ Bluettes [microforme]Chapitre 95 sur 97 · L'ENFANT ET LA MARGUERITE · texte numérisé non relu

L'ENFANT ET LA MARGUERITE

L'Enfant.

O mes amours ! ma blanche Marguerite, N

Quand tu parais, sourire du printemps,

Pour toi, je tremble, Ô ma pauvre petite |

En te voyant aftronter les autans, à

Ne crains-tu pas pour ta beauté si frêle | Ce vent glacé qui peut donner la mort | Ah! chaque soir une frayeur nouvelle Vient m'attrister quand je songe à ton sort.

Mais tu renais aux rayons de l'aurore, Ù Le front paré des baisers du matin ÿ Et je suis là pour t’admirer encore,

Pour prier Dieu qu’il veille à ton destin.

La Fleur.

Ah! bien longtemps conserve dans ton âme Le saint amour et la tendre pitié... \

Un jour, enfant, hélas! tu seras femme, Alors, adieu notre vieille amitié !

Car tu viendras, effeuillant ma corolle, Pencher vers moi ton front triste et rêveur, ; Et demander au fleuron qui s'envole Un peu d'espoir pour ranimer ton cœur. |

Enfant, pour toi je parle d'espérance, Et je voudrais longtemps sur ton chemin, Dissimulant la ronce et la souffrance,

A ton bonheur garder un lendemain.

coast —

RECETTE.—Gâteau breton.—Prendre une cuillérée de farine, un œuf, une dizaine de raisins secs, une { pincée de canelle en poudre. Pétrir le tout ensemble. Eclaircir le mélange avec un peu de lait, mettre une tasse à café de sucre en poudre, bourrer un moule, mettre au four. Cuire vingt minutes.

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