D’APRÈS UN DESSIN DU 31 AOUT
Tracé par l’Architecte de l'arrondissement de Saint-Denis .
lmp. A.Lemercier
BOB IG N ï.
14 avril 1644 pour la quatrième fois. M. Richard Legrand y exerçait encore les fonctions curiales avec ponctualité et zèle. Il avait cette année-là pour l'assister dans le service des intérêts temporels de son église Nicolas Buisson, que nous avons déjà nommé comme marguillier en 1641. De Bobigny, M. l’archidiacre s’en alla directement à Bagnolet continuer la visite des paroisses de son archiniaconé l 2.
Il repassa à Bobigny une cinquième fois, le vendredi 7 juillet 1646, après avoir visité Caubron, Vaujours, Livry-le-Bourg, Clichy, Livryl’ Abbaye, Bondy. Jean Moreau était marguillier en charge.
Encore une sixième fois, le vendredi 6 juillet 1647, al°rs cIue M. Richard Legrand avait pour marguillier de l’œuvre et fabrique de son église Léon Chotard; et une septième fois, le 16 juillet 1648, Nicolas Pivru étant marguillier en charge et M. Richard Legrand toujours fidèle à sa résidence.
Cette année 1648 mourut dame Anne de Bragelongue, veuve de messire Charles Perdrier, laquelle, ainsi qu’il a été dit au premier chapitre, légua à la fabrique 25 sols de rente à prendre chaque année sur l’Hôtel de Ville de Paris pour l’acquit de six messes de requiem à célébrer par an, selon ses intentions.
Cette fondation se trouve du reste mentionnée d’année en année aux registres de fabrique tenus avant 1791.
M. Richard Legrand reçut, le 12 mars 1649, une huitième visite de M. le grand archidiacre, ayant comme marguillier comptable Michel Moreau.
Enfin une neuvième, le 6 mars de l’année 1650, qui fut la dernière. Il présenta à M. l’archidiacre Henri Moreau pour lors marguillier en fonctions de l’église de Bobigny 3.
Au mois de cette année eu lieu l’assemblée du clergé, qui dura jusqu’au mois de mars de l’année suivante 1651, en laquelle M. le grand archidiacre parait avoir interrompu le cours de ses visites. Du reste, la guerre civile de la Fronde venait de prendre de plus funestes développements, et les partis étaient si nombreux et les choses si embrouillées que la monarchie était en danger de se perdre.
1. Arch. nat , LL. 23, Archevêché de Paris, reg. des visites archidiaconales, 1641 à 1 646 .
2. Arch. nat., LL. 24, Archevêché de Paris, reg. des visites archidiaconales. 1646
BOBIGNY
Messire Richard Legrand décéda la veille de Noël, 24 décembre 1651.
Il fut enterré dans le choeur de l'église. Il avait légué en mourant vingt livres tournois à la fabrique de Bobigny à la condition de faire acquitter à perpétuité, pour repos de son âme, une messe le jour anniversaire de sa mort, ou le plus rapproché en cas d’empêchement.
Les associés de la confrérie du très Saint-Sacrement tirent célébrer à son intention, quelques jours après son décès, une grand’messe de requiem } en sa qualité de membre et directeur de la confrérie.
Il est très consolant pour la piété des fidèles de Bobigny de savoir que la confrérie du très Saint-Sacrement, qui est la première de toutes celles de la paroisse, à cause du grand Dieu qui fait l’objet de son culte, soit ausi celle dont les traces remontent à une plus haute ancienneté. Et il est remarquable qu’on ne devenait marguillier en charge de la fabrique de Bobigny qu’après avoir exercé l’année précédente les fonctions de marguillier de la confrérie du très Saint-Sacrement. C’est en souvenir de cet ancien usage sans doute qu’à la tète des associés de la confrérie, nous voyons figurer encore de nos jours les administrateurs du temporel de l’Église et les membres de leur famille.
Au tableau de la confrérie du très Saint-Sacrement, exposé au banc d’œuvre, étaient inscrits au 9 mai 1864 :
M. Toussaint Tourly, maire, et madame.
M. Villot, président de la fabrique, et madame.
M. Lemaître (François), trésorier, et madame.
M. Lemaître (Jean), secrétaire, et madame.
M. Fourrier aîné, conseiller, et madame.
M. Hoyet, conseiller et madame.
M. l’abbé Masson, curé, directeur.
Mme veuve Masson, sa mère.
M. Auger et madame.
M. Berthe et madame.
M. Bacot et madame.
M. Boussard et madame.
M. Bertrand et madame.
M. Carpentier et madame.
Mme veuve Clément.
BORIGNY.
M. Clément (Louis) et madame.
M. Colbert et madame.
M. Cottereau et madame.
M. Dory et madame.
Mmc veuve Cousin.
M. Dorvil le père et madame.
M. Dorville (Théodore) et madame.
M'ne Dufour.
M. Dutreuille et madame.
M. Evin et madame.
M. Fontaine (Théodore) et madame.
M. Fontaine (Louis) et madame.
M. Fourrier jeune et madame.
Mme veuve Fricault.
Mme veuve Fromain.
Mme veuve Génisson.
Mmc veuve Gérard.
M. Glisse aîné et madame.
M. Glisse (Etienne) et madame.
M. GoufFé et madame.
Mme veuve GoufFé.
M. Hérouard (Gilles) et madame.
M. Hérouard (Louis) et madame.
M. Hervé père et madame.
M. Hervé fils et madame.
M. Jollin père, adjoint et madame.
M. Jollin fils et madame.
M. Jeunet et madame.
M. Jean-Baptiste Leclerc et madame.
M. Lemaire et madame.
M. Jean-Baptiste Lemaire et madame.
M. Constant Lemaître et madame.
M. Ferdinand Lemaître et madame.
M. Lemaître (Louis) et madame.
M. Lemaître (Auguste) et madame.
BOBIGNY
M. Lemaître (Parfait) et madame.
M. Lemaître (Louis) et madame.
M. Ferdinand Lemaître fils et madame.
M. Levasseur et madame.
M. Libord père et madame.
M. Libord fils et madame.
M. Lévêque et madame.
M. Liébert.
M. Manicol et madame.
M. Méry et madame.
M. Mongrolle (Auguste).
M. Noblot et madame.
M. Audois et madame.
M. Louis Provins et madame.
M. Richebois père.
M. Richebois fils et madame.
M. Riotte et madame,
M. Relier père et madame.
M. Senèque et madame.
M. Simon et madame.
M. Therret aîné et madame.
M. Therret jeune et madame.
M. Touron et madame.
M. Villot fils et madame.
M. Vincent et madame.
Mais revenons à la suite des faits dont nous nous sommes écarté un instant, afin de signaler les associés de la confrérie du très Saint-Sacrement à l’époque actuelle.
Guillaume Sanson , du diocèse de Coutances, reçut ses provisions le 3 1 décembre 1651 et prit possession de la cure de Bobigny le 2 janvier 1652. Il suivit les traces sacerdotales de piété et de zèle de son prédécesseur, M. Richard Legrand.
Quatre jours après son installation, on le vit administrer le sacrement de baptême à Charles-Henri Joron, enfant de Henri Joron et de Catherine
BOBIGNY
Mouton, sa femme, qui eut pour parrain noble homme Charles de Béthisy, seigneur de Mézières et de Bobigny, et pour marraine dame Anne Perdrier, son épouse, demeurant à Paris.
Le 19 mai 1653, Simon Chotard, marguillier en charge durant l'année 1651, rendit compte de sa gestion des intérêts de la fabrique ainsi qu’i} suit :
« Compte que rend, par-devant vous, M. le curé de Bobigny, Simon Chotard, ci-devant marguillier de l’œuvre et fabrique du dit lieu à Etienne Chauffour, de présent marguillier, tant du reçu que de la mise, depuis le 9™ de mai 1651 jusqu’à pareil jour 91"0 de mai 1652, avec protestation d’augmenter ou de diminuer s’il y eschet, cl sans préjudice des deniers non reçus.