Notariat de Noisy-le-Sec
BOBIGNY
faute d’y remédier elles en attireraient de beaucoup plus considérables; vu notre procès-verbal fait pareillement en cours de visite, par le quel il appert que la ruine augmente de tous côtés, tant du batiment de l’église que du presbytère, auquel il n'a été apporté jusqu’ici aucun remède; le dit procès-verbal de ce jour, ayant pris de nouveau connaissance de l’état des revenus de la fabrique de la dite paroisse, le quel revenu n’excède pas annuellement cinq cents livres, y compris les questes, que la dépense est à peu près, égale à y celui, et qu’il n’y a qu’environ quatre cents livres des reliquats des anciens comptes, qui seront même difficiles à recouvrer, la requête présentée par les habitans de Bobigny à M. l’intendant de la généralité de Paris; l’ordonnance au bas d’y celle qui en renvoie la connaissance à M. Blanchard, son subdélégué; la commission donnée par le dit sieur Blanchard au sieur Brice le Chauve, architecte, pour faire la visite et dresser un devis estimatif des dites réparations du 7 septembre 1730; la procuration donnée aux syndicque et marguillier en charge par les dits habitans pour l’exécution de ce que dessus avons ordonné qu'à la diligence du sindicque ou marguillier en charge ou autres ayant passé par la charge de marguillier, le dit sieur Brice le Chauve sera prié et requis de vouloir bien exécuter incessamment la susdite commission à lui donnée; les dits sindicque et marguillier autorisés de faire à l’égard du dit sieur le Chauve ce qui est d’usage et de raison en pareil cas. Et sur ce qui nous aurait été représenté que les anciens comptes, titres et papiers concernant la dite paroisse de Bobigny n’ont pu jusqu’ici être représentés, d’où il s’ensuit qu’on ne peut exiger des anciens comptables les sommes dont ils sont reliquataires par leurs comptes, non plus que des autres qui tiennent les biens de la dite fabrique, les arrérages par eux dus; et nous ayant été certifié qu’il y a chez le sieur Frémy, curé du dit Bobigny, deux coffres appartenant à la dite fabrique, dans les quels se pourraient trouver les comptes, titres et papiers d'icelle, avons ordonné qu’à la diligence du marguillier en charge ledit sieur curé sera requis, et à icelui en tant que besoin sera enjoignons de rendre les dits coffres pour y ceux être placés dans l'église de Bobigny, en lieu convenable, et les clefs d’iceux remises l’une au sieur desservant de la dite paroisse et l’autre au marguillier en charge; et au cas qu’il fût à propos ou d'usage qu’il y eût une troisième clef, elle sera remise au procureur fiscal ; et faute d’ètre les dites clefs représentées, avons ordonné
que l’ouverture sera faite des dits coffres à jour et heure indiqués au prosne, en présence du desservant, des marguilliers nouveaux et anciens, et autres notables de la paroisse ; qu’il sera fait un inventaire exact de tout ce qui se sera trouvé dans les dits coffres; que le dit inventaire sera fait double, pour un être remis dans l’un des dits coffres avant de le refermer, et l’autre double sera donné au marguillier en charge et par lui remis à son successeur. Et si aucuns titres nouvels sont à passer, ordonnons qu a la diligence du marguillier en charge, les débiteurs y seront incessamment contraints par les voies de droit. Et quant aux comptes à rendre depuis le 9 mai 1727, avons ordonné que les comptables les rendront avant le premier dimanche de carême prochain, pour toute prétixion et délai. Et avons fait mettre notre présente ordonnance sur le registre des comptes, pour y avoir recours comme à minute. Fait en cours de visite, au banc de l’œuvre de la paroisse Saint-André de Bobigny, doïenné de Chelles, le 3 septembre 1731. Aimé-Jacques De la Croix, docteur de Sorbonne, archidiacre de Paris; Denise, secrétaire. »
Ce fut seulement après la mort de M. Frémy, en 1733, que l’on mit à exécution ces divers travaux.
M. Frémy tit, le ier septembre de l’année 1729, la déclaration suivante des biens et revenus de sa cure, laquelle déclaration fut reçue à la chambre ecclésiastique, au mois de mai de l’année suivante :
« Cure de Saint-André de Bobigny, à la nomination du prieur de Saint-Martin-des-Champs et à la collation de Monseigneur l’archevêque de Paris, le sieur Frémy, titulaire.