P. Anselme. Hisc. des G. Offic.. t. IV, p
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époque. L’annotateur du journal de Jean de la Fosse, curé de Saint-Barthélemy de Paris, pendant la Ligue % est plus explicite que Vielleville. Il raconte que le maréchal ayant rassemblé quelques escadrons, afin de délivrer le connétable de Montmorency tombé aux mains des ennemis, il fut pris lui-même, dans le moment qu’il poursuivait avec trop d’ardeur les huguenots mis en déroute, et que M. de Mézières, tils de messire Pierre Perdrier, greffier de la ville de Paris, qui en voulait depuis longtemps au maréchal, se jeta sur lui quoiqu'il fût sans défense, et lui brûla la cervelle d’un coup de pistolet.
Voici ce qui donna sujet à cette sauvage vengeance : M. Perdrier père, dans le but de se ménager la bienveillance du maréchal Saint- André, qui avait admis son fils au nombre des officiers de sa maison, s'était porté pour caution vis-à-vis de ses nombreux créanciers. Mais les dettes contractées par le maréchal prirent un tel accroissement, que M. Perdrier, menacé d’une ruine complète, refusa de répondre pour les nouveaux engagements auxquels pourrait s’obliger le maréchal.
Celui-ci, afin de se debarrasser du tils de M. Perdrier et de le forcer à quitter son service, lui suscita une querelle avec un gentilhomme nommé Saint-Sernin, auquel il défendit de se battre en duel, s'il lui était proposé par Jean Perdrier, sous prétexte que son adversaire n’était pas un homme de condition comme lui. Le jeune Mézières, le cœur courroucé, quitta la maison de Jacques d’Albon; il attaqua Saint-Sernin et le tua. Par contre, le maréchal obtint la condamnation à mort du fils de M. Perdrier et se fit attribuer la confiscation de ses biens. C’est alors que, poussé à bout, Jean Perdrier prit du service dans l’armée ennemie, avec l’espérance de se venger du maréchal, espérance qu’il réalisa comme il vient d'ètre raconté. Jean Perdrier, seigneur de Bobigny, est donc l’auteur de la mort du maréchal Saint-André. Il décéda dans le courant de l’année 1564, laissant à son fils Guillaume Perdrier, non seulement sa terre de Bobigny, mais encore celle de Mézières.
Au mois de mai 1572, Guillaume Perdrier vendit cette dernière terre à Charles de Gondy, seigneur de la Tour, pour la somme de 2,000 livres, expressément garantie par le prévôt des marchands et les échevins de la ville de Paris. Il épousa, à la fin de l’année 1574, Marguerite de Roche-
i. Journal d'un curé ligueur de Paris } p. 59.
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chouart, hile de Guillaume de Rochechouart, seigneur de Jars et de Bréviande, et d’Antoinette de Jaucourt. Marguerite de Rochechouart était veuve de Guillaume Allegrin, seigneur de Valence et de Ghantbay, premier maître d’hôtel du roi François 1er b
Dix ans après son mariage, Guillaume Perdrier acquit de Raphaël Gaillandon les fiefs d’Emery et de la Grande-Maison ou de Béquignard, ainsi que plusieurs héritages situés tant sur Bobigny que sur Drancy. Et en l’année 1585 qui suivit cette acquisition, le 17 octobre, il donna au seigneur abbé de Saint-Denis, son suzerain, l’acte de foi et hommage de sa terre de Bobigny, ainsi qu’il suit :
« De très haut et très puissant seigneur Monseigneur révérendissime père en Dieu Louis de Lorraine, cardinal de Guise, archevêque et duc de Rheims, premier pair de France, légat né du Saint-Siège apostolique, abbé commendataire de l’église et abbaye de Saint-Denis en France, je Guillaume Perdrier, écuyer, seigneur de Bobigny en France, conseiller et maître d’hôtel ordinaire du roi, reconnois et avoue tenir en fief à une seule foy et hommage à cause de l’abbaye de Saint-Denis ce qui s'en suit :
« Et premièrement un lieu où souloit être une petite maison, avec une place et un jardin qui fut Pernelle Landierne, de présent en clos en la basse-court du chasteau du dit Bobigny, contre le puits de la dite bassecourt, du côté de la grande allée.
« Item, un lieu oîi souloit être une autre maison appelée la maison de la Chapelle, contenant deux travées, une petite grange, court, jardin, le tout contenant demi-arpent environ, tenant à présent, et aboutissant de toutes parts à moi, parce que le dit lieu a été nouvellement enfermé dans la clôture que j ai faite de mon clos, attenant par dehors à ma grange dîmeresse qui est en ma basse-court.
« Item, un arpent de pré, en deux herbes, assis derrière Eaubonne, tenant jadis à Gasse de la ville et de présent le possèdent et en jouissent les hères Claude Jablice, lui vivant plumassier, bourgeois de Paris, au lieu d’une autre pièce de pré qu’il m’a bailiée, assise en mon parc de Bobigny, le long du commencement du ru, qui est clos de bayes vives tenant à moy de toutes parts.
« Item, sept quartiers et demy de pré ou environ, que l’on nomme le