‹ Bobigny (lez-Paris)Chapitre 28 sur 183 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

En publiant ce travail sur le village de Bobigny, je n ai pu avoir la prétention de produire une œuvre intéressante pour la masse du public. Il n'y a, je le sais, que les archéologues et les bibliophiles, et aussi les habitants peu nombreux de la localité et des communes environnantes qui pourront y prêter attention.

C’est à ces derniers principalement que j’en fais l’offre ; c’est pour leur être agréable que je l'ai entrepris ; c’est dans le dessein de leur être utile que je l'ai terminé. Ils y trouveront rapportés les noms de leurs dieux, les emplois qu'ils ont remplis et les faits qui les ont rendus recommandables aux yeux de leurs concitoyens. Ils y verront, de plus, réunis, les renseignements les plus précieux touchant la propriété territoriale, ses origines, ses mutations, ses charges, ses revenus, sa valeur enfin aux diverses époques.

Pour son accomplissement , j’ai mis à contribution d’abord les livres anciens , entre autres ceux de l’abbé Lebeuf et du père Anselme, et ensuite ceux nouvellement parus, ceux édités par la Société de l 'histoire de Paris et de l' Ile-de-France et la Société des bibliophiles français en particulier ; puis les manuscrits déposés aux Archives nationales , à la Bibliothèque nationale, à l’Hôtel de Ville de Paris et à la Mairie de Bobigny ; enfin les vieux papiers de famille, conservés

BOBIGNY

JOSEPH-CHARLES D’ORNANO, en 1638.

Armes : Ecartelé, aux 1 et 4 de gueules, à la tour donjonnée d’or et aux 2 et 3 d’or, au lion de gueule au chef d’azur chargé d’une fleur de lis d’or1.

Charlotte, la plus jeune des hiles de Charles Perdrier, épousa, vers 1638, Joseph-Charles d'Ornano, chevalier, le dernier des fils d’Alphonse d Ornano, colonel général des Corses, maréchal de France, et de Marguerite-Louise de Grasse de Pontèves de Flassan.

Il avait possédé avant son mariage le bénéfice de Montmajour-les- Arles, puis il quitta l’état ecclésiastique, n’étant pas encore engagé dans les ordres sacrés, pour être maître de la garde-robe de Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII, prince célèbre par la légèreté de son caractère, qui fut la perte de ses amis. Les frères aînés de Joseph-Charles d’Ornano s’étaient attachés au service de Gaston; il eut à honneur de les imiter. Il mourut à Paris, le ier juin 1670, à l’âge de soixante-dix-huit ans, et fut enterré aux Augustins déchaussés, auprès de son épouse, qui y avait été inhumée le 12 octobre de l'année 1643.

Il eut de son union avec Charlotte Perdrier trois enfants :

Gaston-Jean-Baptiste d’Ornano, qui eut la survivance de son père pour la charge de maître de la garde-robe du duc d’Orléans. Il fut mousquetaire, puis enseigne au régiment des gardes en 1664, acheta une

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