Mairie de Bobigny
BOBIGNY
seigneut de Pantin et autres lieux, conseiller du roi en ses conseils et avocat général au grand conseil, demeurant à Paris en son hôtel, rue Saint-Louis-au-Marais, paroisse Saint-Gervais, pour lequel est élu domicile en son château seigneurial, au dit Pantin, et encore pour vingt-quatre heures seulement, et sans attribution de juridiction, au village de Bobigny, en la maison curial du dit lieu, j’ai, François Prévost, huissier à verge au Chastelet de Paris, y demeurant, rue de Bussy, paroisse Saint- Sulpice, soussigné, lu, publié, et signifié à haute et intelligible voix et cri public aux habitansdu dit lieu de Bobigny, trouvé au devant du grand portail de l’église paroissiale du dit lieu, issue de la grand’ messe de paroisse, dite, chantée et célébrée en la dite église, les dits habitans et autres, en sortant en grand nombre, et où étaient entre autres personnes des sieurs Charlemagne, Espaulard, Codieux, Mény, Chauffour, Féret, Berthelot, Dupont, Louis Léveillé, Jacques Legrand, et plusieurs autres faisant et représentant la plus grande et saine partie des dits habitants, en parlant à leurs personnes, les lettres royaux en forme de terrier obtenues par le dit seigneur Lebret en la chancellerie du Palais, à Paris, le 7 décembre dernier, signées par le conseil, le méteyer, et scellées du grand sceau de cire jaune, la sentence d'intérinement d’icelles rendue par nos seigneurs des requêtes du Palais, à Paris, le 13 du dit mois de décembre, signé Huguet et Scellier; et de l’affiche extraite des dites lettres et sentence ci-devant transcrite, à ce que dus tous les dits habitants, tant nobles que roturiers, de la dite paroisse de Bobigny et autres n’en ignorent, ce fait et par vertu des dites lettres royaux et sentence d’intérinement sus datées, et signées, et scellées, j’ai fait commandement par le roi et justice aux ci dessus nommés d’y satisfaire et suivant icelles, à tous vassaux censitaires, tenanciers, emphitrites et détempteurs des biens, maisons et héritages dépendant de la dite seigneurie, de porter les foys et hommages qu’ils sont tenus faire des héritages, tenus noblement, payer les droits dus, bailler aveux et dénombrements, homme vivant et mourant, passer déclarations de leurs héritages en roture, par nouveaux tenans et aboutissants, avec les charges et redevances accoutumées, les jours quelles sont dues, montrer et exhiber les titres de propriété des dits héritages, et le tout affirmer véritable par devant Me Nicolas Goret, notaire pour ce commis, demeurant à Saint Denis en France, suivant et ainsi qu’il est porté aux dites lettres, et ce en dedans quinzaine, sinon à ce faute de ce
BOBIGNY
faire dans le dit temps, leur ai déclaré que le dit seigneur Lebret fera procéder par saisie et réunion, au domaine de la susdite seigneurie, de tous les fiefs et héritages, tant nobles que roturiers, dont les propriétaires n’auront fait les foys et hommages, fourni les aveux et dénombrements, passé et affirmé leurs déclarations, comme dit est, à ce que du tout ils n’en ignorent, dont acte.
« Signé : Prévost, avec paraphe.
« Contrôlé à Saint Denis, le 21 juillet 1744.
» Signé: Flament1. »
Les 26 juillet et 2 août suivants, se fit une nouvelle publication de cette pièce dont copie fut également affichée à la porte d’entrée de l’église, à celle de l’auditoire et au poteau du dit lieu de Bobigny et lieux environnants.
Pierre Charlemagne , fermier de la terre de Bobigny et procureur fiscal au commencement de l’année 1742, rendit d’éminents services à l’église et à la paroisse, ayant été, dans le courant de mai, élu pour la seconde fois marguillier en charge de la fabrique. Le ier septembre de cette même année 1742, eut lieu, à Bobigny, le baptême d’un enfant de Michel Villot son cousin, sellier de son altesse sérénissime Mgr le prince d’Ombe et de Louise -Agnès Puthomme. Cet enfant eut pour parrain Edme-Marie Dunal de Sainte-Marie, capitaine-lieutenant au régiment d’Anjou cavalerie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis; et pour marraine Hélène Maupetit, femme de Nicolas Puthomme.
Trois ans plus tard eut lieu également le baptême d’une petite-fille de Pierre Charlemagne, Marie-Catherine, fille d’Étienne Charlemagne, déjà fermier de-la terre seigneuriale de Bobigny à la place de son père et de Jeanne Puthomme, son épouse. Marie-Catherine Charlemagne eut pour parrain également messire Edme-Marie Dunal de Sainte-Marie, devenu major de la ville et citadelle de Laon, domicilié à l’hôtel d’Évreux, paroisse de la Ville-l’Évêque, à Paris, et pour marraine Marie-Catherine