SCÈNE pr;emière
P AOLA. Elle entre par la porte de gaucho j promior plan| racommodant no gilet de finette. Elle marche rêveuse*
■Je voudrais bien savoir quel était ce jeune homme... (Ch.ngetnt de ton.) quo ]’ai rencontré, lundi soir, au bal de monsieur Marcassol, le directeur de la Compagnie où monsieur Malicorne, mon mari, est employé... Qu’il était beau!... pas mon mari, ce jeune homme, en costume de brigand calabrais, avec sa barbe frisée! Il m’a mvitéo quinze fois à valser; un peu plus, monsieur Malicorne le remarquait Et comme il chante bien la cliausounettc!... pas mon mari, ce jeune homme!... Comme il imite bien
ICI, MÉDOR
le cri des animaux, le canard qui barbette, (Efia imite tour à tour les animaux qu'elle d^uomme.) te cbicil qui âboic, la mOUCbe
qui bourdonne... Ahl il a bien des talents, ce jeune homme, et la femme qu’il épousera aura bien des satisfactions d’amour-propre!... Je sais bien qu’il ne songe nullement à se marier, et que si je l’avais écouté... Il me trouvait si bien en costume de gilanal... Mais chassons ces rêveries périlleuses... La vie n’est pas un rêve, mais une froide réalité.
'* YOIXy an dehors à gauche.
Paola, je ne trouve pas mon gilet de finette.
PAOLA
La voilà, la froide réalité.
Alcide entre par la gauche, premier plan. Il est en coatnme de chaasear, ton fusil à la main, son caroier au côt>‘«