PAOLA, ALCIDE
ALCIDE, à la caDtoaade.
Couche là, Médor... couche... Il est trempé... couche là... (a Paola.) Tu ne m’entendais donc pas?
PAOLA
Si fait, mais j’hésitais à ouvrir. Je t’attendais si peu.
ALCIDE
C’est juste .. si tu savais ce qui nt’arrive... Paola, je crois que je viens de^tuer un homme.
PAOLA
Grand Dieu !
ALCIDE
Tu n’as pas entendu un coup de fusil ?
PAOLA
Si fait !
ICI, MÉDOR
ALCIDE
C’était moi. J’ai tué un homme, peut-être deux, probablement deux.
Il dépose soQ fusil et sou caroler près do U chaiiO) à gauche*
' PAOLA
Explique-toi.
ALCIDE
En sortant d’ici, je cherche une voiture au coin de notre rue. Pas une. J’attends cinq minutes, un omnibus passait... je l’attrape au vol et je veux grimper sur l’impériale. Mais, dans mon ascension, mon fusil heurte la rampe, le coup part, et un voyageur d’en haut pousse un cri... je l’avais atteint.
PAOLA
Malheureux !
ALCIDE
Je lâche l’omnibus et je me sauve. Le conducteur court après moi. Heureusement Môdor lui saute à la gorge... Quand je dis heureusement... malheureusement! l'infortuné doit ètreétranglé à l’heure qu’il est... Médor ne m'a rien dit, mais je le connais.
PAOLA
Ça fait deux victimes, alors .
Ça fait deux... mais j’ai pu m’échapper... Médor aussi... Écoute... il me semble qu’on monte l’escalier.
SUfoce.
Mais non...
PAOLA
ALCIDE
Paola, on a sonné, il ne faut pas qu’on me trouve ici. Je me réfugie sur le balcon.
PAOLA
Arrête... d’abord on n’a pas sonné.