‹ Bobinette, vaudeville en 1 acteChapitre 41 sur 106 · SCÈNE HUITIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE HUITIÈME

PAOLA

Oui, mon ami... maintenant, va-t’en.

ALCIDE

Si j’allais rencontrer le conducteur dans l’escalier.

Puisque tu crois qu’il est étranglé.

ALCIDE

Je l’espère, mais je n’en suis pas certain... Au fait, dans ce nouveau costume, et la ligure enfouie dans mon cache-nez, (u «a matque le Tisage.) je le délie de me reconnaître.

PAOLA

Va, mon ami.

ALCIDE

Ne m'attends pas, je prends la clé... Aji ! mon parapluie.

PAOLA

Ton... je ne sais pas où tu l’as mis.

ALCIDE

Il était là...

PAOLA

Tu perds un temps précieux. Voyons, va-t’en sans ton parapluie, puisque monsieur Marcassol demeure à deux pas d’ici.

ALCIDE

Mais il neige.

, PAOLA

. Eu marchant sur la pointe des pieds...

ALCIDE

Comment! en marchant sur la pointe...

Au nom du ciel ! va-t’en !

ALCIDE

Je m’en vais. Seulement, quand tu dis sur la pointe

20 ICI, MÉDÜR!

des pieds, c’est illogique, puisque... la neige tombe -de là-haut.

Du geste il iDdique que la pluie tombe dn ciel. PÂOLA^ sur le seuil de la porte.

Adieu... adieu... (sonie.) Enfin!... Maintenant, à t’autrel

Elle Ta pour oiiTrir la fenêtre, Alcide reparaît. ALCIDE, rentrant.

J'y songe, Paola.

PAOLA, à part.

Encore lui !

ALCI«E.

Si l’on envahissait mon domicile pendant mon absence, il ne faut pas qu’on trouve l’objet accusateur ; cache mon fusil, cache mon carnier, cache tout, tu comprends.

• PAOLA

Oui, mais an nom du ciel, sauve-toi. Si tu arrives chez ton directeur à minuit, plus d’alibi possible.

ALCIDE

C’est vrai. Adieu, Paola...

Il disparaît.

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