SCÈNE NEUVIÈME
PAOLA
Vous avez bien dû vous ennuyer 1
ADHÉMAR
Enduyer... (il marche et inonde le parquet.) AJl ! badaine !
PAOLA
Il inonde le parquet !
Eh bien, don, je ne me suis pas enduyé, car j’avais des • distractions... Savez-vous ce que j’entendais crier dans la , rue, presque sous votre balgon. J’entendais ces cris ; A Uassassin I arrêtez-le !
PAOLA
Que dit-il ?
^ ADHÉMAR
J’ai cru d’abord que c’était après moi qu’ils en avaient...* quand on a la conscience bourrelée...
PAOLA, à part, dramatiquement.
Ça n’était pas lui.
ADHÉMAR
« Arrêtez-le ! criaient-ils. Il a failli me tuer. Mon cha- » peau est-transpercé. »
PAOLA, à part.
Son chapeau seulement ?
ADHÉMAR, changeant de voix.
« Son chien m’a emporté un borceau de mon banta- » Ion ! vociférait une autre voix. »
PAOLA, à part.
Son pantalon seulement ?
ADHÉMAR
Telles étaient les joyeusetés qui venaient égayer ma terrible situation.
Maintenant, vous pouvez partir. Mais auparavant rendez-moi un service...
ICI, MÉDOR
ADHÉMAR
Encore? •
PAOLA
Celui d’emporter ce camier avec vous.
ADHÉMAR
Ce garnier?
PAOLA
Vous ne comprenez pas, vous ne pouvez me comprendre, mais plus tard, je vous expliquerai...
ADHÉMAR, frenant le caroler.
C’est cela, plus tard... Qu’il est lourd... (Bmit de ci« dans la aamire.) Quel est ce bruit?
PAOLA
On ouvre la porte extérieure, c’est mon mari. ADHÉMAR.
Encore lui! toujours lui!
Il liche le carnier.
PAOLA
Remontez sur le balcon.
ADHÉMAR
Oui... trop tard!
PAOLA
Le voilà I nous sommes perdus I
La porte s'ourre, Alcide entre, Adbiinar s'eet cacbA derrière les rideanx, an pied du lit.