SCÈNE DIXIÈME
ALCIÜE.
Les toits! serait-ce Marcassol?
AUHÉM AR.
Ce n’est pas moi qui l’ai nommé.
ALCIDE, riant.
Ah ! c’est lui que... et c’est vous qui... Elle est bien bonne!
U remoDte la scëoe comnia pour aller examiaor la feuëtre par laquelle Ailhémar est eati'é.
PAOLA} bas à Adliémar*
Ainsi, monsieur?
ADUÉMAR, bas à Paola. f
C’est un stratagème; je nous sauve.
PAOLA, à part.
Ah ! l’ingénieux jeune homme !
ALCIDE, reyecant et riant toujours.
Mon Dieu! qu’elle est bonne! Mais au fait, je vous remets à présent. Vous étiez au bal de Marcassol, en Calabrais.
PAOLA, à part.
Ciel!
ALCIDE
Vous avez même valsé quinze fois avec ma femme.
PAOLA
Pardon, quatorze.
ALCIDE
Quinze, puisque je t’ai dit qu’à la seizième j’allais le gifler.
ADHÉM AR.
Hein ! je m’appelle Adhémar de Dean...
ALCIDE
Ah! pardon, vicomte.
ADHÉMAR
Je valsais avec votre femme pour détourner les soupçons du mari.
3G ICI, MÈDOR!
Du mari, compris!
P AOL A, à part.
Il a réponse à tout !
ALCIÜEf au public.
Il est malin comme un singe. (lUnt.) Mais en parlant de singe, (a Adhèmar.) c’est vous qui nous avez charmés par vos imitations d’animaux. Palsembleu ! vicomte, vous avez là un joli talent d’agrément 1
ADBËUAR, soupirant.
D’agrément! • .
ALCIDE
Comme vous imitez les animaux ! le chien surtout. Tenez, j’ai là Médor... (il appeUo.) Médor! je parie qu’il aboie moins bien que vous... (Appelant de Doureau. ) Ici, Médor!
ADHÉMAR
Est-ce que nous allons recommencer?
P AOL A, à Alciilo.
Êtes-vous fou, mon ami!
ALCIDE
C’est juste, je ne suis pas encore assez lié avec monsieur pour... ~
ADHÉMAR
Il ne tient qu’à vous de l’ètre...
Il lui tend la main.
Puisque vous le voulez bien, vicomte, je le serai.