SCÈNE II il
La rose peut fleurir où le laurier se fane, Et la Muse peut bien devenir courtisane ! Tu quittes Apollon pour aller chez Bacchus? Bonsoir donc, Apollon ! Moi, je vais chez Vénus! Et puisque tu n'as plus ni talent, ni génie, Bah! Je serai Laïs au lieu de Polymnie!
BOHÉMOS.
Si tu t'en vas
LÉONIDA.
Après?
BOHÉMOS.
Sans amour et sans but, J'attache bout à bout les cordes de mon luth Et je me pends un soir dans un bois solitaire.
LÉONIDA.
A quelque cep de vigne et le ventre par terre! De peur de me laisser, cadeau qui m'est bien dû, Pour me porter bonheur, ta corde de pendu! Adieu!
BOHÉMOS.
Soit, je vivrai ! car après la harangue Je renonce à me voir mieux pendu... que ta langue !
léonida, se sauvant.
Bonsoir!