‹ Bolchévisme ou syndicalisme, lequel? [microforme]Chapitre 22 sur 25 · RESUME DES FAITS · texte numérisé non relu

RESUME DES FAITS

Les faits, la preuve, au sujet du régime bolchéviste en Russie, peuvent se résumer comme suit :

Le gouvernement de Kerensky aurait réorganisé la Russie et aurait continué à aider dans la lutte contre l'Allemagne n'eussent été les bolchévistes.

Si la Russie n'avait pas failli à ses obligations envers les Alliés, la guerre aurait été gagnée une année plus tôt, et des centaines de mille existences auraient ainsi été épargnées.

Les bolshévistes ne se maintiennent au pouvoir que par la terreur-—il faut qu'ils tuent du monde pour régner.

[Is ont assassiné et pillé au-delà de toute imagination.

Is on supprimé la liberté de parole, la tiberté de la presse, la hiberté individuelle.

IS n'ont pas tenu d'honnêtes élections, et ils refusent aux Soviets toute autorité locale dans leur propre milieu.

Hs ont publié des décrets promulguant la nationalisation des femmes, et si ces décrets n’ont pas été appliqués, comme ils le prétendent, ils ont, néanmoins rendu des lois sur le mariage et le divorce qui sont en-dessous des moeurs barbares.

L'industrie est totalement paralysée, Le pays est mourant d'inanition.

Sur un ordre de l'Allemagne ils se sont rendus coupables de la plus lâche trahison envers les Tehéco Slovaques.

Après avoir détruit l’armée russe ils ont établi la conseription pour combattre, non pas les Allemands mais le peuple russe Iuimême

HS ont déprécié la valeur de l'argent à tel point qu'on ne peut se procurer la nourriture qu'en l’échangeant pour des vêtements. Lorsque les vêtements furent épuisés les russes pauvres dûrent mourir de faim.

[ls ont exécuté, sans aucune forme de procès, des milliers de personnes (Gorky dit 10,006), les arrêts de mort étaient signés par Peters, un anarchiste connu de la police de Londres,

[ls ont fusillé de nombreux socialistes dont le seul crime était de dénoncer les excès bolchévistes.

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a —— — —— DES FAITS

Ils ont refusé de tenir des élections et ont supprimé les jour

naux qui critiquaient leurs actes.

[ls ont rétabli la police secrète augmentée d'une bande imnom brable de délateurs.

[Is ont aboli la religion et Îles services religieux; les rites du mariage. mème lorsqu'ils étaient prononcés, étaient dissouts au caprice de l'honrme.

Ils ont aboli toute loi, à part celle contenue dans les décrets des

Soviets.

Ss NTHESE DU BOLCHEVISME

Le Dr Nathalie Wintsch-Maleef, dans une brochure publiée récemment. cite un compte rendu pris dans les journaux bolchévistes, en Russie, faisant la synthèse de toutes leurs déclarations de sorte que l'on ne puisse pas prétendre que le rapport était inspiré par les calomuies des anti-bolchévistes. L'article se résume comme suit :

Les écoles ne fonctionnent pas;

Les manufactures sont fermées ou iémolies;

Dans plusieurs endroits, on a retourné au troc, c'est-à-dire à l'échange;

Le travail obligatoire est imposé à beaucoup de citoyens mais pas à tous;

L'esclavage est pratiqué dans les camps de concentration;

La taxe et la dîme sont imposées à tous ceux qui ne sont pas de la Gardi Rouge;

Prolétariat officiel, ou Soviettiste; Les L'expropriation consiste à installer le pauvre dans les appartements des

anti-révolutionnaires sont expulsés; bourgeois et à placer ces derniers dans les bouges;

Les réquisitions sont faites par des bandes de gens armés, comme au temp de la féodalité;

Les idées sont subordonnées à la force;

La vengeance sur délation re mplace les recherches de la justice; Le droit de manger est refusé à quelques-uns;

Le travail organisé ne peut subsister que s'il est bolchéviste.

Toute la situation se résume comme suit: Les habitants de Pétrograd sont sur le point de mourir d'inanition; ceux qui sont classifiés comme ‘‘ Bourgeois”? par les bolchévistes, recoivent, tous les deux jours, un petit hareng. Le mécanisme entier du gouverne ment est dans la confusion, il est dirigé par des gens inexpérimentés ou incapables. Le grand espoir des bolehévistes, c’est de réduire tous les autres pays au nrême état que la Russie. Les boïchévistes regardent Îles Démocrates-Sociaux comme leurs pires ennemis.

Re DES FAITS :

LES SOCIALISTES DEFIENT LES BCLCHEVISTES

Le 13 juillet, 1918, le parti des Soc

ialistes-Révolutionnaires et le Parti ouvrier Social-Démocratique Rt

isse ont lancé un appel aux

du Socialistes d'Europe et proposé l'envoi en Russie d’une commisà Sion socialiste internationale chargée d'y faire les investigations nécessaires pour répondre aux questions suivantes : les 1.—Avons-nous raison, oui ou nou, de dire que le gouvernement bolchéviste légénéré en un instrument réactionnaire qui, bien que se courrant des mots déc ‘‘la volonté des ouvriers et paysans’”, n'hésite pas à adopter les mesures d’ophé- pression les plus extrêmes et les plus violentes contre ces mêmes ouvriers et de paysans ?

ir 2.—Avons-nous raison de dire que le gouvernement bolchéviste n’a pas mi aintenant d'autre but que de se maintenir à tout prix au pouvoir et que, pour atteindre ce but, il est prêt à sacrifier toutes les conquêtes de la Révolution, t se retranche derrière un système de terreur dirigé non contre la bourgeoisie, ais contre les autres partis socialistes et la masse du prolétariat et des payge sans représentée par ces derniers, et que, finalement, pressé de se justifier aux us veux du vainqueur étranger, il n'a pas hésité, au sujet de l'incident de Mirbach, : étaler à ses pieds les cadavres de 200 de ses propres compatriotes socialistesru ‘volutionnaires?

%.—Avons-nous raison de dire que le bolchévisme n'a rien fait Pour appliquer les principes socialistes et n’a réussi seulement qu'à ruiner l'industrie et des # produire le chômage et la famine universels ? .

mps 4—Avons-nous raison de dire que le gouvernement bolchéviste nous inter- “it toute possibilité de discuter librement et de lutter pour ce que nous consilérons la seule chance de salut de la Russie, c’est-à-dire, La convocation d’une \ssemblée Constituante et la restauration du mode populaire d'administration cale—l'administration aux mains du peuple ?

5.—Les bolchévistes ont-ils raison d'affirmer que tous les autres partis de soxialistes russes ne cherchent pas à délivrer les classes ouvrières de l’oppressont sion despotique d’une petite minorité, mais que, de concert avee les bourtous £eois et les éléments monarchistes, ils veulent provoquer dans le pays uns rne ntre-révolution ?

ntés abs { Cet appel fut signé, pour je parti Socialiste-Révolutionnaire, — î par Nicholas Rusanev, et. pour le parti Social-Démocratique, par S \xelrod, deux chefs vétérans du mouveme nt révolutionnaire en Russie.

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