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au lieu d'aider au travail organisé à fourni au capitalisme une arm dont il s'est empressé de se servir sans merci ét Sans serupule, Bolchévisme devient la désignation populaire de tout mouvement d'amélioration générale entrepris au nom du travail Ne serait-ce que pour cette raison, le travail organisé serait en droit d'abhorrer le Bolchévisme, beaucoup plus en droit de le condamner et de li désavouer en paroles et en actes que le capitalisme pimpant d'Angleterre et d'Amérique qui a trouvé en Lenine et Trotsky des alliés d'une valeur inappréeiable
En condamnant le Bolchévisme je n'igrore aucunement les causes qui y ont conduit. Le Bolchévisme est le fruit des souffrances des serfs opprimés et exploités durant des siècles ; le produit d’un système qui trop longtemps a enrichi le petit nombre et appauvri le grand nombre. Il est né de la misère, des pleurs et des douleurs de millions de moujiks: de la débauche et de la trop pleine jouissance d'une aristoeratie sans coeur et sans entrailles.
Le Bolchévisme ne pouvait prendre racine que dans l'ignorance et la superstition. 11 ne pouvait se faire des adeptes que parmi la plèbe courbée sur ur sol ensanglanté où ne croissent que ronces et épines, que parmi ceux qui depuis des temps séculaires, produisaient sans jamais avoir pu jouir du fruit de leur labeur, Plus la misère esi grande, plus son emprise est puissante; mais plus l'intelligence est développée, plus les conditions sociales sont égalitaires, moins il domine. moins il attire, moins il eaptive. On aurait pu arrêter son développement, on aurait pu l’endiguer comme le torrent impétueux et se servir de ses théories égalitaires pour faire luire sur l'humanité le soleil radieux de la liberté et de l'émancipation, en donnant au peuple sur lequel il règne aujourd'hui en triomphateur ce que la démocratie a besoin pour vivre et se développer: des lois plus justes et plus humaines, moins de knout et plus de livres, moins de prisons et plus d'écoles, moins de superstition et plus d'instruction, moins de garde-chiourmes et plus de professeurs. L'autocratie russe sous le
Tsar a préféré étouffer la grande voix du peuple demandant la
liberté et des 1 formes Elle a préfér la peine de mort, oubHant
la violence appelle la violence, qu'on n'arrête pas la vérité dans sa marche, et que refuser au peuple les réformes qu'il demande paeifi quement c’est courir le risque qu'il se fasse justice lui-même et qu'il réforme par la force. Ce principe inexorable da progrès humain à été méprisé par l'auteæratie russe. Sera-t il méprisé aussi par le capitalisme auquel il appelle avec autant d'instances que les ouvriers et les paysans russes appelaient au Tsar?
La violence et l'injustice ont succédé à la violence et à l'i justice en Russie, mais le peuple russe est aussi loin de 1 émancipation aujour d’hui qu'il l'était avant. A la dictature du Tsar à succédé la dictature de Lenine et de Trotsky accompagnée du meurtre, de la misère et de l'oppression. La loi de la force brutale est appliquée avec une énergie ‘éroce. Les doctrines d'égalité prêchées par les apôtres d'un prolé tariat émancipé sont disparues dans le tourbillon de la révolte populaire. Le monde est menacé de la dictature d’un prolétariat d'autant plus dangereux qu'il est ignorant, d'autant plus cruel qu'il n’a jamais connu autre chose que la violence, d'autant plus avide de posséder et de jouir qu'il a toujours véeu dans la pire pauvreté et que la vie à toujours été pour lui un long cauchemar et un calvaire de souffrances et de douleurs. L
La réaction en Russie a été terrible mais elle a dépassé le but. Les penseurs n’y ont pas trouvé le triomphe de leurs idées et ce ne sont pas ceux qui désiraient l'émancipation véritable du peuple par des lois justes et l'établissement d’un gouvernement vraiment démocratique — garantissant à tous une liberté pleine et entière, — qui eurent la direction des affaires dans cette révolution sociale. Les penseurs et leaders ouvriers en Russie ont été ignorés et méprisés. Leurs longues années d'efforts et de sacrifices n’ont pas compté. Un groupe inspiré par ia passion les a mis à mort après s'être choisi pour chefs des hommes dépourvus d'idéal et de sincérité et n’obéissant qu’à leurs instincts féroces. Ces hommes sont devenus des oppresseurs de
la démocratie, étouffant les protestations de leurs victimes par la
a MES RAISONS DE COMBATTRE LE BOLCHEVISME Re me terreur, ils se sont servis du prolétariat pour se proclamer dictateurs et autocrates: et se maintiennent au pouvoir par la satisfaction des appétits de leurs partisans, transformant ainsi le régime du prolétariat, conscient de ses droits mais aussi de ses devoirs, en une
dictature honteuse et sanglante.
Sous ce régime soi-disant socialiste et communiste, toutes les institutions qui constituent une véritable démocratie ont été détruites, la force brutale et la violence suppriment où oppriment tous ceux qui s’opposent à la tyrannie politique et économique.
Aucun système de gouvernement démocratique ne peut se stabiliser à moins d'être basé sur la justice, la liberté, et l'égalité de tous devant la loi. Confisquer la propriété, la richesse, l’industrie ou le commerce d'un éitoyen, parce qu'il n'appartient pas au prolétariat, c'est commettre une injustice, même si la confiscation se fait au bénéfice de la masse : mais priver celui-ci de ses droits de citoyen, après l'avoir dépouillé, ie punir parce qu'il a possédé, est un véritable crime et un acte contraire à la saine doctrine démocratique.
Qu'un pays contrôle tous les moyens de production et de distribution, c'est réalisable et nécessaire même pour le bien commun: mais aucune société ne peut se réclamer de la démocratie si elle crée des inégalités parmi ses citoyens. Le contrôle de l'Etat doit être le fait du concours de tous et non d'une classe où d'une caste, qu'elle soit militaire où capitaliste, où composée d'ouvriers, de paysans et de soldats.
L'injustice est toujours l'injustice, le crime toujours le crime, faire le mal même pour atteindre un but louable est toujours le mal La démocratie est l’antithèse de la dictature et de l'oppression.
Le svstème Bolchéviste est contraire au développement de la démocratie paree qu'il n'est rien moins qu'une dictature basée sur le crime, l'injustice et l'inégalité devant la loi, Cest l'intolérance méme avec, pour devise: Liberté la plus large pour une classe et oppression La plus complète pour les autres.
Telle est l'opinion des socialistes les mieux informés et des travaillistes les plus éclairés du monde, exprimée à Ja convention internationale socialiste et ouvrière tenue à Berne (Suisse), en février dernier, sous la forme d'une résolution intitulée ‘* Démocratie et dictature", résolution qui fut appuyée par les délégations de Suède, d'Allemagne, de Russie, d'Esthonie, Lettland. Georgie, Alsace, Argentine, Danemark, Bulgarie, Armenie, Hongrie, Finlande, Grande-