‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 205 sur 622 · G»' Pinelli, p · texte numérisé non relu

G»' Pinelli, p

6. Ges forces consistaient en la 14» demi-brigade provisoire envoyée la TeiUe de Savone, et par une partie des troupes do Gervoni en retraite de Voltri.

Ca deU'Amore, amùne au pas de course, les Français sont désormais inexpugnaljles '.

En parvenant sur le champ de ])ataille, Rampon revendiqua le commandement de la redoute, jusqu'alors exercé par Fornésy et cela en vertu de son ancienneté de grade'^ C'est lui dès lors, avec sa tète carrée, son teint basané, son poil gris roux, sa haute taille^, qui dirige la défense, fermant les yeux aux efforts déjà faits avant son arrivée, ne voulant connaître du combat que les incidents survenus depuis sa prise de possession, tirant à lui, par une usurpation flagrante, toute la gloire, sans môme prononcer le nom de Fornésy, son principal et héroïque lieutenant, dont l'attitude vigoureuse lui a pourtant permis de survenir à temps à Monte-Legino *.

Le combat reprend donc avec intensité tant par l'irruption des 900 h. de renfort qu'amène Rampon que par les nouvelles attaques prononcées par les Autrichiens. Argentcau et Rukavina lancent en effet de nouveau leurs colonnes à l'assaut. Celle de Rukavina franchit le torrent d'Acqua Buona, vers le Palazzo Doria, et escalade les pentes ardues du Monte-Legino •''. Argentcau en personne dirige doux colonnes sur le versant nord de la montagne.

Près des redoutes, les soldats de Fornésy et de Rampon, soutenus par l'exemple de ces chefs valeureux, l'un Suisse vigoureux et tenace, l'autre âpre et enthousiaste Cévenol, ne se laissent pas troubler par la vue de ces nuées d'assaillants. En avant même des redoutes, les Français combattent à l'abri derrière de vieilles cahancs en terre, d'où ils dirigent un feu soutenu contre les Autrichiens ". Ceux-ci avancent quand même. Rukavina enlève avec ses Allemands une première flèche et les bries del Ciodo et

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