Ibidem
8. Lettre du g-' Rusca, du 13 août 1803 (Arch. G., carton IH-i-A), il les reçut le 9 avril et les fit placer à Spinarda et à Bardinetto.
Solla', qu'on a dû lui reprendre. Rusca est un peu en l'air, dans ce dédale de collines qui descendent du Monte-Alto ou du Monle-Settcpani, mais on le sait résolu, vigoureux; il a d'ailleurs avec lui des troupes solides, l'ancienne 4« légère (devenue 27"), formée de la légion des Allobroges* ; la G« légère encore incomplète, qui doit se fondre avec l'ancienne 18" pour former la nouvelle 29° légère •\ et un bataillon de la 25° demi-brigade (alors 84°).
En cas d'attaque pressante, Rusca pourra réclamer du secours à la division Séruricr*, immobilisée dans la vallée du bautTanaro pour observer Ceva.
Un bataillon, enfin, est placé en réserve au sanctuaire de la Madonna, afin de conserver les communications avec Savone, si Masséna se repliait et si l'ennemi tentait de le couper, « ce qui n'est pas probable, mais prudent de prévoir ^ ».
Quant au général Séiurier, qui doit seconder la brigade Rusca, placée sous ses ordres, sur Rardinetto, Melogno et Spinarda, il doit en outre, avec sa propre division, faire « des démonstrations qui puissent inquiéter l'ennemi sans exposer ses troupes «». Il faut d'ailleurs qu'il se garde, par une attaque à fond inconsidérée, non seulcnientde se faire battre isolément, mais surtout d'éveiller prématurément l'attention de Colli'.
Une fois les colonnes en marche, Ronaparte part de Savone avec Masséna, à 1 heure après minuit >*, et gagne, avec Rerthier et Saliceti, la hauteur dite Ca Rianca, à droite et au-dessus d'AUare, d'où il assistera à. toute l'action'; oùMeynier et Joubert accourent au matin prendre ses derniei's ordres.