Bonaparte à La Harpe, il avril (Arch. G
7. Il ne pouvait être 5 heures du matin, comme l'affirme Rampon dans sa lettre du 10 aoiît 1803 (Arch. G.). Ainsi que le fait justemeut remarquer le c' Krebs, il ne
débouche en face du Monte-Pra; les défenseurs de Monte-Lcgino, qui n'attendaient que son arrivée, font irruption hors de la redoute. Les Autrichiens, de leur côté, sortent de leurs abris. Déjà les tirailleurs sont aux prises. La Harpe ne forme qu'une masse de 4,oOO h, environ ', avec le bataillon de la 32% les SI* et 7o« demibrigades, la 17« légère entière et la 14°, et il se précipite sur l'ennemi avec une telle furie que celui-ci est chassé de San-Giuslina et de Ca di Ferro, et rejeté d'un seul coup au bas des pentes du Monte-Pra et du San-Giorgio, dans le vallon de Montenotte-.
Argenteau, qui se croyait sûr de la victoire ', s'apprête à revenir à la cliarge. Mais à ce moment, vers 8 heures, le ciel, s'éclaircit, dissipant la brume matinale, et Argenteau consterné* discerne la ligne fran(;aise renforcée se déployant, avec de l'artillerie, en longue file jusqu'au petit torrent de Lambruschi^ qui va baigner EUera et s'y jeter dans la Sansobbia.
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Ce n'est pas tout. Bientôt le soleil perce les nuages et laisse apercevoir les files de l'infanterie française qui s'avancent sur la droite autrichienne et vont la cerner en descendant du bric Menao sur Montenotte-Supéricur. C'est Masséna, qui, parti de Cadibona à i heure du matin, est descendu en suivant les crûtes par Ca Bianca, la Chiappe d'Altare, la Sella, Pian del Merlo et Pian del Melo*. Il n'a devant lui que le bataillon de Terzy, isolé sur le revers du bric Menao dont il n'a même pu explorer les abords, n'étant arrivé au bivouac qu'à la nuit close '. Masséna ne doit attaquer que lorsque La Harpe aura engagé l'action sur le front ennemi et concentré sur lui l'attention de d'Argenteau. La brusque et vigoureuse attaque de La Harpe culbute les Autrichiens qu'inquiète aussi le mouvement de flanc de Rampon, avec la IT" légère, se prolongeant sur le Mon te San-Giorgio et Montenotte-
fait pasjouràceUe heure-là, en avril, elle brouillard épais enipèdiait en outre de distinguer les objets. La Harpe était sans doute arrivé à l'heure indiquée au Palazzo- Doria, mais dut y attendre que la brume se dissipât un peu.