‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 228 sur 622 · Récit du corn"' Maitinel (Arch. G · texte numérisé non relu

Récit du corn"' Maitinel (Arch. G

6. Le p. Piuma (p. 10) et plus loin (p. 12) : « Vers les 10 heures du matin, je m'étais porté du côté de Montenotte : j'y vois une foule de paysans qui me répondent tout effrayés : Vous allez les voir de vos propres yeux. Tout Montenotte est couvert de Français. Dés que les Autrichiens les ont vus. . . ils se sont mis à fuir encore plus vite que nous. " Rukavina envoya sur-le-champ un de ses aides de camp escorté de 3 hussards, qui tous quatre furent faits pi-isonniors.

7. Montenotte était alors un petit village de 300 habitants, sur l'Erro, où il formait deux groupes d'habitations, à une demi-heure l'un de l'autre ; à Montenotte-Infeiiore,

Harpe qui, depuis l'aube, est sur pied, sans cesse assaillante, talonne partout l'ennemi en retraite. Murât, qui prélude là à ses charges légendaires, poursuit aussi les colonnes autrichiennes avec l'escadron d'escorte et ramène de nombreux prisonniers'. Le sous-lieutenant Boitieux, du So* chasseurs, s'empare de deux canons, n'ayant avec lui que 8 de ses chasseurs *.

Masséna et son principal lieutenant La Harpe, qui a joué le rôle le plus actif dans cette journée ^, sont complètement vainqueurs. La déroute de l'ennemi serait entièrement consommée, si l'aile gauche française avait pu donner avec le même ensemble et la même précision. Mais Augereau et ses généraux de brigade, on la vu, ont été retardés par les distributions et ne peuvent arriver a Iheure dite au rendez-vous. Leurs colonnes ont eu d'ailleurs à exécuter des marches forcées en pays montagneux, pour gagner les postes assignés. Joubert, qui devait arriver le H au soir à Altare, n'y parvient que dans la matinée du 42 ; Augereau lui-même n'atteint ce point que dans la journée ; enfln Dommartin n'arrive à Monte-Freddo que le soir, avec vingt-quatre heures de retard*. Le long mouvement enveloppant sur Cairo qu'Augercau devait accomplir « dans le vide ' », n'a donc pas réussi. Son intervention dans le combat est pour ainsi dire nulle. Si son entrée en action se fût produite au m.oment indiqué, Provera qui opposa le lendemain une si énergique résistance, Provera alors dispersé sur une étendue de 20 kilomètres, eût été battu sans avoir le temps de se rallier ^ Les routes qui conduisent tant à Dego qu'à Millesimo, eussent été interceptées, coupant ainsi la retraite aux colonnes désorganisées d'Argenleau. H n'en fut rien, et le 12 au soir, les avant-postes d'Augereau et de Joubert, malgré « une marche forcée de douze heures' », garnissaient seulement le terrain vers Biestro et Cosseria, alors que le gros de

dit aussi la Fcrrcria, il y avait 2 fal)riqucs de fer et un moulin à grains ; à Montenottc-Sui)eiiorc, 3 maisons qui fun^iit ruinées pendant la lutte. De Savone à Cadibona, il faut deux heures et demie à pied, une heure et demie à cheval, par l'ancieu chemin ; de là, pour Altare, il faut une heure ; pour Cairo et Montcnottc- Superiore, trois heures; pour .Montruottc-Iufciiorc, quatre heures (reconnaissance du chemin de Cadil)ona à iMontenoltc, par Schouany et le com»' Marlinel. Mémoire 117-1 ; Arch. G.). Monte ?iottc, étyniolo.i-'iquement, c'est le Mont de la Nuit. Dans les anciens diplômes, Montenottc est dOsi^'ué sous le nom de Mons Noctulus. A Montenottc-Iiiferiore est l'ancien palazzo des marquis Scarampi, aujourd'hui propriété du député iierio.

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