‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 250 sur 622 · Arch. G.; capitulation de Cosscria, classiie au 14 avril · texte numérisé non relu

Arch. G.; capitulation de Cosscria, classiie au 14 avril

MILLESIMO ET COSSERIÂ 273

Bonaparte ne flécliit: pas, menaçant, si Ton ne cédait, de les faire tous sans quartier passer au fil de l'épée '.

Provera cependant ne repousse point alosolument cette nouvelle tentative. Il parlemente avec Augereau, et présumant sans doute qu'en taisant appel à la générosité de son jeune vainqueur, il oi)tiendra de moins humiliantes conditions, il déclare qu'il veut traiter directement avec le général Bonaparte *. Mais celui-ci est déjà parti vers Gengio où résonne un feu nourri*. Attiré par ce bi'uit, il a couru s'enquérir lui-même de ce qui surgissait inopinément sur ce point, craignant de voir son aile gauche compromise. Crainte superflue d'ailleurs, car ce n'est qu'âne timide attaque de Golli, la seule de la journée. Exécutée d'abord par les chasseurs de Nice qui, ralliant les fuyards de Provera, ont pénétré dans les rues de Millesimo où le général Beyrand les contient et les chasse, elle a été renouvelée par les chasseurs du colonel CoUi portés de Murialdo sur Millesimo d'où ils sont également l'epoussés*.

Deux bataillons de grenadiers de Varax se portent également sur lecliâteau de Gengio, afin d'appuyer le régiment de Belgiojoso réparti de Santa-Giulia à la Rochetta di Gengio, où il est refoulé parla brigade Ménard, et deux compagnies de grenadiers royaux occupent Monte-Gercio *, mais trop tard pour que ces grenadiers puissent intervenir au com])at.

Bonaparte ne reparaissant point après son excursion vers Gengio, d'où il est retourné directement à Garcare «, Augereau ne peut que maintenir les rigoureuses propositions de son chef, et sur le refus définitif de Provera et de Del Garretto de les accepter, il ordonne un nouvel assaut. Del Garretto s'est retranché une fois de plus dans sa ferme réponse que « son intention est de défendre son poste jusqu'à la dernière extrémité », si on ne laisse pas le passage libre à sa troupe '. On a perdu trois heures à parlementer, et il est 2 heures de l'après-midi.

1. Les récits de diverses sources sont assez confus et contradictoires sur les divers incidents de cette journée ; d'après certains, il n'y aurait qu'un assaut; d'après d'autres, il y en aurait eu trois. Après confrontation des divers récits, il nous seml)le qu'il y eut vers 8 lieures un i)remier combat au pied de la butte, quand Provera s'enferma dans le cliàteau ; vers 11 heures, le premier assaut mené par la brigade lianel seule, et enfin après midi, le second assaut dirigé par les tiois colonnes de Joul)eit, Banel et QuiMiin, qui dura jusque vers 5 lieures.

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